S'il fallait le confirmer, alors allons-y : Paradise Kiss est une excellente série, à voir pour les fans Ai Yazawa mais aussi pour les autres.
Je ne reviendrai pas sur le dessin dont j'ai déjà fait l'éloge lors de mes critiques sur les tomes précédents... Mais tout de même, que c'est beau !
Tout se conclue et à l'inverse des tomes précédents, ici on prend son temps. On oublie aucun personnage, on saura ce qu'il advient de tous.
J'aime bien la relation entre Miwako et Arashi. On les prenait pour un couple presque banal puisqu'ils se connaissent depuis tellement longtemps, et en fait tout ne va pas si bien entre eux. Le fait que Hiroyuki aide Arashi à "régler" ce problème est bien vu, et ça apporte aps mal de profondeur à ce couple très mignon.
On voit aussi le rôle de Kaori, par opposition à Yukari. Ca peut paraître flou mais il y a clairement la limite entre la femme et la muse. Et rien que pour ça, le couple Yukari/Georges ne peut pas marcher. C'est assez triste mais logique en fin de compte. Yukari trouvera le bonheur avec quelqu'un de peut-être plus ordinaire, mais qui lui conviendra mieux.
Les personnages ont mûri tout au long de l'histoire, Yukari en tête, mais tous les autres également. Les choix de Georges, même s'ils surprennent et attristent, sont logiques et compréhensibles.
Voici la conclusion d'une courte mais excellente série, que je recommande fortement.
Ce cinquième volume clôture la série sur un ton assez nostalgique, sans toutefois céder la place au larmoyant...
Les personnages ont eu beau se démener, se battre pour accèder au meilleur, preuve est ici faite que certains combats ne seront pas gagnés, malgré toute l'énergie et l'investissment personnel qui y auront été consacrés.
Jeu des désillusions de la jeunesse mais aussi des aspirations abordables des temps adultes, ce dernier opus scelle l'histoire de Yukari et Georges de manière définitive...
Kaori représente totalement celle que Yukari ne parviendra pas à devenir, celle avec qui Georges ne se cache pas derrière un masque... et Yukari de s'affirmer, seule, enfin...
L'ensemble des personnages évoluent, c'est l'heure des choix, des décisions qui donnent à l'existence une direction plutôt qu'une autre...
L' album se pose véritablement en tant qu'épilogue, une sorte de bilan des ces moments si intenses qu'a suscité "Paradise Kiss"...
Plutôt émouvant, particulièrement bien rythmé avec une impression très réaliste que les années courent à une vitesse phénoménale lorsque l'on regarde en arrière, ce cinquième tome conclue intelligemment la série. Well done !
J’ai été un peu déçue par ce dernier tome. Oui, il est intéressant sur certains points mais avec une fin un tout petit peu différente dans le tome précédent, ce tome était alors inutile. Mais bon, d’un autre côté, Yazawa nous conclue cette histoire en prenant son temps et en prenant aussi le temps de nous expliquer sa conclusion (un tome pour conclure, c’est pas mal en même temps )
Tout d’abord, il y a l’histoire entre Georges et Kaori qu’on ne comprend pas trop en fait. A la différence de Caroline qui est la muse de Georges et donc une poupée pour lui, Kaori est une personne qu’il estime et aime pour ce qu’elle est, pas pour son apparence. C’est la grande différence qu’il y a entre ces deux femmes pour Georges. Caroline s’en rend d’ailleurs compte mais n’aura pas la force de prendre la décision qui s’impose alors et laissera le temps et les évènements la prendre pour elle.
Après le défilé, la fin de l’année scolaire approche vite et tout le monde doit prendre la décision de ce qu’il va faire de sa vie. Pour Yukari, c’est déjà réglé et elle commence son métier de mannequin tout en finissant ses études. Pour Georges, c’est plus compliqué mais le temps passe et il faut faire des choix. On se rend compte que finalement, Georges n’est pas aussi gamin pourri gâté qu’on pourrait le croire et que ses choix, il ne les fait pas qu’en fonction de lui. Hiroyuki va également venir en aide à Arashi. Bref, tous les personnages avancent dans ce tome et franchissent leurs obstacles pour rentrer dans la vie adulte.
Encore une fois, Yazawa nous conclue parfaitement son histoire, chacun de ses personnages et donne une vision de la vie des personnages principaux quelques années après.