Un premier bon point pour ce tome : les couleurs se sont grandement améliorées, il ya beaucoup plus de nuances, ce qui fatigue moins les yeux. Du coup, on a plus le temps d'apprécier les dessins, qui, sans réelle nouveauté, sont pourtant mieux exploités. Bref, beaucoup de mieux au niveau du graphisme.
Alors du côté du scénario, il est certain que le titre est alléchant : premier emploi va sans doute nous montrer comment Peter fait des photos de Spiderman pour aller les vendre au Bugle. Dans ma mémoire, il y a là matière à de savoureux dialogues avec J Jonah Jameson, Joe Robertson, et un futur adversaire de Peter dans la course aux photos : Ned Leeds. Et bien, rien de tout ça, au contraire. J. J. J. est relativement calme par rapport à son équivalent Marvel, Robertson est transparent, Ned Leeds est absent. Une bonne fois pour toute, comprenons-le, c'est l'univers Ultimate, ici, pas les oubliettes du passé. Alors on assiste à la colère de Betty Brand (aaah! une vieille connaissance) parce qu'elle ne s'en sort pas avec le site internet du Bugle, et Peter, en tant que bon petit informaticien de sa génération, va lui résoudre ses problèmes, ce qui incite J Jonah Jameson à lui proposer un emploi, dont les termes sont par la suite aprement discutés avec Tante May. On croit réver ? Non, Ultimate, c'est différent, et puis c'est tout.
Et puis côté super-vilains, il y a une brève apparition de quelque chose qui ressemble au Shocker, en tout début de tome, et l'apparition de Wilson Fisk, allias le Caïd. Globalement, il se passe enfin des choses dans cette histoire, sans parler des cauchemars de Peter, et d'un changement notable de sa personnalité, j'en dis pas plus. Il semblerai donc que la série commence à parvenir à maturité, car bien des défauts relevés dans les quatre premiers tomes ont étés corrigés. Le scénario reste assez fidèle à l'original, mais les nouveautés dues au rajeunissement de la série rendent le tout intéressant. Une lecture qu'on ne regrette pas, et dont on attends la suite avec curiosité, et un soupçon d'impatience.
Le cinquième tome de cette série qui revisite l’histoire de l’homme araignée reprend les épisodes #8 (Working Stiff) et #9 (Meet The Enforcers) de la version US Ultimate Spider-Man parus respectivement en juin et juillet 2001, avec un scénario de Brian Michael Bendis et des dessins de Mark Bagley.
Dans la mise en place de cette histoire qui se déroule sur trois tomes, Peter Parker va découvrir que la vie de super-héros n’a pas que des côtés positifs. Tout, d’abord cette nouvelle occupation semble déjà empiéter sur sa vie privée et sur sa relation avec Mary. Ensuite, afin de pouvoir subvenir à ses besoins de manière honnête, il va devoir combiner son rôle de super-héros bénévole avec une activité rémunérée.
Ce boulot en tant que photographe au Daily Bugle s’avère en plus être une excellente source d’information pour notre héros qui décide ici de s’attaquer au crime organisé et au célébrissime Wilson Fisk, alias le Caïd. Si cet album (qui se lit toujours aussi vite) est loin d’être mauvais, je conseillerais pourtant à ceux qui veulent lire une excellente histoire de Brian Michael Bendis, impliquant un super-héros et le Caïd de Hell’s Kitchen, de plutôt lire le quatrième tome (Underboss) de la série "Daredevil (100% Marvel)".