"K (Kookaburra)" est la deuxième série dérivée de l’univers de Kookaburra, mais vraiment pas la meilleure pour l’instant. Déjà on a du mal à la situer chronologiquement par rapport aux autres et en plus, ce tome d’introduction se contente seulement de mettre en place les personnages sans nous fournir trop d’histoire.
Cela débute par un Big Bang qui met quasi tout l’album à détruire l’univers (eh oui plutôt fainéants les Big Bang de nos jours). Mais bon, si tout l’univers était détruit il n’y aurait plus rien à raconter et on aurait un one-shot.
Malheureusement, ce n’est pas le cas, car les deux scénaristes (fallait-il deux cerveaux pour pondre ce scénario ?), après une séance de tempête de cerveau (brainstorming) prolifique, ont eu la bonne idée de mettre leurs personnages dans un vaisseau à propulsion fracto-quantique. Et ce fameux croiseur «K», qui est le seul à être équipé de cette propulsion magique, va donc surfer sur cette gigantesque vague déferlante du Big Bang et finir par trouver un petit coin dans l’univers à l'abri du vent (qu’elle loque ce Big Bang !).
Quand on voit le graphisme splendide du sixième tome de "Kookaburra Universe", ou le dessin explosif du cinquième tome de "Kookaburra", on se dit que ce Big Bang va au moins en jeter graphiquement et compenser ce scénario bidon. Mais là, vraiment pas de bol, car apparemment la batterie de dessinateurs Soleil devait être en vacances au Mexique et ils ont donc envoyé un autochtone local au dessin comics en remplacement : Hasta la vista l’uniformité de l’univers Kookaburra !
On se retrouve donc avec un Big Bang version comics, qui fait plus penser à une casserole de guimauves en ébullition qu’à une explosion titanesque. Je trouve que ce côté cartoon/comics ne colle pas du tout à l’univers de Kookaburra et ceux qui veulent découvrir le dessin d’Humberto Ramos feraient donc mieux de lire la série "Révélations", afin de pouvoir juger du talent et du style de ce mexicain dans un contexte adéquat.
Bref, vous aurez compris que j’ai été vraiment séduit par cette parodie cartoonesque de l’univers de Kookaburra !
Crisse lance une nouvelle série dans l’univers de "Kookaburra". Ne me demander pas de la situer dans la chronologie de la saga, j’en suis incapable après lecture du tome 1. Crisse s’est associé à Hicks pour scénariser cette série. Je ne vais pas me risquer à décrire la trame de l’histoire en trois mots, j’aurais trop peur de faire un résumé complet de ce tome. C’est vraiment ce qu’on appelle un tome d’introduction et de présentation des personnages, d’ailleurs les auteurs ne s’en cachent pas, ils le disent eux-mêmes dans la dernière ligne de l’album : «Tous les acteurs sont en place. La suite dans "La planète aux illusions"». Je suis donc déçu par le scénario de ce premier tome, j’en attendais beaucoup plus.
J’aime beaucoup les dessins de Ramos avec un encrage bien épuré et très Comics. D’une certaine manière, les illustrations me rappellent un peu celles de Ludolullabi de "Kookaburra Universe" #5 mais en plus arrondies et moins réalistes.
Les couleurs de Olea sont très belles, encore faut il ne pas être rebuté pas les colorisations informatisées et le papier brillant. C’est très moderne.