Avec le Dossier Léda, premier tome de leur nouvelle série, Agnès et Jean-Claude Bartoll invitent le lecteur à suivre les aventures de « L'Agence », une organisation engagée contre le trafic d'œuvres d'art. Le postulat de base est plutôt original car ce thème n'avait pour le moment guère été abordé.
Ainsi, nous suivons l'évolution d'une équipe énigmatique composée de quatre agents, style "Mission Impossible", dont les moyens semblent presque illimités (matériels high-tech, jet privé et QG à l'avenant). Au fil de leurs pérégrinations, les protagonistes nous emmènent dans diverses villes du monde telles Paris, Londres, Venise ou Hong-Kong afin de mieux nous faire sentir le coté international des malversations. Les scénaristes nous livrent un récit captivant agrémenté de rappels historiques qui renforcent la cohérence de l’enquête.
Après « Mortelle Riviera », Jean-Claude Bartoll fait de nouveau appel à Thomas Legrain pour signer les dessins de sa nouvelle série. Pour l'une de ses premières réalisations, ce jeune auteur s'en tire plutôt pas mal avec un trait classique et réaliste. Les planches sont bien découpées et la mise en couleur assez réussie. Les décors et autres sites d'action sont bien rendus et favorisent l'entrée du lecteur dans l'histoire. Le seul petit reproche portera sur l'expressivité des personnages qui pourra être améliorée par Thomas Legrain au fur et à mesure de ses prochaines productions.
Au final, une première aventure divertissante bouclée en un seul tome. Le deuxième opus, "Dossier Pazuzu" devrait sortir pour la fin janvier 2007.
Au début je me disais : Ah tiens, ça parle des biens spoliés aux Juifs pendant la Guerre, peut-être que ça va être intéressant.
Je sais pas moi, ça aurait pu virer au western archéologique à la Indiana Jones, avec un peu de mystère, du fantastique et de la romance.
Et puis finalement non. Dès la 3ème ou 4ème page, on sent que cette nouvelle série prend le pas de séries déjà sorties chez le Lombard, et que l'on regroupe dans le vocable "thrillers financiers". Des séries dont seule une ou deux vaut le coup, les autres n'étant que des ersatz sans saveur.
C'est encore le cas de cette série, qui enchaîne les "actions" (même s'il ne se passe en définitive pas grand-chose) sans réel souci d'intéresser le lecteur. Et puis on change de décor à chaque page, pour montrer que le dessinateur n'est pas manchot.
Ok, Legrain n'est pas mauvais, mais son trait, malheureusement, n'a pas vraiment de caractère, et ne sort pas du lot de ces thrillers financiers dont je parlais plus haut.
En définitive, c'est un peu du gâchis.
Pour ceux qui ne connaissent pas Largo Winch, I.R.S., Alpha et consorts : cet album est fait pour vous !..
Pour les autres, y a comme "un goût étrange venu d'ailleurs"...
Bartoll, bien connu dans le petit monde des scénaristes de BD, vient ici avec une nouvelle série ancrée dans l'actualité. Ce premier opus se penche sur les trésors picturaux amassés par loes nazis pendant la dernière guerre mondiale.
"L'agence" relate les aventures d'une équipe d'enquêteurs spécialisés dans la lutte contre le traffic d'oeuvres d'art. Le groupe, formé de quatre "héros", va ainsi intervenir aux quatre coins de la planète, ce dans des dossiers très délicats.
Une série où aventure et culture font assez bon ménage. Rien à (trop) redire côté dessin : Legrain "tient bien le crayon", fait montre d'un graphisme pointilleux, bien détaillé. Mais toujours ce petit hic : dans ce genre d'aventures, y en a jamais un qui rigole !...
Série à suivre. Prometteuse mais sans trop d'éclat.