Une fin de cycle en apothéose romanesque et chevaleresque. L'originalité du scénario n'est pas renversante, comme pour les précédents tomes, mais le sujet est traité avec une grande honnêteté, comme pour les précédents tomes. Finalement, j'ai aimé suivre les pérégrinations du chevalier de Kermeur, de ses amis ou ennemis, depuis les forêts de Guyane jusqu'à Kermellec, là où tout avait commencé.
J'ai trouvé le scénario bien emmené, bien rythmé, avec un petit rebondissement sympathique dans cette histoire linéaire. Un des personnages notamment, qui fait amende honorable sur son lit de mort, est très développé et son changement d'attitude permet la réhabilitation de notre chevalier et par là-même, la fin de cette histoire. De même, l'intrigue autour du trésor amène aussi son lot de surprises et c'est tant mieux. Bien que convenu, le scénario a su apporter suffisamment d'éléments nouveaux, suffisamment de rebondissements, pour rester intéressant.
Quant aux dessins, cet album finit la série en apothéose... Dans ce tome, on se rend compte que Pellerin est un superbe dessinateur classique, très doué pour nous emmener dans des paysages au réalisme incroyable : les plages, les marais, les forêts et les villes de Guyane d'abord, les navires en haute mer ensuite, les paysages et décor breton enfin. A l'image de l'ensemble de la série, cet album propose des vues détaillées de paysages différents. Le lecteur est ainsi baladé d'un bout à l'autre du globe, et en prend plein les yeux.
Un bon album qui met fin à la geste de Yann de Kermeur, victime d’une accusation de meurtre infondée.
A nouveau j’ai apprécié la mise en scène solide, le souci du détail et –surtout- la rigueur historique. On sent vraiment que Pellerin connaît bien cette Bretagne où il est né (sans oublier la Guyane où il y a fait quelques séjours).
Le dessin –sans surprise, mais tant mieux- est précis et méticuleux.
Un bon album que j’ai terminé avec, encore en tête, l’odeur de la poudre à canon et des mousquets, l’ambiance de cette grande aventure avec ses nobles, ses traîtres, ses félons, ses manants, ces bateaux, ces abordages…
Un bien bon dernier tome de cette série qui n’a rien à envier (dans un autre style) à celle de Barbe Rouge.
C’est la fin de ce premier cycle. Après bien des péripéties, Yann de Kermeur pourra enfin se sentir un homme libre. D’autres auront perdu la vie pour avoir voulu plus que raisonnable. L’Amour n’aura pas été absent de cette histoire mais l’évolution du récit fait de L’Epervier un Aventurier et concilier la vie de marin avec les sentiments est assez difficile.
Cet album conclut avec brio cette formidable aventure, ou le mot Aventure a encore un sens. C’est avec plaisir que j’ai relu entièrement cette série et encore une fois, j’ai eu grand plaisir à regarder ces magnifiques navires toutes voiles dehors, mais aussi ces maisons et palais de toute beauté, sans oublier ce voyage en Guyane qui était très dépaysant.
Pellerin qui a assuré l’ensemble de ce travail (scénario, dessin, couleurs), est donc un auteur complet qui a su nous passionner dans cette histoire de corsaires et de trésors.
Cette série, malgré quelques défauts, notamment la représentation des visages, est réussie et mérite sa place dans une collection.