Faut être totalement malades pour proposer cette histoire, ce scénario et surtout ce dessin si particulier. Et c'est certainement ce que sont Jodorowski et Gimenez : deux grands malades... mais qui sont suffisamment talentueux pour avoir su m'embarquer dans cette aventure, moi, le lecteur de Tintin, de Lanfeust, moi, le lecteur on ne peut plus classique...
Et pourquoi? Tout simplement parce que cette œuvre futuriste (ou de science fiction) mêle intelligemment sens de l'honneur des chevaliers moyenâgeux dans un monde qui les a sans doute oubliés depuis longtemps, un dessin très "torturé" avec une histoire qui, somme toute, n'est pas d'une originalité renversante. Le mélange des genres, traité intelligemment dans cet album, est sans conteste l'élément intéressant de cet ouvrage.
Le dessin est très particulier et il faut s'y faire. Je m'attends à une amélioration de ce dernier dans les prochains tomes. En effet, il ne s'agit que d'un premier tome et on comprend que Gimenez cherche encore un peu ses personnages. J'ai personnellement trouvé que certains personnages ne sont pas toujours reconnaissables d'une vignette à l'autre. C'est particulièrement gênant dans la scène de bataille, où, compte tenu du nombre d'adversaires, j'étais un peu perdu.... Les dessins de vaisseaux de l'espace sont quant à eux, d'une grande précision et superbes.
Le mode du récit, est lui aussi très intéressant. Cette saga des méta-barons semble contée par des robots. Les dialogues entre ces deux tas d'acier, qui semblent tellement "humains" (encore ce fameux décalage et mélange des genres), amène une petite dose d'humour qui bien que peu nécessaire dans cette histoire, permet au lecteur de respirer un peu d'"air frais" dans cet ouvrage dense et pas toujours super drôle.
Moi, j'ai aimé car les auteurs m'emmènent loin, hors des sentiers battus, dans un truc de fous. J'ai surtout aimé être embarqué presque malgré moi dans cette histoire, être invité à partager cette folie, même si je reste plus réservé sur le dessin, qui m'a dérouté.
Je ne suis pas forcément fan de Jodorowsky. Si comme tant d'autres j'ai aimé les premiers tomes de "L'incal" ou de "Le lama blanc", j'ai trouvé que les fins étaient décevantes, et que d'autres séries comme "Megalex" ou "Annibal cinq" étaient hautement dispensables. C'est donc avec méfiance que j'entame cette série, bien cotée sur coinbd. Et si je ne vais pas vraiment faire bande à part, je me range du côté de ceux qui trouvent cela pas mal plutôt que des 5/5 attribués à cette ouverture.
Pas mal, ce premier tome. Le dessin y est un peu raide parfois, manquant d'humanité et de chaleur, mais globalement il est plutôt réussi et Gimenez soigne ses planches. Il sait créer l'ambiance nécessaire à la mise en place de l'univers imaginé par son scénariste. Jodorowsky pose les bases d'une intrigue d'envergure, destinée à se développer sur de nombreux albums, dans la lignée de "Dune".
C'est la référence à F. Herbert qui me vient le plus naturellement : on parle d'empire, de relations de pouvoir, de minorité exploitant une huile aux vertus extraordinaires qui ne peut que faire penser à l'épice de Dune... Mais Jodorowsky fait également référence à son propre travail puisque le Méta-Baron est issu de sa série-phare "L'incal" et qu'on retrouve le ton propre à ce scénariste imaginatif et prolifique - y compris dans un humour bancal qui m'avait déjà exaspéré dans "Megalex" et qui se limite heureusement ici aux réflexions des robots. Le scénario est ambitieux et sait s'attarder sur les épisodes les plus importants ou les plus dramatiques, en passant rapidement sur des passages au moindre potentiel.
L'album est globalement intéressant et je me pencherai assurément sur la suite. Cependant, ce premier épisode me paraît moins indispensable qu'à d'autres membres du site et je ne le classerais pas dans mon best of SF personnel. A vous de juger dans quel camp vous vous rangerez !
Bon alors c’est, comment dire, …spécial. C’est le genre de BD a laquelle on adhère complètement ou l’exact contraire.
L’ambiance est particulière et reflète bien je trouve ce contexte de mélange entre l’homme et la machine qu’il y a dans l’univers des méta-barons ; mais on sent également la noirceur et la violence qui peut exister. Ceci est évidemment dû au trait particulier de Gimenez .
A coté de cela on sent la densité du scénario à chaque case : l’auteur sait où il va, il n’y a pas de doute.
En fait je n’ai rien à reprocher à ce tome mais du fait de la singularité du style et de l’univers j’ai du mal à savoir si La Caste des Méta-barons me plait ou pas.
Je vais en lire un peu plus pour voir ce que ça donne finalement et je vous conseille de lire un tome ou deux avant de l’acheter.
Etrange cette BD ! tout est étrange ! du scénario au dessin...
Mais l'ensemble, finalement, m'a bien plu. Ca ne ressemble à rien de ce que j'ai lu auparavant. La narration est faite de manière originale : deux robots qui nous content toute l'histoire de la caste en partant du trisaieul. C'est vraiment pas banal !
Mais la réussite vient, je pense, de cette transposition des "rites de passage" tribaux, violents et sauvages dans un univers hyper-futuriste et apocalyptique. Ajoutons à celà une tradition d'honneur inhérante à la caste des Méta Barons, et on obtient un personnage complexe.
La suite réussira-t-elle à nous tenir en haleine (surtout si on remonte comme ça jusqu'au dernier Méta-Baron) ? on verra ! pour le moment, l'originalité de la narration, du dessin et un je ne sais quoi d'indéfinissable m'encouragent à continuer la lecture !
Sublime introduction pour une série qui n'en est pas moins.
Le graphisme est très soigné, les personnages torturés avec des personnalités propres (pour ca on fait confiance au scénariste). La forme sous laquelle est racontée l'histoire est très plaisante car l'intervention regulière des deux robots conteur permet d'aerer le récit (c'est comme ca que je le voit) et de diviser les differents rebondissement.
pour l'incal, le meta baron n'etait qu'un heros parmis les autres, mais la, on decouvre la complexite du personnage, et pour cela, jodorowski s'y connais pour creer des personnages ambigues.
le dessin de gimenez est plus fort et plus violent que celui de moebius, il cree une atmosphere pleine de fume et d'eau suitante. on a presque l'impression de sentir l'odeur de graisse !!
l'idee de nous faire decouvrir l'origine de ce meta guerrier est tout simplement lumineuse. et on applaudit bien fort.
seule question : la serie ne va t elle pas baisser en qualite sur la longueur ? on verra bien. en attendant, la magie marche a merveille/
un chef d'oeuvre! un trait pur et et des couleurs profondes! voilà en résumé la caste de ses barons guerriers bien malgrés eux.
j'ai découvert il y a peu de temps cette série, je suis sous le charme de la beauté des personnages et de l'histoire.
La violence omniprésente donne une atmosphère apocalyptique envoûtante. Le dessin de Gimenez s'approprie l'imaginaire sans limite de Jodorowsky. Un duo exceptionnel qui vaut la peine qu'on s'y attarde sans efforts.
Excellent, à lire d'urgence!
Je n'ai lu pour l'instant que ce tome là : le premier et je dois dire que c'est pas mal du tout, moi qui étais très rétissant par rapport à Jodorowsky, mais je suis agréablement surpris, ok ! l'histoire c'est pas trop mon style, même pas du tout, mais ça se laisse lire...On m'a offert cette BD, je ne risque rien....d'ailleurs je compte bien continuer, ce tome donne envie de continuer, surtout quand on lit une histoire aussi bien mené.
Les dessins sont de toutes beauté, Gimenez ! un vrai artiste ce gars là, je découvre là un chef d'oeuvre pictural, d'une part les couleurs et de l'autre les dessins...