Suite et fin du diptyque de Servais, ce second tome donne bien des indications sur le mystère qui entourait le premier opus de cette histoire.
Les éléments apparaissent et résolvent les relations qui unissent les différents personnages de l’histoire, que finalement le lecteur avait appréhendées. Pas de grande surprise donc, sinon la confirmation qu’il était dans le vrai. Et c’est peut être la seule vraie critique que je pourrai faire à cette série : on aurait aimé plus de mystère, à l’image même du titre qui au premier abord pouvait sembler très intrigant.
La poésie réside toujours, et ce jusqu’à la surprenante (et finalement logique) fin de cette histoire. C’est le gros point fort de la série, sa raison d’être, même.
Poésie relayée par un dessin fin et coloré, la faune et la flore n’ayant à priori pas de secret pour l’auteur. C’est très joli, tout simplement.
Ah, autre chose : comme le dit Pigou ci-dessous, le dossier de fin d'album est par contre soporiphique à souhait, je me suis arreté en cours de route.
Un jeune homme sort de prison et revient sur les lieux de son crime présumé. L'homme a été accusé à tort mais la populace a la dent dure, surtout ceux qui ont intérêt à ce que les faits d'hier ne refassent pas surface.
De retour en Gaume (un magnifique petit coin de la Belgique), ce personnage vit en marge de la société, largement enfoncé dans ses bois, consacrant l'essentiel de son temps aux volatiles qui peuplent son quotidien.
Servais et sa Gaume sont inséparables depuis plus d'une vingtaine d'années. Une fois encore, le dessinateur est resté fidèle à sa région et nous offre une bouffée d'air frais en nous offrant un très beau récit imaginaire.
Un moment de pur délassement qui permet, une fois de plus, à Servais de nous montrer toute l'étendue de son talent graphique ainsi que sa passion pour sa région et ses forêts.