Il sévit à New York City, dans l’état de New York, United States of America. En tant que représentant de l’ordre, il fait respecter la loi… sa loi ! Et il le fait à coup de magnum 44 et de pains dans la tronche !
Seulement, Henry n’est pas vraiment un parangon de vertu. Pour tout dire, il lui arrive de se tenir à l’abri des ennuis quand ça risque de chauffer de trop pour ses fesses, il est corruptible, âpre au gain, peu étouffé par les scrupules et un tantinet brutal. Mais attention, ce n’est pas un pourri pour autant, c’est juste qu’il a ses combines pour ne pas rester sur le carreau avant même de jouir pleinement de sa retraite. Et il fait profiter de son expérience à son nouveau coéquipier, Patrick "poussin" Flannaghan, tout droit sorti de l’école de police, et ce petit apprend vite, très vite…
Henry, en plus d’une coupe de cheveux digne du grand Dirty Harry lui-même et des abdominaux élevés au McDo, possède une chienne, Bullet, totalement lobotomisée par ses "susucres", anthropophage à ses heures et qui n’a pas son pareil pour retrouver un cadavre ou une cargaison de blanche…
Ce trio arpente donc inlassablement les rues de la grosse pomme, à la recherche de dangereux gangsters ou de malheureux disparus, remplissant son devoir, si ce n’est avec efficacité, au moins avec une certaine célérité.
Je ne me lasse pas d’admirer le tact dont fait preuve l’inspecteur auprès des familles de victimes d’enlèvement … une sorte de cynisme désabusé, teinté d’un brin de candeur… euh, toute relative, la candeur !
Et n’oublions surtout pas les méthodes d’interrogatoire de nos flics préférés, dignes des plus grands tortionnaires du temps de l’Inquisition…
Disons-le de suite, cette série est un pur bonheur. On navigue entre louftinguerie cynique et mauvais goût mâtiné Starsky et Hutch. Les classiques du genre, humour BD et séries policières américaines, sont pris à contre-pied pour notre plus grand bonheur. C’est parfois bête, souvent cruel, mais surtout, totalement amoral… jouissif !!!
Les gags sont en général en une planche, parfois en deux, notamment ce fameux gag de la "baballe", pages 7 et 9… franchement, si vous accrochez à celui-là, la série est faite pour vous (mais c'est facultatif, hein... Bloodtower a bien aimé le reste )!
À noter la présence, dans le rôle d’Olivier Seulpaïce, l’éditeur qui "a publié les plus grands best-sellers de l’histoire de l’édition", kidnappé page 14, d’Olivier Sulpice, le patron des éditions Bamboo.