Le cadre de cet album est une Venise à moité engloutie sous les eaux. L'action laisse la place aux personnages. Neige en premier lieu, qui s'étoffe et auquel on fini par s'attacher mais aussi à quelques autres, le Doge, Almire, ...
Le mystère, déjà un peu bancal sur la nature du tueur de l'extérieur est révélé.
La grande force de cet album est, à mes yeux, dans l'ambiance. Celle de l'Europe où chacun des Douze est chargé de préserver une part de l'humanité qui fait tant défaut aux peuples de cette Europe. Les couleurs parfois dérangeantes servent magnifiquement la cité de Doge.
A mes yeux le meilleur album du premier cycle.
Découverte d'une Venise baroque, décadente et post-apocalyptique complètement réussie. Je dois avouer que l'immersion est totale. Les différents personnages sont tous très intéressants et apportent un plus à l'histoire : Almire, le Doge, Cueille-la-Mort sont tous fascinants à leur façon.
Le dessin, même s'il ne me plaît pas plus que ça, reste très correct et colle tout à fait à l'ambiance.
Le gros défaut est toujours le même pour moi : le personnage de Neige m'ennuie profondément. Trop lisse, trop balotté de droite et de gauche, trop passif ... bref, j'accroche pas à ce personnage qui a tendance à m'énerver.
Mais tout le reste est très bon.