Il est vrai que le theme choisi pour cet album a été maintes et maintes fois choisis par le huitieme et neuvieme arts.
Un jeune garçon juif obligés de fuir la betise humaine et de rejoindre la zone libre sous l'occupation allemande.
Un enfant qui n'a qu'une envie: qu'on le laisse en paix pour observer sa passion "les oiseaux"
Une histoire touchante, bien raconté qui ne peux pas laisser indifferent.
J'ai été surpris par le dessin, jolie et agreable certes mais assez simpliste et bon enfant.
surtout pour une histoire dramatique.
Je suppose que le scenariste voulait un graphisme de ce style là pour permettre de toucher plusieurs générations.
Des décors simples sans grande precision mais des couleurs vives et agreables.
Dommage aussi que la première planche devoile un peu ce qui va se passer dans les prochains tomes. (exemple: détail marquant sur le bras de Simon).
Mais malgré cela, ça reste un bon album.
A lire, pour tout publics.
ps: pour les profs, a conseiller a vos élèves.
Sorti en septembre 2006, "L'envolée sauvage" a sans doute souffert de la concurrence effrénée en librairie car il est passé relativement inaperçu malgré ses évidentes qualités. Proposons donc une petite séance de rattrapage pour tous ceux qui, comme moi, n'avaient pas réagi aussi vite que Spooky (auteur de la seule chronique sur l'album jusqu'ici) : il faut lire "L'envolée sauvage" !
Pourquoi ? Déjà, parce que je vous le recommande. Cela devrait suffire, si jamais vous aviez pleine confiance en moi.
Oui... mais pourquoi ? Je vois bien que certains sceptiques veulent être alléchés davantage. Alors à tous ceux-là, je dirais qu'Arno Monin gère avec une grande classe sa double casquette de dessinateur et de coloriste. Son trait est racé, sa technique est déjà impeccable, et ses planches débordent d'humanité et d'élégance. Ceux qui ont aimé le graphisme de "Où le regard ne porte pas...", par exemple, devraient retrouver une émotion comparable en découvrant le travail d'Arno Monin.
Et le scénario ? Hé bien, pour ceux qui décidément, sont difficiles à convaincre, disons que Laurent Galandon n'a pas choisi la facilité et qu'il s'en tire avec brio. Confronter le personnage principal, un jeune garçon juif, au contexte de la Franche de Vichy, n'est pas un thème nouveau (bien qu'il ait finalement été assez peu abordé par le neuvième art, curieusement plus frileux que le cinéma ou la littérature). C'est en tout cas un récit délicat à mener, la Shoah et la collaboration étant des questions historiques parmi les plus sensibles encore aujourd'hui. Le scénario opte pour la simplicité et déploie avec une remarquable intelligence un récit prenant. Rien d'extraordinaire, juste ce qu'il faut d'émotion, un mélange de bonté et de bétise humaine qui saura vous toucher au coeur. La galerie de personnages est marquante. On referme l'album avec un très gros pincement au coeur, l'album se finissant en plein drame potentiel. Et on a très, très envie de lire la suite.
Si vous n'avez toujours pas envie de découvrir cet album, je jette l'éponge. Si vous êtes intrigué, jetez-vous à l'eau et découvrez cette belle histoire qui mérite de toucher un vaste public bédéphile.