Ouf, on a vraiment eu peur pour ce tome après l'incroyable flop du tome précédent. Bien au contraire, celui repart tout en vigueur, comme le capitaine du navire en détresse qui redresse d'une main de fer la barre molle que son second lui rend avant d'aller vomir son petit déjeuner. Bref, c'est tout bon, on a eu raison de persévérer.
Le scénario est revenu à la hauteur d'un Jodorowsky au meilleur de sa forme, qui nous explique magistralement le pourquoi du comment des choses. Lecteurs de peu de foi, nous avions douté, nous avions accusé, mais le scénario nous montre encore qu'il peut nous réserver bien des surprises. Malkouth y gagne un rôle magnifique, Diamante redevient femme, Hogl nous la joue "le disciple a dépassé le maître", beaucoup de lieux commun tellement bien contés qu'on en redemande. Et Arno peut s'en donner à coeur joie, notamment pour dessiner un superbe Kraken sur un page entière.
Ce tome est l'avant dernier de la première époque, beaucoup de quêtes sont menées à bien, certains de nos héros quittent définitivement la scène, d'autre en profitent pour prendre de l'ampleur (notamment Bébé, Louroulou, et le splendide Holibanoum). On ne peut avoir qu'un avis favorable en refermant la dernière page, et languir d'avoir le tome suivant entre les mains.