Une véritable explosion d'images : voici comment l'on pourrait définir en quelques mots l'incroyable graphisme de Requiem !
Surprenant déluge visuel, sans limites, allant se déverser jusqu'au coeur des trames, l'ensemble est un pur délice pour nos pupilles.
Mais la cerise sur le gâteau, c'est que le scénario est bel et bien à la hauteur de ce gigantesque délire pictural ! Un personnage principal amoral, et pourtant passionnément amoureux d'une femme qu'il lui est interdit d'aimer, un monde violent vouant culte aux pires cruautés et bassesses : l'atmosphère qui se dégage dès la première lecture (et je dis bien première car l'album en mérite largement plusieurs pour pouvoir en appécier toute la complexité) ne peut que "prendre aux tripes", littéralement.
L'ambivalence des sentiments qui animent Requiem, son intronisation dans un univers dont il ignore les règles les plus élémentaires, ses premières rencontres avec ses semblables : l'ensemble particulièrement rythmé impose au lecteur de s'immerger au coeur de l'enfer et de se fondre avec le Chevalier Vampire...
Difficile de ne pas sortir totalement indemne de la découverte de cet époustouflant album... Pour ma part, la lecture du deuxième volume est désormais une évidence !
La couverture donne le ton. Le personnage est sombre, violent, avec une armure, certes splendide, mais qui nous emmène immédiatement vers la violence brutale. Le maquillage et les symboles tracés donne le ton : le vampirisme.
A l'ouverture de l'album, il faut résister pour ne pas refermer tout de suite ce livre. La couleur est très agressive et saute sur le lecteur comme un chat enragé. Mais en insistant un peu, on découvre une histoire qui nous emmène dans un monde après la mort, peuplé de vampires, de goules et autres monstres.
Le dessin est finalement fin et minutieux, mais il faut insister longtemps sur chaque case pour voir les détails.
Cet album correspond à un genre précis qui a ses amateurs, dont je ne suis pas.
Je reconnais néanmoins le travail énorme du dessinateur et effectivement, le résultat est atteint : ambiance très glauque et malsaine que l'on n'a pas envie de découvrir.
Après la lecture, en plusieurs fois quand même, j'étais fatigué et peu emballé.
Alors là c'est vraiment la grosse claque pour ce premier album.
J'ai longtemps retardé la lecture de cet album, ayant eu de très gros a priori sur le dessin de Ledroit, mais je ne peut aujourd'hui que regretter d'être resté si longtemps étranger à cette série.
Le scénario est exceptionnel en tout point. Le personnage de Heinrich est très travaillé, tiraillé entre sa condition de vampire et son ancien amour. Via ce ressort dramatique, Mills s'approprie de bel manière l'un des poncifs du roman gothique (l'amour par-delà la mort), en le replacent dans un univers travaillé dans ses moindres détails, qui prends les notions de temps et d'espace à contre-pied. Le travail sur le temps notamment, qui s'égrène à l'inverse de la vie mortelle, est parfait en tout point. Et que dire des règles qui régissent la société vampirique, qui ont transformé tout ce qui est source de douleur et de malheur dans la vie terrestre en plaisir recherché ?
Le dessin lui aussi n'est pas en reste, incisif et sombre à souhait, mariant habillement des teintes rouges, oranges et noires pour un résultat baroque, certes chargé, mais terriblement efficace, et dont je n'ai pas à ce jour trouvé la pareille, le tout organisé autour d'une mise en page audacieuse et savamment maîtrisée.
Je dois dire que la première approche que j’avais eu de Requiem était assez peu encourageante. Des couleurs presque uniformément rouges et noires, et un scénario qui ne semblait pas transcendant… De plus je dois dire que je ne suis pas un grand fan de Ledroit, même si son travail sur les Chroniques de La Lune Noire est plutôt intéressant, enfin après les deux premiers tomes, où les dessins sont assez « brouillons ». Mais un ami m’a dit « J’ai lu les trois premiers tomes, c’est génial, il faut à tout pris que je me procure le quatrième tome au plus vite » ou quelque chose dans ce goût là avec peut-être plus de mots qui auraient été censurés si je les avait rapportés tels quels… Alors après ceci je me suis dit qu’il fallait que je lise au moins le premier tome…
Voilà donc chose faite, et je dois dire que j’ai été… agréablement surpris. Le scénario de Mills, bien qu’à son balbutiement, tient la route et est plutôt intriguant laissant suffisamment de questions sans réponses pour nous intriguer sans nous égarer…
Les illustrations de Ledroit sont également très réussies, et bien que les couleurs soit dans deux teintes uniquement ou presque, ce choix dégage une ambiance graphique tout simplement envoûtante et très réussi. Il est évident que Ledroit a beaucoup progressé dans son dessin depuis le premier tome des Chroniques, et c’est avec plaisir que l’on découvre des planches très belles, avec un découpage dynamique et esthétique à souhait…
le dessin d'abord: HALLUCINANT.. details tres fin et incoryablement realiste. Parmis les plus beau a ce jour pour moi
la couleur: alors la c'est.... comment dire... fou? avec une nette tendance pour le rouge sans la couleur cette bd ne serait pas ce qu'elle est. C la plus belle reussite de cette serie
l'histoire: pour le moment mitigé, je sens un embryon d'idée au fur et a mesure de la lecture et le monde s'enrichit petit a petit. Il va falloir sans doute pluseirus tomes avant de voir si le scenario merite la note d'excellence
Alors ça !! Je dois dire que j'ai jamais vu ça !
Soufflée, que je suis ! Et franchement, comment ne pas l'être, quand on voit ce graphisme sublime ! Sublime ?? Oui oui, carrément et c'est encore rien de le dire !
Bon, soyons honnête ; si j'avais lu cette bd au début où je commencais à m'y mettre, ç'aurait été trop original pour moi, trop "bizarre". Parce que c'est quand même vachement spécial, hein, et ça se comprend tout à fait qu'on puisse ne pas aimer. Mais franchement, je trouve ça d'une beauté, dans le sens littéral du terme, époustoufflante. Je n'ai pas été dérangée par ce "fouilli" ambiant (parce que quand même, il faut suivre !) Ledroit fait preuve d'une sacrée maîtrise, chaque planche est une belle claque ! Et encore, je ne parle même pas de la mise en couleur, si particulière et qui y est sans aucun doute, pour beaucoup dans l'ambiance.
C'est une bd originale sur tous les plans : le graphisme et le scénario. En effet, on aurait tort de croire que l'histoire est facile, banale. Elle a l'air pas mal pensée au contraire, et plutôt dense. En tout cas ce premier album est accrocheur et original.
Bref, c'est une bd superbe. Lisez-là, car c'est limite indispensable !
Résurrection…
Le titre de l'album ne pourrait mieux résumer l'état d'esprit qui m'anime après la lecture du Tome 1 de la célèbre série "Requiem"…
Immersion dans le monde infernal du génial Ledroit, c'est quelque chose de rare, à savourer, à faire durer comme une nuit avec la fille qu'on arrive enfin à attirer dans son lit après des mois de lutte acharnée, pendant lesquels on est passé par tous les stades : impatience, angoisse, tourments, désir immédiat et violent, produits de substitution plus ou moins érogènes (NDA : les BD moisies quoi, faut suivre un peu ! )
Bref, le scénario est du Mills tout craché : temps qui passe à l'envers : on régresse vers l'enfance (physique mais non mentale), après la mort on revient sous forme de vampire quand on a été très très méchant… Oui on fait pas du tout dans la dentelle ni dans la BD intimiste d'auteur, ça c'est sûr! Mais attention, ce scénario, tout "grand spectacle" (et grandiloquent aussi) qu'il soit n'en demeure pas moins bien ficelé. Ces histoires de résurrections, de vampires et de faces cramoisies façon Eddie la mascotte d'Iron Maiden nous rapprochent plus du très bon "Shadowslayer" que du plus que pathétique "ABC Warriors", autres BD du même scénariste… D'ailleurs le Nécropolis de Requiem rappelle en bien des points le Génésis de "Shadowslayer"… Mais pour le reste, la comparaison entre ces deux BD s'arrête là. Car avec Requiem, on pénètre dans les hallucinations collectives que nous offre Olivier Ledroit. Avec ce tome 1, la couleur est annoncée: ROUGE! Et elle brille si fort tout au long des planches de l'album, qu'elle risque fort de ne pas s'éteindre avant un bon moment! Outre ces couleurs littéralement infernales, Ledroit nous gratifie en plus d'un souci du détail que peu de dessinateurs peuvent se targuer de rechercher.
Les tatouages du héros, argl, la vue double page sur la ville rouge comme l'enfer : argl! A ce propos, deux remarques sur cette double planche :
- C'est un peu flou par endroits et c'est bien dommage
- Ca n'a rien à voir mais ça m'a rappelé "L'homme des hautes plaines", quand Eastwood repeint la ville en rouge et la baptise "Hell"
Pour clore le chapitre du dessin, je ne vois pas grand chose à rajouter tant c'est beau, sanglant mais beau! Là encore, comme pour "Sha", Ledroit explose le découpage standard et naturel de la BD traditionnelle et s'appuie sur ses dépassements pour donner à son dessin une dimension plus forte encore. C'est franchement fabuleux, captivant, enivrant, bref : j'adore!
Reparlons à présent du scénario : cette BD ne pourrait prétendre à être LE chef d'œuvre de la BD pour son scénario pour les raisons exposées au début de mon avis : c'est violent, c'est pathétiquement beau et dramatique mais c'est pas foncièrement révolutionnaire. Le schéma archi classique du scénario est là : on sort le héros de son univers habituel, il est confronté à une épreuve, il suit une formation avec son mentor, puis il traverse quelques épreuves avant d'affronter l'épreuve ultime, de gagner, de se sublimer puis de devenir un autre homme qui retombe dans un quotidien plus habituel par la suite, etc… à triturer dans tous les sens mais en gros c'est quand même toujours ça plus ou moins… Par contre là où ce tome 1 fait fort, c'est dans la création de l'univers. Par univers j'entend le monde qui nous est présenté bien sûr mais aussi (et surtout?) les personnages. Je reproche parfois à la SF (sur un support livre surtout, mais BD aussi) de créer des univers fabuleux mais manquant singulièrement de véritables caractères (Asimov en est un exemple flagrant : c'est un génie pour la création d'univers mais pour ce qui est de la profondeur de ses personnages, c'est pas ça). Mais là les personnages sont très bien amorcés, on y croit, on plonge vraiment dans leur vie, grâce aux petits flash back qui ancrent la 2° guerre dans l'histoire, grâce aux rappels de la vie du héros en tant que soldat nazi… Les ponts entre ces deux mondes sont donc créés et de manière limpide, sans chercher à passer par des considérations fumeuses de philosophe sur le retour : c'est simple et efficace.
Les personnages principaux (et il y en a !) ont tous un rôle précis, un caractère bien marqué et ce foisonnement de destinées mêlées, soutenu par un dessin qui ne faiblit jamais, donne à ce 1er album de la série une force d'évocation incroyable.
Les défauts ? Oui il y en a mais ils sont plus à attribuer à l'éditeur qu'aux auteurs… J'ai acheté Requiem en coffret il y a 15 jours, et j'ai peur qu'avec le temps, les collages foutent le camp, ça craque déjà de partout, alors que je fais super gaffe pour ne pas trop ouvrir la BD…
Bref, quelques petits désagréments bien ridicules face à l'œuvre majeure que constitue pour moi "Résurrection"… Culte, ni plus ni moins.
Rouge, Puissant, Envoûtant et ténébreux...sont les premiers mots qui me viennent à l"esprit.
Je suis subjuguée par ce que je viens de lire... Le dessin de Ledroit est tout simplement excellent, voire magnifique...et au delà!
Les planches éclatées me rappel Druillet et je poserais la question à Ledroit pour en être sûre!!
J'ai adoré l'originalité du scénario, ce monde parallèle et inversé est captivant! les personnages sont beaux (surtout otto love love!) ils ont cet éclat de "nosfératisme" lié au côté obscur de nos fantasmes (bon ok des miens peut être j'avoue!)
ce monde vous ensorcelera par son mystère et sa profondeur!!! et je sais au fond de mon âme damnée que nous nous retrouverons tous là bas...
le contraste est si évident, si sensible à notre enfer terrestre, et je cite Otto qui nous soutiens que l'enfer est sur terre et non ailleurs...
Les auteurs nous donnent ici un travail de grande qualité autant sur le graphisme que sur le scénario.
A Lire si bien évidement vous aimez les vampires, les goules zet les zombies... shhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh...
tout d'abord je dois vous annoncer que je suis fan de cette BD,si non REQUIEM c Génial......Les couleurs,le scénario,le graphisme sont impécable....mais je l'avoue les premieres fois c dur a lire car toute la bd est structurée façon Ledroit.mais une fois le barrage structurale passé......;C DE LA BOMBE......
si vous aimez les vampire, c pour vous
si vous aimez que les grds méchants soient (pour une fois) les vainqueurs, c pour vous
si vous aimez les histoires mélangeant histoire/médiéval/fantastique/et le sang, alors cette bd est encore pour vous.........
alors bonne lecture...........
Vraiment, on atteint ici la perfection aussi bien scénaristiquement que graphiquement !
L'alliance de Pat Mills et de Ledroit résulte en un premier tome dont le contexte est plus qu'original, nous présentant un Enfer vraiment très particulier...
Le scénario de l'ensemble de ce premier tome est vraiment bien construit ! On découvre petit à petit la perversion du personnage principal qui quittera petit à petit ses sentiments humains pour prendre l'apparence de Requiem...
Le tout est vraiment bien conté, et fort en rebondissements, on ne s'ennuie pas une minute.
Ajoutez à cela l'excellence graphique de Ledroit, et vous comprendrez ma note !!!
Certes, la lecture n'est pas évidente (c'est le moins que l'on puisse dire, et je pense qu'un lecteur de BD novice risque de perdre ses repères les premières fois), mais le style de Ledroit convient totalement au sujet, vraiment !
La mise en couleur directe est tout simplement démente. Hélas, certaines grandes planches peuvent paraître un peu flou (la faute du petit éditeur, Nickel ?), mais rien de bien grave !
Requiem, c'est avant tout du rouge et du noir, baigné de feu. Un choix de couleurs bien particulier, donc, qui colle parfaitement à l'ambiance de l'histoire...
Plongez-vous dans Requiem... vous ne serez pas déçu !
Quel talent de conteur et quelle imagination féconde découlent de Mills.
Et pourtant...pourtant que de fois ais-je ouvert Requiem et que de fois l'ais-je refermé découragé par la profusion des images et l'hermétisme pictural de Ledroit.
Et cette fois fut la bonne;une fois lancé on s'arrête pas.
L'histoire est très originale:un allemand meurt en 1944 sur le front russe et se retouve parachuté en enfer,univers pas si chaotique que ca puisque régit par de multiples règles inverse de celles de notre monde.
Ainsi sur Nécropolis,le temps s'écoule à l'inverse du monde vivant:
la vieillesse est un commencement (la mort devrais-je dire pour être exacte) et la jeunesse une fin,
les archéologues quant-à eux,préfèrent réenterrer les témoignages du passé plutôt que de les mettre à jour comme cela se produit sur notre bonne vieile planête Terre.
Seuls témoins du passé;les cigarettes et les miroirs...les premières sont évidemment tolérés car mauvaises pour la santé et cause de multiples maladies quant aux seconds...
ils sont purement et simplement interdits.
En effet, il est dit que quiconque s'en approche, voit au travers le reflet de son propre visage mortel passé.
On est donc ici face à un monde très travaillé, cohérent et sombre à souhait.
Bon maintenant, j'ais beaucoup moins apprécié le gaphisme; non pas que le trait de Ledroit soit laid
(on en est loin; il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil à Xocco) mais la profusion des images et icônes diverses ainsi que la lourdeur de la mise en page (même problème que pour Sha) sont pour moi une sérieuse barrière à la lecture.
Par ailleurs,certaines scènes de combat sont un peu grosbillistes et digne de Donjons et Dragon (toute proportion mise à part) mais on peut mettre cela sur le compte du caractère épique de la série...
et dernier truc: j'ai du mal avec l'épée.
En définitive ce premier tome s'avère, à mon avis, excellent d'un point de vue scénaristique et plutôt pas mal niveau dessin (Ledroit crée un univers grapphique qui colle parfaitement avec l'histoire) mais pénalisé par une mise en page chaotique bien que très travaillé (...en quelque sorte le paradoxe de Ledroit).
A lire car très intéressant.