Bien bon encore. Les états d’âme d’un gamin –comme je l’ai été- disséqués par l’humour de Zep. 45 pages de vraie bonne humeur en gags d’une planche chacun. Une nouvelle fois, j’ai plongé avec un vrai bonheur teinté de nostalgie dans ces « histoires-de-rien-du-tout » qui, l’air de rien, sont celles d’un ch’tit comme je l’ai été.
L’école et les copains de classe, les premiers « zamours », la maîtresse « vieux jeu », les problèmes de famille, les sorties, les farces, les premières neiges, la « petite » d’une classe inférieure qui s’attache à vous… un vrai petit monde reconstitué de maîtresse façon par un Zep en grande forme. En quelques mots, en quelques traits, ce dernier parvient à vous dérider les mandibules sans devoir vous forcer.
Imagerie de l’enfance, oui, mais avec les mots et les comportements d’aujourd’hui. C’est aussi –parfois- une petite ode à la tolérance qui –l’air de rien- interpelle ; une phrase qui vous titille les zygomatiques, des expressions verbales et gestuelles qui vous font retrouver ce « temps passé ». Et ça fait du bien. J’ai replongé avec délices dans mes très jeunes années ; un temps où l’on « jouait au grand », un temps malheureusement révolu et par lequel on ne repasse jamais sur la case départ.
Nostalgie… nostalgie…