Après un premier tome qui se "contentait" de mettre en place les personnages et l'élément fantastique, ce deuxième tome se concentre principalement sur le destin tragique de Natanaël. De court flashbacks permettent également d'en apprendre plus sur le passé du capitaine Cloverleaf et sur l'origine des pierres vertes.
L'élément fantastique qui m'avait moins plus lors du volet précédent est beaucoup moins présent et l'auteur se concentre beaucoup plus sur le développement psychologique des personnages. Du coup le mélange équilibré entre western et fantastique vire clairement vers le western et vers une histoire humaine sombre et tragique. A l'instar de la série "Black Hills", l'auteur en profite d'ailleurs pour dénoncer le sort réservé aux indiens.
Le graphisme de Tiburce Oger est splendide. Les pleines enneigées permettent à l'auteur de livrer quelques planches splendides. Ce décor glacial augmente encore l'aspect dramatique du scénario, même si le froid n'empêche apparemment pas Julia de se vêtir un peu trop légèrement pour être vraiment crédible.
Du grand art !!!
L'histoire s'annonçait déjà sombre dans le premier épisode mais ce second... C'est une véritable claque!!! Oger enfone le clou, décidément chez lui "Noir c'est noir"!!! J'ai rarement lu une histoire si empreinte de désespoir, dans le monde de l'auteur la bonté n'existe pas vraiment et toute lueur d'espoir finit par être impitoyablement étouffée.
Les dessins et la mise en couleur gagnent encore en qualité et certaines planches sont à couper le souffle.