Bon, j'ai vraiment eu du mal à le lire cet album. Certes, c'est la naissance d'un mythe. Mais tout est trop décalé par rapport à notre époque : le thème, la narration, le dessin ... autant de défauts qui renvoient cet ouvrage à la préhistoire de la BD.
Le thème : une bête propagande anti-soviétique où tous les clichés de l'époque sur les "rouges" y passent. S'il y des choses vraies, c'est totalement à sens unique, ce qui me gêne beaucoup.
La narration ? quelle catastrophe !!!! les situations se suivent d'une manière maladroite. On a droit à une succession de "gags" sans aucun liant. Et parfois, c'est réellement grotesque. Mais c'est sûrement le format de parution initial (un journal ?) qui veut ça.
Enfin, le dessin. On est très loin du style ligne claire que Hergé maîtrisera à la perfection plus tard. Objectivement, c'est moche.
Au final, on s'ennuie beaucoup. Mais on respecte car c'est la naissance d'une BD monumentale. A lire par curiosité.
Première aventure de Tintin et de son chien Milou. Celle-ci commence a paraître dans le petit vingtième à partir de 1929. Certains éléments qui feront le succès de la série sont déjà en place, comme les dialogues entre Tintin et son chien. Cet album apparaît aussi unique, peut être parce qu’il est le seul à ne pas avoir bénéficié de la remise en couleur et au format 62 pages (comme tous les albums entre Tintin au Congo et Le crabe aux pinces d’or). Il apparaît aussi unique de par sa violence. Tintin frappe violemment ses adversaires (voir le grand nombre de nez en sang ou d’œil au beurre noir).
Cette aventure n’est pas encore dotée d’un vrai scénario. On a plus l’accumulation de péripéties durant le voyage de notre héros. L’histoire est plus un mélange de clichés. L’auteur dénonce les élections truquées, les faux procès, les réquisitions dans les campagnes, la propagande, et j’en passe. L’album est fortement le reflet de son époque marquée par un rejet du communisme.
Bd culte et indispensable dans une bibliothèque!
Je suis conscient de l'importance que TINTIN a apporté dans le monde de la BD, mais pour être honnête, ce n'est pas du tout mon style...
L'idée de reporter ne me plait pas, la bd est plutôt bien faite, il y a des renseignements sur différents pays (l'ancienne Russie en ce qui concerne ce tome), les personnages ont un caractère qui leur est propre, mais je ne suis pas fan...
Comme tout bon bédéphile j'ai bien sur toute la collection a la maison et je l'ai bien sur lu en entier...
Bd que je recommande tout de même, mes gouts étant plutôt ciblés, je vous laisse apprécier cette série a sa juste valeur...
note au passage : Les dessins et scénarii seront à mon avis plus évolués dans les prochains tomes...
Dans le journal "Le Petit Vingtième" n° 11 du 10 Janvier 1929, les lecteurs découvrent un nouveau personnage : il se prénomme Tintin. Son nom de famille ?.. Inconnu. Son compagnon ?... un fox-terrier prénommé Milou. Sa profession ?... reporter. Le dessin n'est pas joli, le trait est hésitant, les cases dépouillées...
Mais en ce jour débute une des plus grandes aventures graphiques du 20ème siècle...
Le directeur de ce journal, l'abbé Wallez, a décidé d'adjoindre un supplément destiné à la jeunesse. Il fait appel à un de ses employés, Georges Rémy, qui signe depuis quelques années des dessins sous le pseudo de Hergé. Réaliser une histoire en tant que scénariste et dessinateur ?... pourquoi pas !... Hergé accepte le défi. Dirigiste, Wallez lui conseille un ouvrage qui se veut une charge contre le système communsiste de l'époque. Hergé en expurge quelques passages, établit son scénario. Reste à trouver un personnage. Il se souvient d'un ancien récit qu'il avait auparavant mis en images : Totor, un brave chef-scout apparu en 1926 dans "Le Boy-Scout". Le visage ?... Un simple rond, un petit nez, deux points pour les yeux. Il lui ajoute une petite houpette : Tintin est né !
Et ce 10 Janvier 1929, Tintin et Milou partent de Bruxelles enquêter au Pays des Soviets. Ils vont traverser l'Europe, échapper à des attentats fomentés par des bolchéviques qui -comme bien plus tard les Dalton- sont aussi bêtes que méchants.
Cet album n'a pas, il est vrai, une continuité d'action. C'est plutôt une succession de gags qu'un véritable récit. Hergé, en effet, rédige et dessine au jour le jour ; ne se soucie pas trop de la vraisemblance (il faut dire qu'il existe très peu d'informations sur les soviétiques d'alors ; les pays de l'Est vivent hors de tous contacts avec l'Europe d'alors).
C'est le succès. Les lecteurs, de plus en plus nombreux, en redemandent. La direction organise même une manifestation réelle pour fêter le retour de Tintin à Bruxelles.
Le 08 Mai 1930, à 1608 heures, un gamin du nom de Lucien Pepermans descend du train arrivé en gare du Nord à Bruxelles. Lucien est vêtu à la russe et arbore une houpette gominée. Il est acclamé par une foule compacte qui lui fait une ovation. Tintin a rempli sa mission : informer les lecteurs de ce qui se passe en Russie. Cette première boucle est bouclée. Et ça marche !... Un vrai triomphe public qui ne se démentira plus par la suite. Tintin entre dans le siècle. Et Hergé avec lui.
Qui aime bien châtie bien ! Alors disons tout de suite que je possède cet album uniquement à titre de curiosité et pour pouvoir compléter ma collection. Mais le scénario n'est qu'une suite de gags, pas une véritable histoire (je suis conscient que c'était la norme des auteurs de Bédé des années 30) et l'on voit parfois Tintin dans des attitudes dégradantes, indigne du mythe qu'il est devenu. L'image des communistes, parfois décriée dans les années 50-70 (quand le P.C.F avait le vent en poupe) n'est peut-etre pas si éloignée de la réalité (voir de somptueuses cases de Moscou frappé par la famine).
L'album a été renié par Hergé, et ce n'est pas étonnant. Bonne lecture !
Il y a de l'engagement politique dans l'air.
Tellement politique qu'Hergé voulait que le premier album de Tintin reste en-dehors de la véritable série ; de son côté Casterman n'a pas respecté les aveux d'Hergé et le publia pour les 70 ans de tintin…
"Tintin au pays des Soviets" marque la naissance du personnage de Tintin dont la première apparition eut lieu en 1929 (si mes souvenirs sont bons !) dans les pages du supplément jeunesse du XXème Siècle (Le Petit Vingtième).
Pour moi il serait dommage de ne pas découvrir cet album qui, malgré ses défauts, a déjà une valeur de témoignage historique en même temps qu'il laisse apparaître la griffe Hergé.
Moi je trouve que, graphiquement, il est assez amusant puisqu'on voit à quoi vont ressembler les héros… Les dessins ont un charme - certe un peu archaïque - mais laissent présager du coup de crayon d'Hergé. Le graphisme, en noir et blanc, est aux traits grossiers, mais finalement c’est ce qui lui donne de l'éloquence. Ainsi, on peut mieux s’imaginer tout le chemin parcouru par Hergé pour faire de tintin le reporter le plus aimé de la planète.
Les défauts de cet album sont ceux que l'on retrouve dans les premiers Tintin et notament celui au Congo. À ses débuts, Hergé improvisait sans avoir de scénario préconçu, ce qui donne cet aspect désordonné à l'histoire qui n'est qu'une suite de petites histoires reliées entre elles. Il travaillait parfois dans l'urgence ce qui se ressent au niveau de certains dessins. La personnification de Tintin se transforme puisqu'il a sa très célébre houppe dans les premières pages du récit. En revanche, son caractère est méconnaissable et manque d'humanité qu'il aura par la suite. Cet opus offre de multiples rebondissements où les exploits de Tintin - et de Milou qui en est pour beaucoup dans les sauvetages de tintin - manquent de crédibilité et sont parfois burlesques.
Cependant, cet album est véritablement instructif . La charge un peu forcée contre la russie soviétique repose sur des faits véridiques. En effet Hergé s'est inspiré du récit fait par Joseph Douillet, "Moscou sans Voiles" et cette vision sur l'URSS, crée en 1922 (un peu d'histoire ça ne fait pas de mal !), était assez éclairante à l'époque où de nombreux intellectuels commencaient déjà l'apologie du communisme stalinien. Par ailleurs, les insultes de "sale bolchévique" s'adressent aux membres du parti et non à la population russe dont la misère et la souffrance sont montrées avec véritable compassion.
Bref, faut lire "Tintin au pays des Soviets" pour son caractère quelque peu historique, et par curiosité, tout en gardant du recul. Par contre pour ce qui est de le faire lire aux enfants, soit vous prenez le temps de leur expliquer que les soviets - et l'histoire est longue - ne sont pas tous des monstres bolchéviques, et le contexte historique de l'entre-deux guerres… soit vous leur mettez "Les bijoux de la Castafiore"…
Ouch, le premier truc qiu m'est venu à l'esprit en découvrant ce Tintin était qu'Hergé ne s'était pas foulé des masses pour le dessin.
En noir et Blanc, caricatural, hésitant, peu mature, on a du mal à le classer parmi les autres Tintin qui n'ont jamais eut pour point fort des dessins éclatant de vie.
Néanmoins, si l'on excepte ces dessins un peu rebutants, je trouve que cet album à un charme très particulier.
Hormis l'atmosphère très spéciale, renforcée par l'absence de couleurs, l'aventure en elle-même est très attachante.
On peut toujours reprocher le parti pris et la caricuturalisation de L'union Soviétique mais l'action est soutenue.
Surtout l'aventure est originale par rapport aux autres Tintin.
Ici, on est en pleine époque reporter du Petit vingtième, et hormis Milou, aucun des autres personnages important n'est présent.
En bref, un album à découvrir, pas génial, mais qui se laisse lire.
C'est assez étonnant de découvrir cette bd tant sa conception diffère des ouvrages que nous pouvons nous procurer dès maintenant ; et il est difficile de croire que c'est le même Hergé qui est à l'origine de ce tome et des classiques bien connus tels que "Tintin au congo", etc...
Outch ! Les illustrations ne sont pas parfaites, loin de là, et on sent vraiment en lisant cet album qu'Hergé était encore en phase d'essai, tentant de définir le caractère et la silhouette de son fameux reporter, qui est maintenant devenu l'un des personnages les plus populaires de la bande dessinée franco-belge, et se à travers le monde ! Le plus fort, c'est la tronche que ce tape ce pauvre Milou dans cet album... Mort de rire !
En bref, un album à découvrir d'urgence, ne serait-ce que pour découvrir les origines de cette si célèbre série !
il est vrai que cet album est un must comme tintin en amérique(même collection), mais la période petit "vingtième" de Hergé ne m'a pas inspirée par les scénarios et le "parti pris" caricaturaliste des autres nations!