Pour comprendre cet album, il est nécessaire d'avoir lu le tome 1.
En effet, il est difficile de savoir comment les trois personnages sont entrés en possession des opales, ce qu'elles représentent et pourquoi la loge d'Ars Magna veut les récupérer.
Un bon scénario néanmoins qui nous pousse en avant et ou les héros ne sortent pas toujours victorieux, ce qui changent des histoires généralement narrées dans les livres ou les films.
Le dessin est d'une précision remarquable pour ce qui concerne les habitations, les navires ou les objets. C'est un peu plus difficile pour les personnages qui sont quand même assez réussis.
Les fonds de case sont souvent fonçés, camaieu de bleu ou de marron, ce qui assombrit parfois un peu trop le dessin.
Une superbe attaque de rats sur les héros laisse pantois et on ne s'imagine pas dans cette horrible situation.
Un bon album qui nécessite quand même la connaissance du premier tome.
Le sujet est original et Nostradamus et ses écrits et prédictions n'apparait pas souvent en BD.
Les auteurs confirment leurs talents respectifs et leurs bonnes intentions avec ce tome 2. Plus introspectif, il nous propose d'avancer un peu -mais pas trop- dans le cheminement de l'histoire, avec en point d'orgue la fin de l'album, qui remet en cause tout l'intérêt de la série. Non en termes dépréciateurs, loin de là, mais il s'agit d'un retournement de situation essentiel. L'affaire, même si elle s'apparente quelque peu à celle du "Le triangle secret", apparaît tout de même suffisamment complexe. Faisons confiance à Eric Corbeyran et Nicolas Hamm pour nous mener sur des sentiers ésoétériques originaux.
Côté graphique, Grun nous propose encore une fois un album léché, au dessin proche de la perfection, et toujours aussi sensuel, même si Walaya est désormais habillée. Des petits soucis de perspectives antomiques me permettent de tempérer mon enthousiasme, même si je vois en Grun un futur Philippe Delaby. Pour le reste (décors architecturaux, bateaux, ambiance...), c'est du grand art, même si les tonalités ne se font pour l'heure qu'autour du brun et du bleu. Mais n'est-ce pas un gage de qualité que de reprendre les couleurs de deux célèbres sites de BD ?...