Une des premières choses qu'on attendait avec le début de ce second cycle, c'est la qualité du dessin. Et il faut bien convenir que Herrenguel se défend bien, même si on ne peut pas forcément dire qu'il surpasse ou non son prédécesseur, Vicomte. Tout ça est une affaire de goût. Mais pour ma part, je trouve que le trait est clair, l'illustration bien carrée, sans trop de fioritures Herrenguel campe allègrement ses personnages, et nous restitue l'esprit du scénario.
Alors, parlons-en, de ce scénario. Un peu long à se mettre en place, il cherche désespérément à se raccrocher au premier cycle, mais en fait ça n'a plus rien à voir. Ce qui n'est pas forcément un mal, attention, si ce premier cycle vous a plus, le second peut vous plaire aussi, même si pour le héros principal c'est une toute autre ambiance. Cette atmosphère me fait un peu penser à du Gaston Leroux, c'est sournois, glauque et mystérieux à la fois, ça commence en Thriller, mais ça va déraper en fantastique, et il y a une espèce de huit clos, enfin de simplification du nombre de personnages, ce qui n'est pas un mal. Et ça en devient angoissant.
Bref, après un un premier cycle mythique, Mayko relance son personnage dans un univers étrange, avec une tentative maladroite de raccorder cette nouvelle histoire à l'ancienne. C'est un peu raté, mais ce n'est pas grave. Ce nouveau scénario est suffisamment prenant pour que, après lecture, on pense avoir passé un bon moment, et qu'on aie envie d'acheter la suite, ce qui n'est quand même pas si mal, avouons le.