Oups… un « Durango ». Quelques années que je ne l’avais plus vu… mais pas oublié ! Tiens, Swolfs n’est plus au dessin !… Aie !… Aie ?… que nenni !… c’st bon… très bon même…
L’histoire ?… un bon retour… Durango a été tenté de se ranger auprès de sa promise. Pas de chance pour lui –et heureusement pour nous- le destin le rattrape et le lance à nouveau sur les pistes du vieil Ouest. Le flingue est à nouveau dégainé et les hors-la-loi n’ont qu’à bien se tenir… ça va encore « péter » dans tous les coins !…
Si l’histoire est (un peu) linéaire, on ne peut pas en dire autant du dessin. Là, Girod fait montre d’un véritable talent, d’une « patte » qui m’a offert beaucoup de bonnes surprises. Tout en ayant assimilé –d’une certaine façon- la technique de Swolfs, ce dessinateur fait preuve d’une véritable dextérité tout en ayant une personnalité propre. Ce n’est pas « mieux » que Swolfs, c’est autre chose… et de vraiment très bien réalisé.
Un « nouveau » Durango qui n’a rien à envier à « l’ancien », que du contraire. Une vraie, réelle, bonne et bien agréable surprise.
Fidèle lecteur de Durango depuis l'origine, je me suis réjouï en voyant enfin paraitre ce tome 14. Puis j'ai constaté que le dessin avait changé de main, et refroidi j'ai attendu plusieurs mois pour m'offrir cet opus. Ceci etant fait, je l'avise aussitôt.
Au temps pour moi, le changement de dessinateur est en fait un plus : dans la continuité, Thierry Girod sait reprendre à la perfection les ambiances de Durango, et même y apporte une petite dimension supplémentaire dans le rendu des expressions...
En revanche au niveau scénario Swolfs me déçoit un peu : outre la banalité de l'histoire de vengeance, la personnalité du héros semble évoluer dans une direction inhabituelle : fini la légitime défense, il tire le premier (changement déjà entrevu à la fin du tome précédent)! Personnellement j'aurai préféré une autre orientation, mais le scénariste est libre de ses choix (et le lecteur de les apprécier ou pas). Pour le reste l'histoire est efficace, sans temps mort, et se termine comme il se doit.
La réserve ci-dessus mise à part, c'est un bon western, fort agréable à lire et qui ne déparera quand même pas ma collection de Durango (si ce n'est par sa nouvelle présentation de couverture, changement d'éditeur oblige - c'est la deuxième fois pour cette série. Vont-ils de nouveau tous les rééditer ? ce n'est pas bon pour l'ésthétique de ma bibliothèque )
Voici mon 400e avis qui pointe le bout de son nez et c’est sur le tome 14 de Durango qu’il échoit. C’est une belle opportunité pour vous dire tout le bien que je pense de cet opus et de la reprise graphique par Girod. La palette graphique de ce dernier est fort proche de celle de Swolf (trait, hachures . . .). Inutile donc de s’appesantir sur le dessin, il parle de lui-même : la qualité visuelle est au rendez-vous ! Pour le scénario, Swolf continue sur sa lancée (il est vrai entrecoupée par 8 années) en proposant un Western classique, voire manichéen mais traité efficacement. Bref, un bon Western avec tous les ingrédients nécessaires pour ne pas décevoir les amateurs du genre !
Il aura fallu attendre huit ans et l’arrivé de Yves Swolfs chez Soleil pour que Durango fasse son retour sur les pleines du farwest.
Un Yves Swolfs, qui comme dans d’autres séries (dont l’autre western "Black Hills") décide de se consacrer uniquement au scénario en confiant le dessin à un autre auteur. Grâce à son style graphiquement assez proche de Swolfs, Thierry Girod (auteur d’un autre western "Wanted") réussi une transition graphique en douceur de cette série culte. Il reste certes encore quelques détails à peaufiner, mais le résultat est déjà très réussi.
Comme Swolfs pouvait se concentrer uniquement sur le scénario on aurait pu penser qu’il allait nous concocter quelque chose de spécial, mais à la place il nous sert un scénario de vengeance très classique.
Déjà dans le tome précédent Durango avait du quitter Nortonville et sa bien-aimée, afin de poursuivre une brute sanguinaire qui y avait fait un passage trop prononcé. Cette fois-ci il remet cela et part à la recherche des meurtriers qui ont tué sa riche ‘héritière’.
On sent d’ailleurs un Durango marqué par ces événements et à la réplique moins ironique qu’à l’habitude. Autre constatation est que c’est une des premières fois que Durango croise une jolie femme sans que celle-ci lui tombe forcément dans ses bras. Mais à part ses deux détails on retrouve un scénario est un Durango classique. Un Durango qui fait toujours parler son pistolet automatique allemand avec la même rapidité.
Bref, on prend plaisir à retrouver ce classique du genre chez un nouvel éditeur et avec une nouvelle aventure on ne peut plus classique. Et si Girod reprend admirablement bien le graphisme de ce nouveau tome, Les Humanoïdes Associés en profitent pour rééditer l’ensemble de la série et Soleil sort une édition 2B de ce quatorzième tome.