Ce qui m'a le plus marqué à la lecture de cet ouvrage: les dessins.
Certains sont ciselés au millimètre, et d'autres sont bluffants. Ca faisait un petit moment que je ne m'étais pas tant arrêté devant des images, en les trouvant bien faites, originales, complètes, intenses.
Loisel et Tripp se complètent à merveille avec intelligence, c'est évident.
Reste l'histoire, et là je suis beaucoup moins positif.
Je n'ai qu'à peine trouvé mon compte dans ce récit de village, agréable certes, mais qui ne décolle guère.
D'accord, il s'agit d'un tome introductif, ça va se poursuivre, mais j'ai été gêné quand même par le manque de rythme. On insiste plus sur les personnages, mais finalement on volète de l'un à l'autre, sans se fixer.
Bon, le nouveau curé est sympathique, et après ?
Voilà, exactement, je trouve que ce livre reste trop dans la première intention et ne creuse pas.
Bref, je suis finalement un peu déçu. Mais le dessin sauve un peu la mise.
Un album chaleureux, dont la principale particularité vient de la fusion du dessin de Tripp et de Loisel, difficile de dire qui a influencé qui.
Sinon le scénario est assez simple ; il raconte le quotidien d’une petite communauté villageoise du Québec, durant les années 20.
Les personnages sont tous très attachants, que ce soit Marie qui a repris le magasin général, suite à la mort de son mari Félix et qui se débat corps et âme pour faire survivre sa boutique ; le curé plus charpentier que prêcheur, Noël l’athée convaincu qui rêve de construire un bateau et tous les autres…
Cet album est un donc plaidoyer pour la solidarité et l’amitié. Un très bon moment de lecture…
J'ai du mal a parler de cet album, tellement il m'a impressioné ! Etant heureux posseseur de "L'arrière boutique du magasin général", j'ai pu vraiment me regaler sur les dessins.
Il est vrai je prefère le dessins de Loisel...
Mais le final est quand même tres beau et original !
Aussi j'ai pris cete version car dans la version classique, je n'aime pas du tout la colorisation.
Quand au scénario, rien a dire c'est un régal ! L'histoire toute simple d'un village Quebecois, on pourrait croire que on va s'enuyer, ben non, pas du tout !
C'est que du plaisir !
C'est original, il fallait avoir de l'audace, ils en ont eu, ils ont réussi !
Pourquoi 4,5/5 ? Les dessins de Tripp ... je n'ai pas dit que je detestais mais bon je n'en raffole pas vraiment
"Ainsi va la vie à Notre Dame des Lacs." Voilà qui résume parfaitement le propos de ce bel album.
N'ayant rien lu ni entendu au préalable, il m'aura fallu une trentaine de pages pour comprendre qu'il n'y a pas de personnage central dans "Magasin général". Ou plutôt si, il y en a un : le village. En effet, c'est le quotidien d’une charmante communauté campagnarde qui nous est conté, au rythme des saisons, enterrements, naissances et festivités.
Loisel et Tripp, qui ont conjugué leurs talents tant au niveau du graphisme que du scénario, ont manié à la perfection l’art de la mise en scène, du découpage et du dessin pour créer un récit plaisant à suivre, avec une grande galerie de personnages et une ambiance typique de village. Un village plein de vie, plein d’émotions, que les visages expriment avec beaucoup de force. Les savoureuses expressions québécoises ajoutent une belle touche de réalisme : j’avais l’impression d’entendre l’une de mes amies de Montreal.
La vie s’écoule donc ainsi, à Notre Dame des Lacs, tout au long de 76 planches qui forment le premier volet d’une trilogie.
Loisel et Tripp nous content la vie d’une petite paroisse du Québec : Notre Dame-des-lacs. Le scénario ne va pas chercher plus loin, on vie juste les anecdotes, les ragos et la vie au quotidien des villageois dont le magasin général est le poumon de cette communauté. Ça peut paraître un peu léger et rasant pour une série qui doit compter 3 tomes et dont le premier fait déjà 80 pages. Mais non, c’est frais, juste, dépaysant, drôle, émouvant… on ne s’ennuie pas du tout contrairement à ce qu’on pourrait croire de premier abord. Pour les dialogues les auteurs ont collaboré avec Beaulieu pour adapter en québécois compréhensible pour un lecteur français lambda et ça donne un mélange assez savoureux et atypique.
Au dessin, on retrouve Loisel et Tripp. Pour faire vite, je dirais que le premier s’est occupé des crayonnés et le second de l’encrage (Tout est mieux expliqué au début de l’album). Cette collaboration donne un résultat très beau : du Loisel mais en plus… comment dire… caricatural, vous voyez ce que je veux dire ? Non ? Ben lisez l’album, vous ne le regretterez pas.
Les couleurs de Lapierre sont jolies et en parfaite adéquation avec les illustrations et l’ambiance.
Au départ,un dessin surprenant avec des personnages pas très beaux et des couleurs dans le marron qui génèrent une ambiance assez triste et pauvre.
Et puis l'histoire de ce village rural ou le magasin général est si important pour la communauté que Marie, veuve avant l'âge, est bien obligée de reprendre après le décès de son mari.
Au fur et à mesure de la lecture, on se prend complètement par l'ambiance chaleureuse de ce village et on adhère complètement au récit qui est véritablement magnifique.
Une grande réussite pour les auteurs qui nous invitent dans cette communauté rurale assez pauvre ou la solidarité et la gentillesse sont présentes à chaque page.
On rentre directement dans l'intimité de Marie, la jeune veuve. Le travail des couleurs n'y est pas pour rien à mon avis, c'est d'ailleurs ce qui m'a attirer l'oeil en premier.
Magnifique travail entre Tripp et Loisel, même si le trait de ce dernier ressort beaucoup...
A lire et à se laisser emporter au fin fond du Québec...
Très bon cet album. J'en attendais beaucoup, et c'est encore meilleur que ce que je pensais !
Cet album assez long (80 pages tout de même) file assez rapidement, du moins c'est l'impression qu'on a, tant on a plaisir à le lire. Il ne se passe rien d'extraordinaire en fait. Les évènements sont les petites choses du quotidien qui arrivent aux habitants de ce village. Mais pourtant, ce quotidien est dépeind avec réalisme et brio, si bien que l'on accroche dès les premières pages.
De plus, le dessin est vraiment très réussit. Il fourmille de petits détails, il est expressif à souhait.
Un très bon premier album qui place la barre assez haut pour la suite (que l'on attend avec impatience, du coup !)
Deux auteurs du neuvième art qui s’associent pour écrire un album, c’est évidemment chose courante lorsque l’un est scénariste, l’autre dessinateur. Parfois les deux travaillent sur le scénario, ce cas de figure est même encore assez courant, le dessinateur voulant souvent (et c’est bien normal car il est l’un des auteurs) apposé sa patte sur le scénario. Mais deux auteurs qui élaborent ensemble le dessin d’un album, voilà qui est déjà beaucoup plus rare…
Dans le cas de "Magasin général", deux auteurs complets décident de réunir leurs talents mutuels pour former un « auteur virtuel » qui possédera un style scénaristique et visuel nouveau à la croisée de ceux des auteurs. Loisel et Tripp ne se partage donc pas les planches à dessiner, mais dessinent ensemble toutes les cases de cet album visuellement très réussi.
Pour ce qui est de l’histoire, et bien il s’agit en effet de la vie d’un village québécois dans les années 40. Après la mort du gérant du magasin général, sa femme Marie doit diriger l’affaire toute seule. Et autant vous dire que le magasin général permet au village de vivre, il fournit tout ce que les villageois ont besoins. Il s’agit donc d’un travail qui n’est pas de tout repos. Ce premier tome nous présente donc le village et ses habitants de façon très réussie, et on s’attache tout de suite à cette petite bourgade. Mais je ne suis pas d’accord avec david, il se passe des choses, beaucoup de choses même. Il s’agit en fait d’un bouleversement dans la vie de ce village que la mort de Félix, surtout pour Marie bien évidemment qui doit reprendre les rênes tout en faisant son deuil.
Une histoire simple et malgré tout plaisante, une introduction qui donne envie de lire la suite, et de suivre la vie tranquille () de Notre-Dame-des-Lacs…
euh.... comment dire??? un morceau de vie dans un album.
L'histoire tragique d'une tite bonne femme veuve qui ne pense pas avoir la carrure de reprendre le magasin central du village. Cette histoire plein de non-rebondissement nous berce et se laisse lire et attendrir avec délicatesse. Le fait que l'histoire soit en québécois améne un charme d'un autre temp.
Pour le graphisme, les tons pastels et l'histoire se marrient avec brio
2 ans après la sortie du dernier tome de "Peter Pan", voici donc le nouveau projet de Régis Loisel. Un projet encore différent de ce qu'il a fait auparavant, puisque "Magasin général" est une chronique rurale, prenant pied dans un petit village québécois entre les deux guerres. Et surtout, un projet rélisé à quatre mains avec son compère Jean-Louis Tripp, autant au scénario qu'au dessin. Alors qu'on pensait que Loisel était l'exemple même de l'individualisme, il surprend son monde en réussissant son osmose avec Tripp pour ce projet. Car on peut parler véritablement d'osmose. Entre le trait "jeté" de Loisel et l'encrage inventif de Tripp, les auteurs ont réussi à trouver un style médian, qui se nourrit des qualités de chacun.
Le charme opère presque totalement avec cette histoire. Dans le Nouveau-Monde, beaucoup de villages isolés ne vivaient qu'autour de leurs magasins généraux. Mais d'habitude, nous les Européens, nous ne voyons ça qu'au travers de séries comme La Petite maison dans la prairie ou d'autres, un peu mièvres, faites au Québec. Et en général on se moque de leur accent. L'avantage d'une BD, c'est qu'on n'entend pas les personnages. Ce qui n'empêche pas Tripp et Loisel de retranscrire de belle façon la faconde et le langage fleuri des Québécois, au travers d'expressions bien choisies, mais aussi l'esprit un peu coquin, goguenard si propre à nos cousins.
Le résultat ? Une BD d'une extraordinaire fraîcheur, qui parvient à rendre passionnante une histoire pourtant assez banale, sublimée par le talent de deux auteurs en état de grâce.
Un mélange de talents : voici comment l'on pourrait résumer en quelques mots le résultat de cette association Loisel/Tripp !
C'est véritablement avec un plaisir manifeste que l'on tourne les pages de cette "comédie humaine", où l'on découvre un microcosme canadien perdu entre lac et forêt...
Le graphisme est superbe, les visages expressifs à souhait, tellement réels que l'on viendrait presque à penser que chacun est sur le point de s'animer sous nos yeux ! Impression relayée par ailleurs avec l'utilisation d'une linguistique pour le moins typée. Ajoutez à celà des scènes de vie quotidienne et vous voici littéralement catalputé au coeur de cette petite bourgade qui nous est présentée, dans un univers qui devient de plus en plus familier à mesure que les pages se dévoilent...
Une histoire ordinaire avec des gens ordinaires ... presque un documentaire.
Il ne se passe rien, et on se contente d'observer la vie tranquille de cette petite communauté avec ses malheurs et se bonheurs : toute une ambiance très bien reconstituée.
Le charme opère aussi grâce au langage : les quelques expressions disséminées ici ou là sont fort sympathiques et ne nuisent pas à la compréhension.
Le dessin est magistral et on reconnait fortement le style Loisel. Ca m'a d'ailleurs un peu dérouté au début (je trouve que ça correspond mieux au conte) mais on s'y fait très vite car c'est tellement beau.
Bon. Très bon même.
Une magnifique chronique rurale où il ne se passe rien... ou presque.
Notre-Dame-des-Lacs ?... C'est un bled perdu quelque part au Québec. On y travaille au rythme des saisons. Tout le monde -ou presque- se connaît.
Le trait d'union de nombreuses familles ?... C'est Félix Ducharme, le proprio du magasin général. Avec sa camionette, il assure la liaison avec la ville la plus proche.
Mais Félix meurt. Alors sa veuve, Marie, va être amenée à poursuivre l'affaire...
Un album fait de nostalgie, de tendresse. Un hommage aux "cousins de là-bas", à la saveur des gens, de la terre ; à ces personnes qui réussissaient -malgré le peu de moyens dont ils disposaient- à donner à leur pays une réelle authenticité.
Le Québec comme beaucoup d'entre-nous le rêvent encore. Ses petites routes, ses forêts de bouleaux, ses gens amicaux, ses couleurs, ses odeurs.
Un album a déguster, tout doucement, comme le temps qui passe...
Cet album nous ramène dans le fin fond du Québec des années 1920-30, dans la petite paroisse rurale de Notre-Dame-des-Lacs, habitée par quelques familles. En ouvrant cet album on va s’inviter au sein de cette petite communauté campagnarde québécoise au moment où elle vient de perdre Félix Ducharme, qui tenait le Magasin Général, la plaque tournante de ce petit village.
Comme tout l’équilibre de cette communauté repose entièrement sur le curé et le Magasin Général, Marie, la veuve de Felix, sera vite rattrapée par le quotidien du village et n’aura donc pas vraiment le temps de faire le deuil de son mari.
L’histoire, qui se ‘limite’ en fait à suivre le quotidien de cette communauté, est donc assez simple. Mais, cette simplicité du récit permet de mettre en avant le caractère des différents personnages, tous plus expressifs les uns que les autres.
Il y a d’abord Marie, toujours prête à rendre service, qui est une ode au courage des femmes dans ces moments difficiles. Et puis il y a ce curé vraiment attachant et non dépourvu d’humour qui est pour l’instant mon favori avec le sympathique charpentier. Et comment passer à côté de ces trappeurs qui sortent des bois entourés de mouches comme les trolls de la série "Trolls de Troy" (faut-il également craindre pour le look d’un éventuel coffret de cette trilogie ? ).
Tous les personnages sont tellement remplis d’humanité et de générosité que l’on ne s’étonnerait d’ailleurs pas de voir apparaître Charles Ingals au coin d’un des champs . Et afin d’augmenter l’authenticité de ce petit village dans la prairie, les auteurs (avec l’aide du montréalais Jimmy Beaulieu) ont également opté pour une narration franco-québécoise compréhensible des deux côtés de l’Atlantique et riche en expressions locales savoureuses.
Et que dire de ce dessin hybride Loisel – Tripp ? Régis Loisel ("Peter Pan", "La quête de l'oiseau du temps") au crayonné des planches et Jean-Louis Tripp à l’encrage et à la finalisation des dessins. Une alchimie magnifique entre ces deux grands talents, qui nous reproduisent cette tranche de vie québécoise avec brio et nous livrent plusieurs planches muettes merveilleuses.
Bref, même si pour l'instant le scénario est un peu léger, on s'attache aux personnages dans ce premier tome d’une cohérence graphique remarquable. On apprécie et on va presque jalouser ce bonheur, cette quiétude, cette solidarité et cette tolérance qui animent cette microsociété harmonieuse dont la vie tourne autour du Magasin Général et de Marie. Quel contraste avec l’intolérance qui règne au sein d’une société articulée autour d’un petit écran !
Hostie ! Que le deuxième tome de ce triptyque paraisse vite !