Je ne peux pas dire que je sois un grand fan de ce premier tome, mais je ne le trouve pas si mauvais que mes prédécesseurs ont pu le laisser entendre.
Cette histoire sent bon le grobilisme, les muscles et la bastion avec un rien de dérision et d'humour qui suffit à relever le niveau et à faire comprendre au lecteur que l'on n'est pas ici pour se prendre la tête avec de la haute philosophie, mais bien pour lire une BD bourrin et décaler à feuilleter en buvant un Kro...
Ce premier tome, mis à part quelques dessins dont la couverture est un parfait exemple, ne tombe pas dans le travers de la luxure et de la débauche. Pas de sexe, si ce n'est de sexy et aguichantes succubes et démones. Dans le contexte proposé et vu le titre, on ne pouvait pas s'attendre à grand chose d'autre.
La sempiternelle lutte entre le bien et le mal qui nous est proposée ici n'est pas des plus originale. L'enfer veut envahir la planète terre, tous les démons aussi moches soient-ils sont prêts mais l'église en face prépare sa riposte avec un prêtre de 3eme zone, rattaché au Bronx, qui boit, fume, dit des gros mots et utilise frénétiquement les armes à feu afin de débarrasser le monde de ses envahisseurs. Alors certes, ce n'est pas très fin, certes, je n'ai pas tout suivi dans le scénario, mais comme le signale Piehr d'une autre manière, même si on ne comprend pas chaque case, de toute façon la lecture n'en est pas perturbée et au final on raccroche toujours les wagons.
Seul le vocabulaire utilisé, grossier, vulgaire inutilement provocateur m'a rebuté et participe à passer ma note en dessous de 3. Cette débauche verbale est surement le plus grand défaut de ce premier tome.
A la limite, le graphisme pourrait lui ravir cette palme. Le dessin porte le poids des ans avec un trait simplissime sans grande recherche, sans grande précision, sans détails. Il ne se fatigue en futilité et va à l'essentiel, ma foi, comme le scénario. Les couleurs désespérément plates et sans saveurs ne parviennent pas à relever le niveau, mais assurent néanmoins leur rôle de donner vie à tout cela.
Alors, voilà une BD qui ne cherche pas obtenir le prix Goncourt, ni le grand prix du festival d'Angoulème.
C'est un délire typiquement Froidevalien, de fureur et de succubes, d'action et de gros vilains, agrémenté d'une touche d'humour.
Ça plaira à certaines personnes (dont je fais partie... ) et je comprends parfaitement que d'autres personnes avec un état d'esprit à la lecture non adapté passeront complètement à coté.
Autant commencé tout de suite par la conclusion pour un tel album : je n’ai vraiment, mais alors vraiment pas aimé cette BD !
Pour moi, elle ne m’a strictement rien apporté, cette débauche de violence, de luxure, de sexe et de n’importe quoi m’ont a premier abord un peu choqué, mais le pire c’es que ça m’est passé au dessus. Ces délires pseudo religieux, apocalyptique et démoniaque sont si mal mis en scène que ça parait totalement illusoire et vraiment inutile. Le cadrage et la narration sont tellement mal foutues que l’on ne comprend quasiment rien, si ce n’est que le gros méchant veut détruire la Terre et le gros gentil avec son gros pistolet à pour mission de la sauver. Ces relents de complot planétaire son nauséabonds et cet humour gras et en dessous de la ceinture me laisse perplexe. Peut être que certains en tire un certain plaisir à lire de tels albums, mais je ne peux vraiment pas. Je fais peut être un blocage.
Et ce n’est pas un dessin hyper statique, démesuré, trop symétrique, sans saveur et plat ; le tout servit avec un mise en couleur immonde et des décors grossier et pleins de stéréotypes ; qui vont rattraper la débâcle. Les personnages sont moches et bourrins, sans âmes ni complexité. Le gros méchant (ici une méchante pulpeuse et très dénudée) est très méchant et le gentil, un peu méchant mais en fait gentil. C’est classique, lourd et énervant.
C’est très personnel comme jugement mais je ne supporte définitivement pas ce type de BD. Tant pis, le panel reste large et je peut me reporter sur les autres séries.
Après avoir eu les oreilles rabattues pendant plus de 6 mois par Kael , j'ai enfin lu le premier tome de cette série sujette à tant de polémiques.
Bon, n'allons pas par quatre chemins : Le scénario est basique, très c** (outch !), et le dessin est tout simplement catastrophique (argh !).
Vous êtes encore là ?
Bon, on commence par LE SUPER BON POINT (tintin !!!) : j'ai jamais eu entre les mains une BD adulte aussi facile à lire. Vraiment, hein. A la limite, je suis sûr qu'en ne lisant que les pages impaires de ce tome, on a une bonne vision de la trame générale de l'histoire et du déroulement de l'action. Donc, c'est agréable, on ne se prend pas la tête, et on passe de toute façon un bon moment. (pis arrêtez donc de beugler à qui veux l'entendre que ça se veut sataniste pour toucher un large public, que dans le genre underground vendu dans les rayons de carrouf on peu mieux faire, etc). La seule vraie question est : est ce que 666 vous parle, vous apporte quelque chose ?
Et paf, LE SUPER MAUVAIS POINT (tintin !!!) : j'ai jamais eu entre les mains une BD adulte aussi vide de sens. Vraiment, hein. J'attend d'un bouquin, d'un livre, d'une série, d'un disque, d'un tableau, qu'il m'apporte quelquechose, qu'il me fasse réfléchir, qu'il me fasse réagir. J'attends un enrichissement culturel, tout simplement. ici, nada, pas possible. Ca charcle, ca bourrine, c'est sexe fight viol et cie.
Alors, OUI, c'est très rigolo (poilant, parfois, meme !), et OUI, j'adhère au second degré de Froideval, par moment (euh nan. vraiment rarement en fait). Maintenant, ca me suffit vraiment pas.
Bon, on passe très vite sur le dessin qui est catastrophique. Tacito a parfois des coups de génie, noyés dans des planches chargées de grosses fautes techniques, de proportions, et son trait ne me plait pas du tout. La couleur est catastrophique, même si l'ensemble s'arrange avec les albums.
Voila... vous l'aurez compris, pour moi, 666 n'est pas désagréable. Mais n'a aucun interet, et ouais. Si on me prette les autres albums, je les lierai volontier, mais je n'irai pas de moi-même les chercher. A boire en lisant une bonne tisane, donc.