Un tome où est mise en avant la terrible lady Picott, la nouvelle châtelaine du domaine Mac Adam. D’une certaine façon, cette personne trouble et fascinante par certains côtés a « relancé » la série. Personnellement, je n’ai jamais trop apprécié ces aventures fantastico-policières menées par un gars porteur d’un kilt un rien ridicule quand même.
N’empêche, j’ai ici eu affaire à une histoire bien tournée où notre fin limier va se lancer –une fois de plus- dans une étrange enquête. Mais il y a quand mêle un problème : je n’apprécie pas trop l’ensemble. Le scénario ?… ben non… bien construit, à la bonne tension dramatique, attractif dans ses développements. Le dessin ?… en lui-même je n’ai rien à redire. Bons personnages, bonnes ambiances aussi.
Alors ?… je me demande si mon « désintérêt » pour Mic Mac Adam ne résulte pas d’impressions ressenties à sa création. L’air de rien, Mic a débuté en 1982 et je me demande s’il n’était pas un peu trop en avance sur son temps… et moi déjà un rien « vieux » (quasi 40 balais à l’ époque) pour vraiment l’apprécier. Curieusement aussi, lors de festivals BD, et rencontrant d’autres collectionneurs, ils m’ont reconnu ressentir cette même impression : « Mac Adam ?… ouais… pas mal, mais pfff… ». Curieux car il ne manque pour ainsi dire rien à chaque album, dont celui-ci : une bonne histoire, de bons personnages, de bonnes ambiances, un bon dessin et une mise en couleurs intéressante. Alors, pourquoi la sauce ne prend-elle pas dans mon esprit de lecteur ?… Je n’en sais rien, c’est comme ça.
Alors, cet album ?… pas mal, doté de nombreuses qualités tant narratives que graphiques. Mais lu et rangé. Pour longtemps.
Ce quatrième tome des nouvelles aventures de Mic Mac Adam marque l’arrivée de Sylvain Runberg ("Orbital") aux côtés de Luc Brunschwig.
L’aventure se poursuit au sein de la Première Guerre Mondiale et les auteurs ont apparemment choisi de faire sortir leurs créatures féeriques, issues des légendes celtiques, de l’ombre, afin de leur faire jouer un rôle aux avant-plans de la guerre 14/18. Un choix qui fait perdre à la série un peu de son côté mystérieux.
De plus, alors que la trame des tomes précédents reposait principalement sur une enquête de Mic Mac Adam, ce tome-ci repose essentiellement sur des recherches d’alliances pas vraiment captivantes. En plus, le héros principal se retrouve souvent aux arrière-plans de l’histoire, dans l’ombre de protagonistes sensés être plus secondaires, comme les deux autres Mac Adam : Alister et Kilian. L’utilisation plus manichéenne des Kobbels et de leurs dieux (le méchant chez les allemands et le gentil chez les troupes alliés) n’est pas plus convaincante et le plaisir de lecture de cet album n’est donc pas si intense que lors des tomes précédents.