Alors là, c'est la baffe : dans les souvenirs d'enfance, cet album était l'un des meilleurs de la série et c'est donc avec un plaisir non dissimulé que je me jette dessus. Et j’ai ressenti comme, une petite déception. J'ai du grandir, et l'histoire m'emmène nettement moins loin que lorsque j'étais plus jeune.
La recherche du fétiche n'est finalement qu'un prétexte pour emmener Tintin en Amérique du Sud, et le faire participer à la révolution, aux côté du général Alcazar. Le côté "aventurier" de Tintin ne se révèle que sur la fin de l'histoire, lors de sa rencontre avec le peuple Arumbayas. Je trouve cela dommage.
La couverture, une véritable invitation au voyage, n'est pas annonciatrice de l'histoire qui sera présentée.
Une petite déception donc, mais aussi de grands moments aussi, avec notamment le changement de régime toutes les 5 minutes, la personnalité du général Alcazar, le pouvoir comique de certaines scènes (Caramba!) et des deux personnages qui ont juré la perte de Tintin.
Avec le recul, la conduite aux enfers de ces deux énergumènes me laisse pensif : il me semble que c'est la seule fois dans les histoires de Tintin que le thème de la mort est présenté aussi explicitement.
Un bon album de Tintin, à la croisée des chemins et qui cumule donc à la fois les travers des premiers opus (scénario,...) et les immenses forces des albums à venir (l'aventure, l'ingéniosité, la camaraderie,...). Un album indispensable pour apprécier l'ensemble de cette série.
Ouais, bof. J'avais decouvert "L'oreille cassée" grace à l'adaptation dessin animé et j'avais beaucoup aimé. Mais là l'histoire a tendance à trop s'égarer. Hergé s'est trop longtemps attardé sur le passage au San Theodoros ce qui fait que la quête du fétiche Arumbaya est négligée. On aurait pu avoir un grand album de l'envergure du "Secret de la licorne" ou même des "7 boules de cristal" mais finalement l'album ne décolle pas et reste plat.
Niveau dessin c'est du Hergé ni plus ni moins : un coup de crayon sobre, clair, efficace et en totale harmonie avec la simplicité du scénario.
En bref cet opus nous laisse un goût amer dans la bouche, un goût d'album non fini et à l'histoire pas assez exploitée. C'est dommage, mais bon ca reste du Tintin !
Tintin poursuit ses voyages à travers les différents continents (après l'Asie, l'Amérique du Nord, l'Afrique, c'est cette fois en Amérique Latine qu'il se rend). Les colères qu'on suscitées Le lotus bleu (Hergé y dénonce l'invasion de la Chine par le Japon, et une SDN impuissante), oblige l'auteur à inventer deux pays imaginaires pour évoquer le conflit qui opposa la Bolivie et le Paraguay dans les années 30 pour la zone du grand Chaco. (ici c'est le San Théodoros et le Nuevo Rico qui s'affronte pour le granc Chapo).
Le scénario d'Hergé est assez prenant et comme Tintin, on se demande ce que peut bien cacher ce fétiche (à noter que Hergé laissait chaque semaine des questions dans le petit vingtième pour faire participer le lecteur au récit du style: pourquoi tintin voulait le perroquet). Il invente deux personnages assez comiques que sont ramon bada et alonzo perez (caramba encore trop à droite)
Un petit retour en arrière ... ça ressemble plus aux Tintin du début (Congo et Amérique) qu'aux "Cigares du Pharaon".
Du coup, les événements semblent s'enchaîner un peu par hasard, comme au début. Pas de personnages rigolos comme les Dupond/t ou Haddock. Il n'y a que Tintin et Milou. C'est moins drôle ... forcément !
Par contre, un nouveau personnage important va faire son apparition : le général Alcazar, beaucoup moins sympathique que par la suite.
Bon, ça reste du "Tintin" convenable et de toute façon indispensable, comme chaque opus de la collection.
Bon, ce n'est pas , certes, le meilleur Tintin.
Je trouve que l'histoire aurait gagné à se centrer davantage sur les statuettes, mais bon, la digression est pas mal réussie aussi...
Parfois, c'est un peu "gentillet", trop superficiel comme ces coups d'état ou la guerre armée par les multinationales du pétroles. Cela, creusé, ç'aurait donné de la profondeur au récit.
Les couleurs sont un peu excessives aussi (les verts de la jungle !), mais en même temps c'est un peu ce qui fait le charme de la série.
Je ne vois pas bien, sinon pour la forme, pourquoi les Dupondts apparaissent au début, puisqu'on ne les revoit plus ensuite.
Mais de ce tome, il reste également des visions fortes, dont je me souvenais encore longtemps après: les statuettes qui se multiplient sur la fin, le terroriste et sa bombe, la baignade avec les piranhas, le serpent, la pirogue, quelques passages éternels des aventures de notre héros.
Et ça, combien de livres sont capables de nous l'apporter, d'aller si loin dans le souvenir, dans l'imaginaire suggestif ?
Alors, magré tout, j'ai décidé de ne pas trop bouder mon plaisir. Le bonheur est si rare...
Il y a longtemps que je n'avais pas lu "L'oreille cassée". Ayant entrepris de relire les Tintin pour les faire découvrir à mon petit garçon, j'ai constaté le décalage entre mes souvenirs et l'album.
Par exemple, sur la couverture, un Amérindien se trouve aux côtés de Tintin et Milou. J'avais attribué une certaine importance à ce personnage qui me semblait accompagner un certain temps le reporter et son chien. Mais non ! Ce guide n'apparaît que dans une planche... c'est donc vraiment pour l'ambiance qu'Hergé a choisi de la faire figurer en couverture, provoquant dans mon esprit une confusion qui m'avait fait grandir démesurément ce personnage (très) secondaire.
L'album voit Tintin s'aventurer en Amérique du Sud et donne à son auteur l'occasion de se moquer des révolutions et de l'instabilité des frontières dans cette partie du monde. Un personnage marquant et appelé à revenir fait son apparition : le général Alcaraz. En revanche, pas de Dupont-Dupont, et Haddock et Tournesol n'ayant pas encore été créés, on revient à la configuration des premiers titres : Tintin se contente de la présence de Milou.
D'ailleurs, sur le plan scénaristique, "L'oreille cassée" évoque davantage "Tintin en Amérique" que "Les cigares du Pharaon". L'intrigue suit un fil directeur mais paraît moins construite. L'immersion de Tintin dans les affaires révolutionnaires occupe une large partie de l'album et l'enquête de départ devient secondaire. Malgré tout, l'ensemble de l'histoire reste plaisant.
Ce n'est pas le meilleur Hergé. Malgré tout, si vous êtes un bédéphile convaincu, il semble difficile de faire l'économie de la lecture de ce Tintin - comme de la série dans son ensemble, trop incontournable pour être contournée
Nous sommes le 05 Décembre 1935. Débute dans le supplément jeunesse du Petit Vingtième la nouvelle aventure de Tintin. Cette fois ci, elle se passera en Amérique du Sud. Suite à un vol, elle débute comme une enquête policière. Mais dès son arrivée en Amérique latine, Tintin est happé dans des rixes révolutionnaires entre le San Theodoros et le Nuevo Rico. Les pays ne sont pas nommés, les noms sont camouflés, mais on peut reconnaître le conflit sanglant qui a opposé Bolivie et Paraguay entre 1932 et 1935.
Hergé a bien pensé son scénario. La narration est bondissante, l'intrigue souvent échevelée. On découvre de nouveaux personnages : Bazil Zaharof, le marchand d'armes, qui deviendra Bazaroff dans la version colorisée et, surtout, le général Alcazar, irascible guérillero qui porte continuellement une barbe de quelques jours.
Etonnant aussi : deux meurtres sont commis. Plus étonnant encore : notre héros prend sa première cuite à la Tequila après avoir échappé au peloton d'exécution.
C'est également dans cet album qu'on découvre l'adresse de Tintin : rue du Labrador, 26 à Bruxelles.
Savez-vous que ?...
- Le fameux fétiche arumbaya est inspiré d'une statuette précolombienne originaire du Pérou, représentation d'une idole Chimu (entre 1200 et 1438).
- Le language arumbaya est un mélange de patois bruxellois.
L'édition originale, de 1937, est toujours en noir et blanc. Il faudra attendre une édition de 1943 pour voir cette histoire colorisée.
distrayant: voila la meilleure manière que je puisse définir la série des tintin.
Presque tous les albums reposent sur le même credo du heros sans peur, sans reproches et sans défauts.
On prend pourtant du plaisir à lire les aventures du reporter du petit vingtieme.
Cet album fait parti des bons albums de la série.
On retrouve un parfum d'éxotisme et d'humour que l'on a dans pas mal des albums, avec un tintin qui comme à son habitude va aller foutre son p**** de nez là ou il ya des embrouilles !!
mais c'est la recette: un héros qui foncent tête baissée dans des aventures plus dangereuses et périlleuses les unes que les autres !
Le dessin est simpliste, propre, presque trop propre d'ailleurs : on se retrouve au final avec une succession de vignette manquants de vie !
Un album type de cette série precurseuse ! A lire bien qu'on ait fait beaucoup mieux depuis !