Comme souvent après un premier volet prometteur, la suite a du mal à confirmer les bonnes idées de départ. Et comme souvent, peu de surprises et d’avancées scénaristiques au menu. Résultat : une lecture qui est loin d’être désagréable mais qui ne génère pas non plus beaucoup d’émotion.
Faut-il miser sur l’efficacité au détriment de l’originalité ? Je suis d’accord pour dire qu’il y a du rythme et que l'ensemble est "efficace" (voilà qui est dit), mais l’intrigue évolue trop peu à mon goût. On avait déjà compris dans le tome 1 que le héros Pistoia ne serait pas aussi docile qu’attendu et qu’il allait fouiner pour comprendre dans quelle galère il est embarqué. Voilà, ça se confirme.
Cette manie de ne glisser qu’un ou deux éléments supplémentaires (un journaliste, un charnier) pour étoffer l’intrigue, éléments tout juste suffisants pour diriger le lecteur assoiffé vers le tome suivant (une oasis ?), commence à m’agacer un petit peu…
Amis scénaristes, surprenez-nous, faites-nous vibrer, non di dj… !!
Excusez-moi, je m’emballe et je prends en otage cette série pour crier mon désespoir… Soyons bon prince, revenons à nos moutons et parlons dessin (). Celui-ci contribue sans conteste à dynamiser l’ensemble grâce à un trait et une mise en scène énergiques.
Bref, lecture sympa (objectivement, ça vaut ses 3 étoiles) et en même temps frustrante.
Mais vous verrez, je lirai le tome 3...
Le dessin est identique au premier opus, avec des personnages peu travaillés sur le plan des visages. Le récit prend une nouvelle direction, puisque le héros prend conscience de certaines anomalies dans ses missions. La puissance de l’argent se fait nettement sentir, ou les sentiments personnels ne doivent pas exister, ou il faut céder à la sacro sainte loi du profit, et pour cela tous les moyens sont bons. On pressent que le héros va se faire broyer par le système si il commence à remuer dans les brancards.
Ce deuxième album ne m’a pas déplu, car le côté humain est mis plus en avant. Même si le dessin manque un peu de finition dans la représentation des corps et des visages.
En ouvrant ce deuxième tome on replonge directement dans ce programme de télé réalité, afin de suivre ce qu’il est advenu de Douglas Pistoia.
Mais, alors que le tome précédent se concentrait sur l’ascension et le succès grandissant de Douglas Pistoia au sein de la Multicorps Security Inc., ce deuxième tome va mettre en verve la prise de conscience de notre nouveau héros militaire et médiatique, ainsi que les manipulations dont il est victime.
Matz va donc approfondir la psychologie de son personnage principal en s’immisçant dans sa vie privée et en lui faisant découvrir le prix du succès. De plus, il va porter un regard critique sur la télé réalité, sur la médiatisation de la guerre et sur le pouvoir des grosses multinationales.
Le scénario surfe donc sur des thèmes à la mode et ne déborde pas d’originalité, mais le tout est exploité de façon fort crédible et à l’aide du dessin typique Jacamon ("Le tueur"), aux couleurs splendides.