Album très important dans la série. Car en effet, c'est l'apparition de la suprême turbotraction, et de la journaliste enquiquineuse (pour ne pas dire chiante), j'ai nommé Secottine!
D'abord, gageons que Franquin était en avance sur son temps. Car des voitures Turbo, c'était la première fois que l'on en parlait en BD! (sinon, il y a la chronique de Starter mais c'est complètement différent). Puis, la censure. Ahlàlà, la censure! Quand on voit que dans l'héritage, il n'y a quasiment que des pistolets, et que les pistolets ont été censurés dans cet album, ça fait rire! Et en plus, ils en ont oublié un! Et un des gangsters dit "pourquoi n'as tu pas tiré?" alors qu'ils n'ont rien dans leurs mains! Ils se tiennent comme s'ils tenaient un quelconque pistolet invisible!
Intéressons nous au " ridicule truc-machin" que Fantasio trimbale dans Sidi Bou-Bouk (et ce ridicule truc machin, Spirou le sortira de son grenier dans le tome 50). Il ne sert à rien mais est à l'origine de bon nombre de gags!
Nous assistons dans cet album a une aventure une fois de plus réalisée à la petite semaine pour le Journal de Spirou, mais qui est tout de même excellente, alors qu'elle est le fruit d'une totale improvisation! Au départ, l'histoire s'appelait "Spirou et la turbotraction", puis s'est appelée "la corne du rhinocéros". La preuve parfaite de cette improvisation qui mène à des chemins insoupçonnés au commencement de l'histoire.
Mais ça reste tout de même de la grande, très grande BD. Franquin a maintenant son propre style, et se débrouille à merveille. La narration est fluide, le récit est captivant et vraiment drôle! Spirou et Fantasio vont encore en Afrique (comme quoi ça devient une habitude!). Oui, ils se servent de leur passeport plus vite que leur ombre!
Vous croyiez que ce tome est le meilleur? Eh bien non, la suite est encore meilleure!
Pas déçu une seule seconde de ce que j'ai eu dans les mains. En entamant ce Spirou, je ne m'attendais pas à l'œuvre qui allait révolutionner la Bd, mais je voulais passer une demi-heure de détente, de rire, sans la moindre réflexion. Et c'est pile poil ce que j'ai eu. Même si tout est attendu, que les gags sont parfois très faciles, on se régale à la lecture de ce tome.
Côté scénario, du très classique chez Spirou. Des inventions ultra-modernes et un peu farfelues, un grand voyage, Seccotine, de l'en-train. Pas de doute, c'est un Spirou pur et dur.
Des dessins collant très bien avec ce type d'album, ni trop pauvre, ni trop riche. Juste suffisant pour rendre l'ensemble joli, sans avoir besoin (ou envi) de s'attarder sur chaques planches.
Une très bonne détente, très efficace, lu re-lu et re-re-lu.
Décidemment les premiers "Spirou et Fantasio" sont loin d'être les meilleurs. J'ai eu à peu prés le même ressentis en lisant "La corne de Rhinocéros" que quand j’ai lu "Il y a un sorcier à Champignac" : celui de lire un récit qui part dans tous les sens. L'histoire est certes un peu plus aboutie mais elle me donne toujours l'impression qu'elle à été écrit semaine par semaine, pour le journal Spirou (c'est ce qui s'est passé, mais dans certains albums, cela se voit moins et donc je les trouve réussi). Dans ces conditions (une ou deux planches hebdomadaire), le lecteur apprécie le récit, mais là, je trouve que l’histoire prend une tournure étrange.
Dans ce tome, le dessin de Franquin est encore bien influencé par Jijé et par la ligne claire, mais je n'ai pas su l'apprécier comme il se doit (par contre le rhino de la couverture est très joli).
Bref je n'ai pas adhéré à l'histoire ce qui ma gâché ma lecture.
Pas de doute, il s'agit d'un "Spirou et Fantasio" bien distrayant.
Mené à 200 à l'heure, enchaînant les gags (parfois faciles comme dans la magasin la nuit), avec des personnages sans ambiguïté, ça se lit tranquillement et agréablement.
Le dessin, de grande taille, est vraiment sympa, ne se perdant pas dans d'inutiles détails, mais n'en occultant aucun non plus: ce qu'il faut, comme il faut (facile à dire, pas à faire).
Bon, c'est parfois direct (les bandits, les scènes africaines) mais souvent juste et riche.
Le personnage de Seccotine apporte une nouveauté, même s'il reste un peu sous-exploité, en marge des grands moments du livre.
J'ai bien aimé aussi les couleurs des cases, parfois des verts, des bleus intenses, et on en reste là, mais qu'est ce que ça rend fort le message !
Un tome tout à fait à sa place dans la série, un livre de divertissement, ne se souciant qu'en marge de la vraisemblance.
Mais quand Spip arrête l'éléphant d'un croche-pattes décidé, moi, j'adore et j'en redemande.
il faut le reconnaître, Fantasio a le don pour provoquer l'aventure. Ici, c'est un de ses reportages qui embarque Spirou et Fantasio dans une affaire d'espionnage. Il faut dire que Fantasio veut réaliser des reportages plus vivants, car il souffre de la concurence d'une petite nouvelle. Dans cet album, Franquin invente son premier personnage féminim: Séccotine. Celle-ci se pose tout de suite en rival de Fantasio. Son arrivée est d'ailleurs fort remarquée puisqu'elle menace nos héros avec un revolver en plastique. Il faut cependant remarquer qu'en raison de la censure, Franquin habille son nouveau personnage d'habits épais, ne laissant pas deviner ses formes (chose peut être exagérée aujourd'hui).
Nos amis se retrouvent donc dans une affaire assez risquée qui les amène jusqu'en Afrique. Pendant un moment on doute de qui est avec eux, et de qui est contre eux. La première partie de l'histoire assez policière laisse la place a une véritable chasse où nos héros vont devoir aller jusqu'au bout de leur force. Leur efforts seront récompensés à la fin. Cet album est donc aussi à lire pour l'apparition de la turbotraction.
Franquin est donc un véritable génie. Chacun de ses albums est un chef d'œuvre depuis qu'il a trouvé son rythme dans Il y' a un sorcier à Champignac
J'ai une vraie affection pour cet album que j'ai lu et relu depuis que je suis tout petit. C'est un vrai récit d'aventure à l'ancienne, avec une part d'intrigue policière, des voyages, de l'exotisme...
Cet album a pourtant assez vieilli. Son dessin est encore un peu raide, même s'il s'agit bien sûr du trait talentueux de Franquin. Son décor est très typé années 50, dans sa partie européenne et ses grands magasins tout d'abord, puis surtout dans l'Afrique coloniale que nos héros vont parcourir. Cette vision de l'Afrique exotique est assez désuette mais j'ai malgré tout parcouru ces pages avec un vrai interêt et le sourire.
Un album dense, beaucoup de lieux et décors, une intrigue simple mais prenante et diversifiée, une bonne dose d'humour, bref tout ce que la BD d'Aventure avec un grand A peut offrir de mieux.