J'avais apprécié le tome 1, j'ai encore plus aimé le tome 2.
Comme chacun sait sur CoinBD, je suis un grand fan de "Star Wars" et le parallèle avec cette oeuvre m'est apparu aussitôt. Comme dans "Star Wars", l'histoire commence dans un monde oriental, chaud et aux allures de désert. Comme dans "Star Wars", le deuxième tome commence dans un univers froid et glacial qui a volonté de montrer que l'espoir n'est plus de mise et que tout ça va être violent et tragique. Bref, tout ça pour dire que j'ai eu très peur en commençant la lecture de ce deuxième tome. Peur de me retrouver dans une histoire que je connaissais déjà trop bien.
Que nenni ! le parallèle s'arrête là et Lupano continue à développer son propre univers tournant autour de l'extrémisme religieux. La lecture est très agréable et on s'attache vraiment à Alim et sa petite famille. On subit avec eux la violence de ce tome et, comme eux, on n'a pas le temps de pleurer sur la disparition brutale d'un personnage secondaire auquel on s'était attaché également.
Autre grand atout de ce tome (et de cette série), c'est son dessin et sa colorisation. L'outil informatique est utilisé ici, mais si bien ! Il paraît que la dessinatrice est une ancienne de chez Disney. Je veux bien le croire.
Bref, si vous aimez l'heroic-fantasy, et que vous en avez marre de la production Soleil, "Alim le tanneur" est une très bonne option. Un univers soigné et crédible, et un dessin superbe.
A lire d'urgence.
Le premier tome avait fait pas mal parler de lui, sur coinbd comme dans les librairies. On attendait donc ce deuxième tome avec impatience et la vague angoisse d'être déçu. Ouf ! Non seulement l'album est bon, mais il ose déjà se renouveler.
Le ton est différent, globalement plus grave. Ce n'est pas vraiment surprenant quand on pense à la situation des personnages à la fin du tome précédent : à la vie modeste mais joyeuse avait succédé une existence de fuyards déracinés et sans illusion. La psychologie des personnages a évolué avec les événements, le contexte n'est plus le même. Côté scénario, Wilfrid Lupano déroule ainsi son récit sans désorienter le lecteur mais sans ostensiblement flatter son goût inconscient de retrouver ce qu'il a aimé. L'histoire reste émouvante, captivante, racontée avec intelligence et sensibilité.
Tous ceux qui ont aimé les planches de Virginie Augustin vont à nouveau apprécier son travail sur ce "Vent de l'exil". Si vous avez la chance de tomber sur l'édition originale de l'album, vous profiterez d'un petit supplément présentant les différents projets de couverture (rappelons que le premier tome a très vite changé de couverture, dès sa deuxième édition). La mise en couleurs est impeccable, assurée conjointement par Augustin et par Penloup.
Une des belles séries de ces dernières années, à suivre ou à découvrir d'urgence !
Temps de respiration sur ce second tome...
Alim et sa famille ont trouvé refuge dans les montagnes, tandis que dans leur ville d'origine, les murmures grandissent sur l'apparition de Jésameth...
Le scénario prend un tour un peu intattendu, puisqu'on s'attendait à une traque plus classique de la part de la Nef iasoubine. Or, le démon qui mène la chasse a soif de sang, et profite de son équipée pour prêcher la bonne parole en faveur de son Sauveur... à sa façon. Et puis on perd un personnage secondaire auquel on avait fini par s'attacher. Vraiment, c'est surprenant.
Virginie Augustin continue à faire de très belles planches, tout en affirmant son style, qui ressemble quand même pas mal à celui d'autres auteurs dans la même mouvance. Un petit bémol avec les couleurs, qui bien que très jolies, sont un peu sombres par moments. Je ne parle pas des scènes nocturnes, qui ressemblent à des scènes nocturnes, mais à certains éclairages diurnes, mal calibrés...
Mais ce n'est pas vraiment gênant et... la suiiiiiiiiiiiiiite !
Il y a quelque temps j’ai découvert presque par hasard dans ma bibliothèque municipale le premier tome d’Alim le Tanneur. En effet la couverture n’attirait pas particulièrement l’œil, et le titre tout simple ne me permettait pas d’identifier cet ouvrage. Et pourtant après sa lecture, je dois dire que j’étais conquis. En effet ce premier tome était une véritable bouffée d’air dans le monde souvent trop formaté de la BD de Fantasy. Cette histoire à la fois simple et riche, ses personnages, ses émotions, ses illustrations… bref le tout faisait de cet album un album de qualité et d’une grande originalité.
Aujourd’hui je me retrouve avec le second volume de cette série entre les mains, et avec joie je me plonge dans sa lecture. Cet album fait partie de ceux que l’on lit tout de même relativement rapidement, mais qui dégage de véritables émotions. On est vite attaché aux personnages, et on suit leurs mésaventures avec beaucoup de compassion pour cette famille de « hors-catse ». Ce qui est assez surprenant dans cette histoire, c’est que partant d’un synopsis assez simple, elle est pourtant d’une grande richesse alternant entre des passages d’émotion et des passages assez violents. Le tout est parfaitement dosé, et c’est un véritable plaisir à lire.
Les dessins sont aussi très réussis avec des couleurs qui vont du pastel à des couleurs beaucoup plus chaudes. Là encore on alterne entre des cases représentant la « bouille » bon enfant d’Alim et de sa famille, avec des cases assez violentes. Ce contraste parfois saisissant contribue à la profondeur du récit. Le monde dans lequel évolue Alim est certes différent du notre, mais pourtant lui ressemble sur de si nombreux points. Et il n’échappera à personne à la lecture de cette série qu’il s’agit également d’une critique de notre monde sur la violence, l’intolérance et les dérives religieuses. Mais c’est aussi une fable, l’histoire d’un homme ordinaire qui prend tout d’un coup une importance énorme par un caprice du destin, et qui va devoir se surpasser pour protéger sa famille…
J'ai vraiment apprécié ce second tome. Le premier nous entrainait dans un rêve d'orient où les couleurs à elles seules posaient une ambiance très personnelle, particulière, intimiste et en même temps épique.
Ici, le ton est différent, l'univers plus violent, et plus sombre. La couverture parle d'ailleurs d'elle-même : les visages empalés au premier plan, au milieu du grand froid, permet au lecteur de s'évader dans un univers très proche de notre Mongolie, en plein hiver. Une Asie alternative se déroule donc sous nos yeux, alors que Bul, son papa et son grand-père sont pourchassé par l'empire alors qu'ils possèdent des éléments qui pourraient remettre complètement en question la vie et la destinée de Jesameth.
On aurait pu tomber dans de l'Heroic Fantasy bateau à la Soleil Prod, mais rien de cela ici : L'histoire est palpitante, originale et dépaysante. Les personnages sont hauts en couleur et travaillés, permettant toutes les directions possibles pour un scénario complet et riche.
De plus, le dessin est superbe. Certes, les couleurs beaucoup plus froides invitent moins le lecteur au rêve que lors du premier tome, mais leur application est telle qu'elles jouent résoluement un grand rôle dans la réussite de cette série.
Bref, second tome de grande qualité qui confirme tout le bien que je pense de cette série. Le troisième tome se fera attendre, croyez-moi
Après une entrée en matière qui avait fait l’unanimité, j’ai trouvé cette suite un peu plus conventionnelle. Le scénario fait la part belle à l'action et l'aventure (le récit est d'ailleurs plus sanglant) et, comme souvent dans ces cas-là, c’est au détriment de l’intrigue. De ce côté, en effet, on n'a pas avancé énormément. La lecture reste très plaisante et émaillée de bonnes scènes, mais l’ensemble apparaît moins rafraîchissant.
Ce tome 2 s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur au niveau du message religieux : axé sur la mystification, les offenses, sacrilèges, interdits, blasphèmes, châtiments, sacrifices,… c’est le côté le plus sombre des autorités religieuses qui est mis en avant. « Il n’y a pas d’autre foi que la nôtre. » est une phrase qui sonne terriblement juste et qui trouve malheureusement un large écho dans l’actualité de ces dernières années, décennies, siècles…
Graphiquement, Virginie Augustin fait montre d’un grand talent : son dessin et les couleurs sont à nouveau d’une grande beauté.
Première chose : la couverture ce coup-ci est réussie Par contre, ce qui me dérange un peu, c’est qu’elle m’évoque irrésistiblement le monastère tibétain de Lhassa. C’est dommage, je trouve, d’introduire cet ancrage dans le monde réel, au milieu d’une histoire qui paraissait jusque là typiquement prendre pied dans une Terre de Légende ( ) totalement imaginaire. Mais passons. Le récit semble nous être raconté à posteriori, alors, ou bien il va y avoir un rebondissement dans les prochains tomes, ou alors il y a une anomalie ; mais je n’en dirai pas plus. A voir. Toujours est-il que ce tome est beaucoup plus violent que le précédent ; violence incarnée en la personne de Torq Djihid. Ce climat de terreur alterne avec des scènes bucoliques, pleines de fraîcheur. La menace qui pèse sur les trois fugitifs est de plus en plus palpable, au fil des pages, et cette alternance, loin de dissiper le malaise, ne fait qu’accentuer la précarité de leur situation. Tout ça est servi par un dessin encore plus beau que dans le premier tome, mis en valeur par une subtile palette de teintes chaudes ou froides, en camaïeu ou en jeux de contrastes, mais toujours harmonieuses. J’en suis même venue à oublier que c’était du numérique, c’est dire !
Bref, un second tome très recommandable. En plus, l’édition originale comporte un cahier réunissant les esquisses préparatoires et le résultat final de la couverture de ce tome ainsi que de la deuxième version de celle du premier.
Le tome 1 m'avait pris à la gorge tant je le trouvais fabuleux. Mais si je l'aimais tant, c'était dû en grande partie à cause des ses couleurs merveilleuses et lumineuses.
Alors quand j'ai ouvert le tome 2, j'ai ressenti une déception immenses, se transformant petit à petit en amertume froide et désagréable. En effet, plus de couleurs scintillantes, qui illuminaient à elle seules une pièce plongée dans le noir ... au profit de quoi? eh bien de ce nouvel outil qu'est l'informatique. Alors oui, les nouvelles couleurs sont belles, oui elles rendent très bien l'univers, mais jamais elles ne pourront égaler les précédentes. Voila que, d'original et d'incroyable, cet album est relégué au rang des "bons livres" du fait de son scénario classique, et de ses couleurs classiques aussi ... quel dommage ... vraiment. Il faut tout de même noter que le dessin reste de très grande qualité.
Commençons par les regrets : premièrement Delcourt qui modifie la présentation des tranches des albums et deuxièmement la réédition du premier tome avec une nouvelle couverture alors que l’originale me plaisait bien, même si elle était légèrement trompeuse par rapport au contenu.
Car il est vrai que la couverture du premier tome laissait présager un monde hostile et noir, alors que l’on se retrouvait plutôt au pays des 1001 nuits dans un monde aux couleurs pastels et chatoyantes. Pour le deuxième tome, par contre, la couverture est plus ‘gentille’ alors que le contenu est tout de même plus sombre.
Ce deuxième tome nous plonge dans un monde montagnard plus froid et moins ensoleillée (joyeux) que le précédent. L’histoire est toujours assez classique, mais plus sanglante. La découverte des reliques de Jésameth par Alim et Bul n’a pas fini de faire vaciller les fondations religieuses de leur société et la fin du tome laisse présager que ceci n’est qu’un début.
Le dessin de Virginie Augustin est toujours aussi plaisant. Les personnages ont vieillis, mais ont des bouilles toujours aussi attachantes et sont animés de main de maître par cette ex-employée de Disney. On peut décidemment se réjouir de cette vague Disney qui vient déferler sur la BD franco-belge.
Je voulais mettre 5 mais il parait que rien n'est parfait. Je suis Alim depuis ses tout debut et c'est donc avec impatience que j'attendais cette suite... et je n'ai pas du tout ete decu, les dessins sont superbes, ont decouvre un peu plus les personnages, tandis que l'histoire suit (bien) son cours... Par contre j'avais entendu dire que cette serie ferait 3-4 tomes mais aux vues du final il me semble que ce sera un peu plus long... affaire a suivre...