Un véritable trou noir qui vous happe vers un monde fait d'étrangetés et de mystères !
Et oui l'atmosphère est LE gros point fort de ce tome d'introduction. On voit s'ériger devant nos yeux un univers lugubrement loufoque, joyeusement inquiétant, superbement affreux, affreusement superbe : c'est original et on a l'impression d'être dans un conte pour enfants alors que la violence est présente.
A quoi doit-on cette atmosphère si particulière ? Merci Alfred ! Car si le scénario de Corbeyran met en place cet univers, c'est bel et bien Alfred qui nous transporte à l'intérieur avec ses "gueules", ces décors sombres et une bonne utilisation des couleurs.
Cet univers graphique me fait inévitablement pensé à un jeu vidéo: Medievil où l'on incarnait un héro à tête de mort dans un univers jonché de cimetierres, de cryptes, de villages inquiétants et de personnages tous les plus originaux les uns que les autres !
C'est à peu près a ça qu'il faut vous attendre en lisant "le brouet sapide".
Oh, que c'est bon, cette série ! depuis le tout premier tome, le délirant se marie au sérieux d'une enquete des plus originales, et ce de la plus belle des façons.
Vraiment, Corbeyran m'etonnera toujours, dans son genre Le ton est beaucoup plus léger que dans grand nombre de ses réalisations comme le chant des stryges, par exemple.
On retrouve des atmosphères tirés de chef d'oeuvres comme "qui a tué l'idiot ?" (pour l'intrigue) "Delicatessen" (pour l'ambiance), et cela donne à l'ensemble un coté intrigant et vraiment prenant.
La grande force d'Abraxas : la forte personnalité des protagonistes de cette histoire. Tous sont clairement identifiables et participent grandement à la mise en place de cette série vraiment particulière.
On ne sait que peu de chose lors de ce premier tome, les éléments les plus importants apparaissant, bien sur, lors du second et dernier opus de cette série. Mais la mise en place de tout ce petit monde absurde et fantastique nous fait vraiment voyager ! j'aime beaucoup
Le style graphique d'Alfred est tout bonnement génial. Ici, la mise en couleur très réfléchie se conjugue bien au trait anguleux (voire géométrique parfois) de l'artiste, dont le travail à lui seul donne un ton vraiment original à l'ensemble de la série. Du grand art !
Bref, un très bon premier tome, qui annonce une suite du même accabit, pour notre plus grand plaisir
Ah ouais, tiens, c'est pas mal. On retrouve le dessin caractéristique d'Alfred (que j'aime beaucoup), non seulement au niveau technique mais aussi au niveau archétypes (personnages, façon de dessiner les dents, par exemple).
L'histoire est sympa mais pas transcendante; en revanche, l'ambiance est bien rendue, assez prenante. On ne découvre pour l'instant pas grand-chose, juste quelques mystères qui planent.
Une BD expérimentale au crédit du boulimique Corbeyran, une ! On ne voit pas trop vers quoi l'histoire se dirige, le dessin d'Alfred m'effraie un peu, et je ne comprends pas tout. Difficile de se prononcer...