Après avoir aimé le tome 1, sans plus, je suis un peu déçu par le second volet. Déjà, on a l'impression de se faire un peu arnaquer quand on nous annonce deux épisodes d'un coup, et que finalement l'album fait le même nombre de pages que le précédent. En fait on a droit à deux épisodes moitié moins long chacun que le premier. Ce qui est somme toute normal, puisque dans toutes les séries, le premier épisode sert d'accroche, c'est le pilote, en quelque sorte. Mais bon.
Je trouve les dessins un peu taillés à la hache, faut aimer le style. Mais au fur et à mesure on s'habitue. Je trouve aussi certains personnages disproportionnés, mais je veux bien croire que c'est le style qui veut ça. Finalement, la lecture n'est pas désagréable, mais y'a rien non plus de transcendantal. Les décors sont un peu bâclés, les salles de classe sont très dépouillées, les terrains de sport réduits à leur plus simple expression. Ah, ça fait mieux ressortir les personnages. C'est un point de vue.
Mais je crois que le pire est le scénario qui me laisse plus que dubitatif. J'ai un peu l'impression que tout le monde va connaître l'identité de l'araignée, au train où vont les choses. Tout le monde assiste à ses premiers exploits, c'est le manager du ring qui lui offre son costume, les scientifiques d'Osborn industries suivent ses progrès à la loupe (y compris Doc Ock, on se demande un peu ce qu'il fait là), bonjour le secret ! Et à propos du combat de boxe, la participation est interdite aux moins de 21 ans, alors un jeune de 15 ans, même baraqué, qui passe inaperçu sous prétexte qu'il est masqué, c'est un peu gros.
Mais bon, ma critique n'est pas aussi négative, parce que l'araignée reste l'araignée. Même si les deux épisodes tirent en longueur, même si le scénario semble avoir des lacunes (on sait jamais), la magie opère quand même. Nous sommes tous des rêveurs, et cette histoire d'adolescent aux super-pouvoirs à ceci de terrible qu'on aimerait tous être à sa place. Alors espérons du mieux dans les prochains tomes, et poursuivons ....
Le deuxième tome de cette série qui revisite l’histoire de l’homme araignée reprend les épisodes #2 (Growing Pains) et #3 (Wannabe) de la version US Ultimate Spider-Man parus respectivement en décembre 2000 et janvier 2001, avec un scénario de Brian Michael Bendis et des dessins de Mark Bagley.
Le récit emboîte directement les événements du tome précédent et cette suite présente les mêmes qualités et défauts que le tome précédent. Malgré un peu plus d’action de la part de ce jeune homme qui découvre lentement ses pouvoirs, l’histoire continue de contenir quelques longueurs. Quand je vois le temps qu’il faut à Peter pour enfiler son costume dans cette version relookée de l’histoire classique, j’en ressors un peu avec ce même sentiment de frustration qui m’habite lorsque je fais les magasins de vêtements avec ma femme. Mais le fait de prendre son temps permet également à Brian Michael Bendis de développer un peu plus les personnages secondaires et de leur donner une touche différente que dans l’histoire classique.
Deuxième tome des aventures « ultimate » de l’araignée et il ne se passe toujours pas grand chose…
Le moins que l’on puisse dire c’est que les scénaristes prennent leur temps pour développer cette histoire. Dans ce tome encore une fois on a la déplaisante impression que l’histoire n’avance pas. On s’attend que dans ce deuxième tome, la transformation de Peter en Spider-man s’accélère, mais il n’en est rien puisqu’il ne revêtira le costume de l’homme araignée qu’à la fin de l’album.
Pour ce qui est du dessin malheureusement c’est toujours la même chose, aucun sens des proportions. Certaines personnes aiment sans doute ça, je ne sais pas. Mais moi en tout cas je trouve ça horrible, et cela nuit à l’album à mon avis.