Je n'avais jamais entendu parler de cette (jeune) série de SF. Et je suis tombé dessus par hasard sur CoinBD et sur ses nombreux avis positifs. Je me suis donc lancé. Et je ne l'ai pas regretté.
Ce premier tome est une introduction réussie de l'univers d'"Orbital". D'abord, une présentation de ce monde confédéré, brassage de différentes espèces extra-terrestres. Les auteurs font un gros travail à ce niveau-là, tout en rendant hommage à la SF "à papa" avec des dizaines d'aliens dont les têtes ont déjà été aperçues ici ou là dans des vieux films. Mais peu importe, c'est plutôt réussi.
C'est aussi une présentation de l'histoire de ce monde. Sa politique, ses conflits, ses rancoeurs et son racisme. Plutôt bien vu sur ce dernier point car ce sont les humains qui sont victimes de ce racisme, tout en étant présentés comme une race violente. Bref, c'est complexe et pas manichéen pour le coup.
Et enfin, c'est une présentation des deux personnages principaux qui font connaissance en même temps que nous faisons connaissance avec eux. Comme dans la lignée des films d'actions où un duo d'acteurs est mis en scène, tout oppose nos deux héros. Mais gageons qu'ils formeront le meilleur duo de la galaxie avec le temps.
Evidemment, ça fait beaucoup de choses à présenter mais c'est ce qui rend l'histoire crédible. Et comme l'ensemble est ponctué de scènes d'action bienvenues au moment où il faut, ça passe sans problèmes.
Concernant le graphisme, je trouve pour ma part que Pellé a fait un boulot énorme. C'est très détaillé et le trait est superbe. Les couleurs ont semblé fades à bon nombre de lecteurs. Personnellement, je trouve la colorisation tout aussi réussie que le dessin. C'est un peu froid, certes, mais ça colle parfaitement avec l'ambiance.
Bref, c'est une introduction réussie et j'attends avec impatience de pouvoir lire le deuxième tome.
Que dire sur cet album car il est impressionnant !
Tout d'abord le scénario est très intéressant, dès la première page nous somme mis dans le vif du sujet, par le flash-back nous présentant la destruction d'un dôme par les isolationnistes ne voulant pas l'intégration du monde dans la confédération alien. Ensuite l'histoire est limpide, nous présentant au fur et à mesure des pages le monde d'Orbital une grande cité satellite et sa confédération visant à préserver la paix dans l'univers. Notamment grâce à l'ODI sorte de ONU universelle et c'est d'ailleurs à partir de cela que l'on nous présente ses membres (ODI) et spécialement le binôme Caleb-Mézoké appartenant à 2 races différentes.
Donc, l'idée de 2 membres protecteur de la paix est attrayante d'autant plus que l'univers présenté est très plaisant surtout grâce aux dessins, n'ayons pas peur des mots, somptueux. Et les différents graphismes des aliens, des cités ainsi que l'environnement entier de la série est amplement remarquable. Le souci des détails rend le livre très réaliste et on est vraiment obnubilé par la lecture, de ma part.
J'ai donc réellement été séduit par le tome non seulement sur l'histoire mais aussi sur les dessins et cette mise en bouche est passionnante.
Commençons par les points forts du scénario de Runberg. Il y a d’abord un contexte géopolitique très fort car dans "Orbital" la terre fait partie d’une confédération interplanétaire riche en problèmes historiques et actuels. L’importance géopolitique va de part avec un fond ethnologique également conséquent car, au sein de la confédération, les terriens ne sont pas supérieurs. Ils sont d’ailleurs souvent victimes de racisme et caractérisés comme une race violente. Bref, on se retrouve avec des thèmes et des situations qui font souvent penser à notre actualité.
Par contre, j’ai trouvé l’univers un peu trop dense par rapport au format diptyque opté pour cette série. Du coup, cette introduction est parfois trop dense avec des présentations de personnages en seulement quelques cases qui ont un côté trop artificiel. Les rencontres semblent souvent trop brèves et l’univers développé un peu à l’étroit dans ce format diptyque.
Au niveau graphisme, Serge Pellé fait un boulot admirable avec des planches très détaillées. Les décors sont soignés, les personnages, les vaisseaux et autres éléments futuristes très réussis. La colorisation est également splendide, même si elle paraît un peu terne par rapport à d’autres sagas SF comme "Kookaburra" ou "Sillage".
Suite et fin de cette introduction très (trop) dense dans le prochain tome.
Runberg, nous fait vivre les aventures de deux agents de l'ODI, gardien de la paix interplanétaire. Pour accomplir leurs missions, nos deux héros, Caleb un humain et Mézoké un(e ?) Sandjarr, utilise la grande porte Crop de la station Orbital capable de les téléporter aux quatre coins de l’univers. Comme vous l’aurez compris, c’est une série de science fiction, plus précisément un space opéra avec son lot d’extraterrestres, de vaisseaux spatiales, de coalisations et d’enjeux politiques, le tout assaisonné d’un passé chargé d’histoire. Le tome 1 est une longue et très intéressante mise en place de l’univers et de ces personnages. On y suit aussi les tout débuts de la première affectation diplomatique de Caleb et Mézoké sur Senestam pour régler un conflit sur les droits de propriété et d’exploitation minière entre humain et Jävlodes. Cette première mission devrait s’achever dans le tome 2, et si le succès est là, ce dont je ne doute absolument pas, on devrait enchaîner sur d’autres aventures.
Les dessins et les couleurs de Pellé sont une vraie réussite. Les personnages ont un style semi réaliste qui permet de les rendre plus expressifs alors que le background et les décors, eux, sont très réalistes et riche en détails ce qui donne une authenticité et une vraie assise à l’univers. Les tons gris pâle et beige collent parfaitement à l’ambiance et apportent une certaine froideur tout à fait en harmonie avec l’univers. J’ai vraiment été conquit par la qualité graphique de toutes les illustrations.
Bonne surprise que cet album !
Attiré par le tocollant sur la couv' indiquant "recommandé par sci-fi !" que je n'ai pas dans mon répertoire je prenais la BD en main. Du coup, avec ce sticker racolleur je m'attendais à quelque chose sortant de l'ordinaire, d'original.
Déçu un peu j'ai été.
Car d'originalité cet album manque un peu. (faire des rimes à la maitre Yoda n'est pas évident...Hum, je me ressaisis OK...)
L'univers en lui même n'est pas nouveau. Un melting pot de races façon MIB ou comme je viens de le lire "Babel".
Une organisation chargée de faire respecter la paix toujours comme dans "Babel" et nombre d'autres séries de Sci-fi.
En revanche, là où la BD allume bien, c'est concernant l'univers. Cet album, tout comme le premier tome de "Yiu" ne met pas en avant les héros. IL s'attache plutôt à nous en faire une introduction et surtout s'attache à nous faire comprendre la profondeur de l'univers imaginé.
Toute une histoire de l'évolution, du brassage des races, de la politique universelle, des guerres inter ET-Ethniques.
Un Univers fouillé qui nous attire irrémédiablement. Une foule d'information qui servira surement pour le développement futur du scénario.
Le scénario, ici plutôt léger commence par présenter le moment clef de la jeunesse du héro dans une intro que je trouve trop longue. Ensuite, on fait un bond de 15 ans dans le temps pour le retrouver en temps qu'apprenti membre de l'ODI sorte d'ONU interstellaire, médiateur des conflits.
Les persos présents, l'Histoire mise en place débouche sur une reprise de Pitch black ou d'Alien selon les références.
En tout cas une chose est certaine il est difficile de ne pas avoir envie de lire la suite !
Coté dessins, ils sont magnifiques, modernes dans les visages, classiques dans les décors.
L'ensemble très cohérent est superbe, utilisant surement l'informatique afin de corriger ou mettre en évidence un dessin avant tout à la mano.
Malgré tout je reprends une critique sur les couleurs qui sont trop uniformes, manquant de relief, presque monochrome, donnant un aspect un peu froid à ce monde et définitivement triste.
Sylvain Runberg et Serge Pellé sont des perfectionnistes.
On se rend d'ailleurs très vite compte de celà, dès les premières pages de l'album tournées. Alors que le scénariste prend le temps de poser un univers original, complexe, décrivant un état des lieux à la fois politique et technologique afin de donner une grande crédibilité à l'ensemble, le dessinateur ne néglige aucun détail, prenant le temps de dessiner des villes fourmillantes, des vaisseaux gigantesques... toujours dans le même soucis de crédibilité. La couverture de l'album est d'ailleurs très représentative du style de cette introduction, très travaillée. Les amoureux de SF en auront pour leur compte.
Ce qui pêche un peu dans cet album, c'est justement le fait que les choses ne s'emballent qu'en toute fin d'opus. Il est en effet très complexe, dans une BD comme celle-ci, de lancer un scénario original tout en présentant un univers très particulier.
Mais le lecteur appréciera ce côté quelque peu didactique du monde d'Orbital. Premièrement, parceque l'ensemble est très intéressant, mais aussi (et surtout) parceque les personnages rencontrées sont attachants, et complets.
Le dessin de Serge Pellé, très beau, semble inspiré d'auteurs qui ont fait date dans la bande dessinée. Je me suis surpris à retrouver du Caza, du Druillet, du Gimenez.. le traitement est donc très traditionnel (et c'est ce qui rend cet album si beau), l'auteur ne reniant pas le travail des générations antérieures de la BD.
Ce premier album, intrigant, mérite grandement qu'on s'attarde à son contenu. Le second opus nous confirmera, j'espère, qu'Orbital est une série de qualité.
Très très bon premier album. Le "buzz" qui l'entourait était très favorable, et la lecture a confirmé cette impression. "Orbital" est une excellente série en devenir. On la compare déjà à "Valérian", ce qui est plutôt flatteur. En effet, Sylvain Runberg réussit à brasser, dans sa trame, de nombreux thèmes universels, tels que le respect de l'autre, la tolérance, la guerre, le ressentiment... Tout cela dans un récit de pure SF (avec plusieurs sous-genres, tels que la politique-fiction, la space fantasy ou le space opera, la hard SF...), mâtinée d'horreur. Bref, tous les ingrédients pour faire un bon récit d'anticipation.
Le dessin de Serge Pellé est excellent, à la limite du fabuleux, et il va falloir suivre de très très près cette série et ces deux auteurs.
La Terre, dans un futur lointain...
Vaisseaux spatiaux, bonds dans l'hyperespace, humanoïdes, négociations au niveau galactique. Pas mal, mais tout cela a un goût de déjà vu.
Caleb a le visage et le menton volontaire de Valérian, tandis que Mézoké Izzua est nanti de forme avantageuses qui ne sont pas sans rappeler celles de Laureline (la copine du dit Valérian).
Néanmoins, les univers sont cohérents, le scénario maîtrisé.
Un album un peu "à l'ancienne", sans audaces graphiques spécifiques, mais réalisé avec conviction. C'est assez rare de nos jours pour que ce soit mentionné.
J'attends le tome 2 pour m'en faire une plus profonde appréciation.