J'accroche de plus en plus à cette série... Ce tome permet de relancer l'histoire et préparant le départ des protagonistes vers la Guyane, où serait caché un formidable trésor; J'ai l'impression que ce tome est un intermède afin de préparer tout le monde au départ : Kermeur, la comtesse de Kermellec, Villeneuve, de la Motte, Marion; en bref, on prend tout le monde et, zou!, "larguez les amarres"!
J'ai trouvé que ce tome présentait plus d'action que les précédent et avait un petit peu plus de rythme. L'altercation avec les frère Pouliquen d'abord, que l'on attendait depuis le second tome, puis la visite de la prison de Brest par Kermeur, sont autant d'épisodes qui retiennent l'intérêt et qui apportent la dose d'aventure à cette histoire romanesque. J'ai apprécié.
De même, le dessin est toujours magnifique. J'ai particulièrement aimé la couleur du ciel dans cet ouvrage. D'un bleu éblouissant à la première page, on voit ce ciel se couvrir petit à petit avant qu'une tempête n'éclate, puis s'éclaircir à nouveau. La variation des couleurs de ce ciel mérite à lui tout seul le détour...
En revanche, j'ai encore un peu de mal avec certains aspects :
- je trouve surprenant que deux personnages puissent se parler normalement et se comprendre en pleine tempête bretonne, à 20 mètres l'un de l'autre, sur des rochers sur lesquels viennent se fracasser les vagues;
- je ne comprendrais certainement jamais pourquoi la comtesse Agnès, lorsqu'elle descend dans le bureau de son père, se met à parler à voix haute, portant ainsi à la connaissance de Yann (qui, bien sûr, écoute) l'existence d'un trésor;
- certains dessins de personnages sont encore parfois imparfaits. Par exemple, à Brest, Villeneuve reconnaît le Kermeur. Heureusement qu'il s'écrit "le chevalier de Kermeur, ici? à Brest", parce que moi, je ne l'avais pas reconnu (et pourtant, il n'était pas déguisé...).
Ces éléments sont bien maigres, je vous assure, au regard des nombreuses qualités que présente cet album. Les dessins, les couleurs et l'action sont autant d'éléments remarquables pour que l'on oublie à la lecture les quelques critiques négatives que je mentionne humblement. Par ailleurs, ce tome est un grand bol d'air et je suis pressé de lire la suite. On devrait voir des navires naviguer jusqu'en Guyane. Au vu des dessins magnifiques des bateaux dans le port de Brest dans ce tome et dans les précédent, j'ai grande hâte de découvrir ces derniers en pleine mer.
Encore bien bon que tout ceci. Quand je pense que les mésaventures de Yann ont débuté 48 heures plus tôt et qu’elles ont fait l’objet des deux premiers tomes, je n’ai pu que constater que Pellerin a concocté un fameux scénario.
Une fois de plus j’ai plongé de bon cœur dans cette histoire « à tiroirs » où plusieurs événements sont décrits en parallèle, se rejoignent l’un l’autre, se séparent, se retrouvent… Un bien bon tome que cet opus où les diverses situations vont de rebondissements en rebondissements. Et chacune d’entre-elles vaut son pesant d’intrigues qui se nouent, se dénouent ; distillées de façon telle que la lecture –qui aurait pu s’avérer éventuellement fastidieuse- s’en trouve assez aisée.
Le dessin ?… c’est toujours aussi bon ! Le trait réaliste de Pellerin est vraiment expressif ; les diverses situations décrites faisant également l’objet d’une mise en page précise, imaginative, calibrée.
Un vrai chef d’orchestre que cet auteur : non content d’imaginer une longue histoire de fort belle tenue, de la mettre « en musique » graphiquement, il réalise également la colorisation –ma foi fort jolie- de l’ensemble.
Je n’ose pas mettre 4,5/5 –cote très rare de ma part- car j’ai l’impression que la suite des aventures du sieur de Kermeur va me réserver de bien surprenantes et agréables surprises. Vraiment bien fait.
Bien que très valable, ce troisième tome de la série est finalement un peu décevant. Oui, le dessin est toujours aussi agréable, oui le scénario est toujours aussi prenant, mais les défauts constatés jusque-là n'ont pas été corrigés, et cela handicape la note générale.
Quand même, je mettrais un très bon point pour la couverture, dans les tons de rouge et d'ocre qui donnent un côté dramatique, tragique, un aspect qui attire l'œil et donne envie de découvrir cet épisode de la série. Ah oui, au fait, c'est un épisode indissociable des précédents, inutile de commencer par celui-là, vous n'y comprendriez rien. Déjà qu'en ayant lu les deux premiers tomes on s'interroge, alors là .....
Voilà l'essentiel de ma critique : si les décors marins sont superbes, et ont même gagnés en finesse et en authenticité, l'auteur se permettant de placer l'essentiel de l'action sous une pluie battante (on est en Bretagne, quand même !), le scénario n'a pas beaucoup avancé, et ne progresse pas beaucoup non plus. On ne saura toujours rien des origines de l'épervier, de ses marins, de son frere de sang, de la marquise, des méchants, et on n'en apprend pas plus dans cette histoire. L'action traine, les plans sont contrariés par une attente pénible, et le seul résultat est que l'action va se déplacer des côtes Bretonnes vers la Guyanne. Un peu facile, somme toute, de faire rebondir l'intrigue d'un lieu à l'autre.
Mais bon, d'un autre côté, c'est un mince reproche, le plaisir étant toujours au rendez-vous, l'épisode se lit bien, le héros est toujours grand beau et fort, on s'identifie facilement à ses exploits, particulièrement face aux méchants qui sont aussi riches que laids. Il y a aussi une dualité interessante entre la jeune Marion, fille de joie des bordels locaux, et la fille du comte de Kermellec, belle et noble au double sens du terme. L'une ou l'autre finira par succomber au charme de l'épervier, mais peut-être pas celle que l'on croit ...
Bref, un bon moment de détente, qu'il faut commencer par le tome 1, bien sûr, mais celui-là, bien qu'inférieur en qualité à mon avis, ne dépareille pas la série. A suivre toujours, donc.
L’Epervier s’empare du fort de Berthaume, ou il installe son matériel. Son objectif est de libérer ses hommes prisonniers au Château à Brest. Mais les choses ne tournent pas aussi facilement que prévu, et Yann de Kermeur aura bien du mal à réaliser ses plans face à ses adversaires. En effet, De La Motte et Villeneuve s’associe en vue de trouver un trésor perdu en Guyane et en même temps manoeuvrent pour le perdre .
Voila donc un troisième tome plein de mouvements, de rebondissements, ou la mer et les navires sont toujours présents, ou les personnages de la Noblesse sont assez détestables dans leurs comportements. En même temps, il semble bien difficile dans une vraie réalité de réussir tous ce que Yann Kermeur réussit, mais après tout c'est une histoire et il ne faut pas chercher trop loin.
Pellerin, qui avait dévoilé un certain nombre d’informations dans le tome 2, brouille les cartes et oriente son histoire dans une nouvelle direction, qui laisse présager de grandes péripéties maritimes sur fond de trahison et de bataille.
Le dessin est toujours agréable et clair, les navires et les paysages ainsi que les bâtiments sont très dessinés. Le problème des personnages persiste un peu, avec pour exemple une case de la page 32 (troisième en bas) ou Villeneuve reconnaît Kermeur sur un quai de Brest. Personnellement, je le trouve à ce moment là très mal dessiné.
Bon, l’album n’est pas désagréable et on y passe un bon moment d’aventure dépaysante et sans soucis.
En même temps, cet album date un peu ( 1997) et semble avoir un peu vieilli dans le style.