Sanaa attend la naissance de son enfant à bord de la station spatiale ou elle s'est réfugiée avec Lupus. L'histoire décrit alors une vie asse monotone, fait de touts petits riens... Pour ensuite basculer vers de nombreux passages assez vides de mots (vides de dessins parfois) laissant plus suggérer au lecteur que de lui proposer une fin toute faite.
Si certains non-dits sont intéressants et bien pensés (l'avant dernière planche est plutôt bien vu), j'ai regretté le trop grand nombre de non-dits donnant une fin d'album trop hachée.
A chacun maintenant d'interpréter cette fin de série. Bien qu'inégale, à l'image de ce dernier tome, celle-ci vaut le détour.
Pas de doute, Peeters joue avec nous pour nous offrir une fin particulière.
Je me suis demandé, en découvrant ces pages de plans resserrés, ces dessins entiers sur une grande case, où l'on allait.
Puis, peu à peu, j'ai partagé cette fin qui n'en est pas une, cette aventure ouverte encore à toutes les interprétations.
Frederik Peeters aurait pu nous clore le tout, nous proposer une belle conclusion digne des plus beaux romans, ou une issue triste à pleurer.
Il n'a pas choisi entre les deux, préférant sa voie, ni extrême ni médiane, un choix propre à lui.
Et bien, cette véritable idée, cette proposition, elle est forte et riche.
Et elle laisse au lecteur sa lecture, son éclairage, sa façon d'interpréter.
Est ce une surprise de voir ainsi se terminer cette série pleine d'intelligence ?
Par cette proposition, Peeters renforce la puissance de son oeuvre, avec malice et avec ambition. Merci.