Comme le titre et la couverture laissent présager, ceci est un polar bien noir : un genre dont David Lapham est grand amateur.
L’auteur connaît vraisemblablement les classiques du genre et se laisse clairement influencer par les polars cinématographiques des années 50 dans ce one-shot qui regroupe tous les éléments connus du polar noir.
Pendant environs 250 pages on va pouvoir suivre la descente aux enfers du personnage principal. Un scénario non révolutionnaire, mais intelligent et dense, des personnages bien faits et un dessin noir et blanc un peu figé, mais qui colle parfaitement à l’ambiance du polar d’époque.
L'auteur explique en préface sa passion pour les films des années 40-50, ces "polars" à l'atmosphère aujourd'hui désuette... mais tellement classe.
Lapham s'inscrit volontairement dans cette lignée, tout en introduisant dans son récit des éléments modernes pour actualiser le propos.
On se régale à suivre Steven tout au long du récit, lui qui persiste à foncer droit dans le mur à chaque occasion, ou sa belle-famille, snob et revancharde.
On ne tombe pas de son siège à chaque rebondissement, mais l'ambiance est vraiment réussie... tout comme le dénouement.
Bon graphisme noir et blanc qui me fait penser à celui de Forton.
Pas mal fait. Et vous en aurez pour votre argent : 252 pages ...