Pas déçu une seule seconde de ce que j'ai eu dans les mains. En entamant ce Spirou, je ne m'attendais pas à l'œuvre qui allait révolutionner la Bd, mais je voulais passer une demi-heure de détente, de rire, sans la moindre réflexion. Et c'est pile poil ce que j'ai eu. Même si tout est attendu, que les gags sont parfois très faciles, on se régale à la lecture de ce tome.
Côté scénario, du très classique chez Spirou. Des inventions ultra-modernes et un peu farfelues, un grand voyage, Seccotine, de l'en-train. Pas de doute, c'est un Spirou pur et dur.
Des dessins collant très bien avec ce type d'album, ni trop pauvre, ni trop riche. Juste suffisant pour rendre l'ensemble joli, sans avoir besoin (ou envi) de s'attarder sur chaques planches.
Une très bonne détente, très efficace, lu re-lu et re-re-lu.
Décidemment les premiers "Spirou et Fantasio" sont loin d'être les meilleurs. J'ai eu à peu prés le même ressentis en lisant "La corne de Rhinocéros" que quand j’ai lu "Il y a un sorcier à Champignac" : celui de lire un récit qui part dans tous les sens. L'histoire est certes un peu plus aboutie mais elle me donne toujours l'impression qu'elle à été écrit semaine par semaine, pour le journal Spirou. Dans ces conditions (une ou deux planches hebdomadaire), le lecteur apprécie le récit, mais là, je trouve que l’histoire prend une tournure étrange.
Dans ce tome, le dessin de Franquin est encore bien influencé par Jijé et par la ligne claire, mais je n'ai pas su l'apprécier comme il se doit (par contre le rhino de la couverture est très joli).
Bref je n'ai pas adhéré à l'histoire ce qui ma gâché ma lecture.
Pas de doute, il s'agit d'un "Spirou et Fantasio" bien distrayant.
Mené à 200 à l'heure, enchaînant les gags (parfois faciles comme dans la magasin la nuit), avec des personnages sans ambiguïté, ça se lit tranquillement et agréablement.
Le dessin, de grande taille, est vraiment sympa, ne se perdant pas dans d'inutiles détails, mais n'en occultant aucun non plus: ce qu'il faut, comme il faut (facile à dire, pas à faire).
Bon, c'est parfois direct (les bandits, les scènes africaines) mais souvent juste et riche.
Le personnage de Seccotine apporte une nouveauté, même s'il reste un peu sous-exploité, en marge des grands moments du livre.
J'ai bien aimé aussi les couleurs des cases, parfois des verts, des bleus intenses, et on en reste là, mais qu'est ce que ça rend fort le message !
Un tome tout à fait à sa place dans la série, un livre de divertissement, ne se souciant qu'en marge de la vraisemblance.
Mais quand Spip arrête l'éléphant d'un croche-pattes décidé, moi, j'adore et j'en redemande.
il faut le reconnaître, Fantasio a le don pour provoquer l'aventure. Ici, c'est un de ses reportages qui embarque Spirou et Fantasio dans une affaire d'espionnage. Il faut dire que Fantasio veut réaliser des reportages plus vivants, car il souffre de la concurence d'une petite nouvelle. Dans cet album, Franquin invente son premier personnage féminim: Séccotine. Celle-ci se pose tout de suite en rival de Fantasio. Son arrivée est d'ailleurs fort remarquée puisqu'elle menace nos héros avec un revolver en plastique. Il faut cependant remarquer qu'en raison de la censure, Franquin habille son nouveau personnage d'habits épais, ne laissant pas deviner ses formes (chose peut être exagérée aujourd'hui).
Nos amis se retrouvent donc dans une affaire assez risquée qui les amène jusqu'en Afrique. Pendant un moment on doute de qui est avec eux, et de qui est contre eux. La première partie de l'histoire assez policière laisse la place a une véritable chasse où nos héros vont devoir aller jusqu'au bout de leur force. Leur efforts seront récompensés à la fin. Cet album est donc aussi à lire pour l'apparition de la turbotraction.
Franquin est donc un véritable génie. Chacun de ses albums est un chef d'œuvre depuis qu'il a trouvé son rythme dans Il y' a un sorcier à Champignac
J'ai une vraie affection pour cet album que j'ai lu et relu depuis que je suis tout petit. C'est un vrai récit d'aventure à l'ancienne, avec une part d'intrigue policière, des voyages, de l'exotisme...
Cet album a pourtant assez vieilli. Son dessin est encore un peu raide, même s'il s'agit bien sûr du trait talentueux de Franquin. Son décor est très typé années 50, dans sa partie européenne et ses grands magasins tout d'abord, puis surtout dans l'Afrique coloniale que nos héros vont parcourir. Cette vision de l'Afrique exotique est assez désuette mais j'ai malgré tout parcouru ces pages avec un vrai interêt et le sourire.
Un album dense, beaucoup de lieux et décors, une intrigue simple mais prenante et diversifiée, une bonne dose d'humour, bref tout ce que la BD d'Aventure avec un grand A peut offrir de mieux.