Après un premier tome décrivant le déménagement du couple de la banlieue parisienne vers ce petit village campagnard, un deuxième tournant autour des envies de maternité grandissantes de Mariette, un troisième relatant la future paternité de Manu, le fil conducteur de ce quatrième tome est la découverte des joies de la paternité.
Quoi qu’il en soit, un petit séjour aux Ravenelles en compagnie de Manu et Mariette fait toujours plaisir. Il faut dire que leur quotidien a bien changé depuis la naissance de Capucine et même Manu semble avoir évolué : malgré quelques petites dépressions et crises d’angoisse, il ne semble plus fuir systématiquement ses responsabilités.
Les personnages sont toujours aussi truculents, avec d’un côté les voisins typiques campagnards (Madame Mortemont, Monsieur Henry) caricaturés à merveille et de l’autre, quelques personnages fictifs originaires d’Atalante, qui sont ici utilisés de manière très efficace lors de gags répétitifs poilants.
Dans une ambiance champêtre dépaysante et à l’aide d’un humour frais, fin et décalé, Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri enchaînent les situations amusantes. Des histoires courtes d’une demi-planche relatant chronologiquement ces petites choses de la vie, dont la plupart sentent le vécu. Une balade amusante au sein de la nature humaine et de la nature rurale, qui fera certainement sourire les citadins invétérés qui décideront de prendre un bol d’air campagnard en lisant cette bande dessinée.
Servi dans un format gaufrier de 6 cases, le dessin de Larcenet, certes moins mature que dans "Le combat ordinaire" et moins intimiste que dans "Dallas cowboy", continue d’être la force de cette série. Le style caricatural, allant à l’essentiel en quelques traits, fait toujours mouche et livre des personnages très expressifs et pourvus d’un côté enfantin très attachant.
Notre "héros au gros nez" poursuit ici son itinéraire quotidien. Mais voilà qu'est arrivée Capucine, "l'héritière". Et ce phénomène de quelques dizaines de centimètres va ouvrir une sorte de nouveau monde fait de découvertes, de joies, de tracas, de moments de tension ; la vie quoi. La vraie...
J'ai bien apprécié ce tome, découpé en une succession de strips, qui m'a apporté de réels moments de bonheur.
Il faut le voir, notre héros à la casquette rouge, avec les cernes sous les yeux ; il faut les suivre, les insomnies du couple, les "menaces" inconnues qui semblent entourer la vie de ce petit bout de chou. Un opus fait de sentiments qui m'ont démontré que les auteurs semblent réellement être passés -comme je l'ai été- par ce sentiment profond que seul le fait d'être devenu papa peut offrir.
Un petit bijou où l'autobiographie devient du grand art. Une succession de petits moments qui font l'essentiel de notre existence...
Quatrième volume d'une série légère mais néanmoins sérieuse des sieurs Larcenet et Ferri, co-auteur souvent occulté lorsqu'on évoque le nom aussi controversé ou adulé de Manu Larcenet sur les sites internet consacrés à la bande dessinée.
"Le retour à la terre" semble moins d'actualité dans le présent opus puisque les auteurs ont préféré faire la part belle aux angoisses du jeune père de famille, Larssinet (comme s'ils avaient fait le tour de la question à propos de la vie à la campagne). En effet, la dernière production de Larcenet et Ferri peut se décliner en quatre temps : le père de famille débordé ;le déluge ; le dessinateur et enfin le mari.
Même si le scénario est à mon avis, un peu en deça des précédents albums, j'ai, en tant que père de jeunes (et moins jeunes) enfants, esquissé plus d'une fois un sourire en découvrant Larssinet goûter aux joies nouvelles de la paternité. Car, j'ai eu l'impression, parfois, de découvrir une galerie de portraits sans lien avec les uns les autres dans cet opus (en particulier le personnage de tip-top, et de Madame Mortemont, comme si ces personnages devenaient des intrus dans le couple Manu-Mariette).
Bref, une histoire composée de strips un peu hétéroclites mais qui m'ont fait tout de même rire. D'où une opinion très positive sur cette bd. Mais c'est vrai que lorsqu'on s'appelle Larcenet, les lecteurs (et admirateurs) attendent toujours beaucoup de l'auteur.
Nouvelle étape dans la vie de Manu Larssinet.
Maintenant, il est papa, et c'est pas de la tarte.
Larcenet continue dans la droite ligne des albums précédents : empreint d'un bonheur simple, touchant, et tellement universel.
Il faut dire que son compère Ferri sait s'y prendre pour nous dépeindre un Larssinet à la fois pathétique et adorable, et une Mariette plus équilibrée.
La série est aussi le reflet des névroses dont fait preuve par ailleurs Larcenet, mais de façon plus légère, moins "prise de tête".
Et ces personnages secondaires ! Hallucinants !
Au niveau du dessin, j'ai l'impression d'un petit relâchement de Larcenet, comme s'il avait réalisé cet album, ou du moins la plupart des planches, un peu... rapidement. Rien de grave, cela n'entrave absolument pas le plaisir de lecture, mais ça m'a interpellé...
Quelle imagination ce Ferri !!! (Sans oublier Manu, bien entendu). Un vrai déluge de gags. Je l’admire. Le ton est resté intact par rapport aux tomes précédents mais la lassitude est loin de s’installer, tant les chutes sont surprenantes et désopilantes. Le dessin n’a pas changé d’un iota : heureusement, parce qu’il est redoutablement efficace.
Alors pourquoi une demi-étoile en plus ? Parce que la Mortemont ‘monte’ à Paris et nous fait un show incroyable ! Et puis il y a cette séquence sur les ‘mises en abyme’ : excellent ! Et puis il y a tous les autres personnages secondaires qui enrichissent le quotidien des jeunes parents… Et puis il y a tout le reste... rhaaa, quel bonheur…