Je dois reconnaître que j'ai été bluffée. Le Japon et les samuraïs, c'est un univers que j'adore, c'est la principale raison qui m'a poussée à entamer cette série.
Grande fan de Kenshin le Vagabond que je suis, certains détails similaires ne m'ont pas échappé. D'abord dans le héros qui passe pour un raté la plupart du temps et qui cache au final une extraordinaire puissance. Cette dualité n'est pas sans rappeler le personnage de Kenshin. Idem pour la rencontre entre Kyoshiro et Yuya. Elle le prend pour le légendaire Kyo aux yeux de démons avant de s'apercevoir qu'un tel niais ne peut pas être Kyo. Cela rappelle la rencontre entre Kenshin et Kaoru. On m'a assuré que par la suite, l'histoire prend des chemins différents de Kenshin, je ne suis donc pas inquiète à l'idée de n'avoir qu'une pâle copie.
Car la comparaison s'arrête là : Samurai Deeper Kyo a ses propres qualités. D'abord, le rythme est rapide. Pas de temps morts, on rentre dans l'histoire dès le début. Ensuite, Yuya comme Kyoshiro/Kyo ont des personnalités fortes avec une part de mystère en plus. Il semble qu'un certain lien uni le pharmacien au tueur sanguinaire, mais quel est-il ? L'ambiance comme les personnages sont très travaillés, c'est donc un bon premier tome.
Il convient enfin de parler des dessins, qui sont vraiment très bons. On utilise beaucoup d'ombres, qui donnent une impression de crayonné parfois, c'est très chouette. Les expressions aussi sont très réussies. Rien qu'avec des yeux et un rictus, on voit Kyo et Kyoshiro, qui ont pourtant la même tête, mais sont facilement repérables. En bref : c'est beau.
Malgré le parallèle fait avec Kenshin, encore une fois, cette série possède ses propres atouts et cela me semble bien parti. En tout cas, ça démarre fort.