Premier album entièrement dessiné par Lambil, "les déserteurs" reprend pour cadre le fort Bow et les guerres indiennes, et semble curieusement être un flash-back d'avant guerre civile. Si c'est le cas, il est dommage que Bryan et Tripps ne soient pas réapparus car ils auraient largement put prendre place dans cette histoire. Je regrette un peu que les auteurs les aient abandonnés car je pense que 4 protagonistes principaux auraient donné plus de possibilités dans les futurs scénarios, qui, dans cette longue collection, finiront par tourner parfois un peu en rond.
L'histoire est un western classique. D'ailleurs j'ai déjà vu un vieux western hollywoodien qui, comme ici, se passe la majeur partie dans un trou assiégé par des indiens dont les flèches tombent en pluie sur les soldats retranchés. J'en ai oublié le titre.
Quant au dessin, pour l'instant je le trouve moins bon que celui de Salvérius : plus simpliste, indiens d'opérette, moins de punch dans les batailles qui ressemblent à des bagarres de cours de récré, alors que Salvérius nous peignait des combats bien plus réalistes. Mais on sait que le talentueux Lambil va s'imposer sur cette série et fera bientôt oublier son prédécesseur qui, malheureusement, n'aura pas eut le temps de s'exprimer pleinement sur ce sujet qu'il maîtrisait de mieux en mieux.
Comme me l'a laissé penser Laurent ce tome est un album plutôt banale mais pas désagréable.
Le scénario est peu recherché puisqu’en simplifié, c'est l'histoire d'un nouveau chef qui part à la recherche de déserteurs mais qui se fait capturer par des indiens puis il est libéré et de nouveau attaqué.
Et on en reste la, ensuite le principal de l'histoire se passe dans un trou ou les quelques soldats (dont Blutch et Chesterfield) vont se solidariser face à l'oppression indienne.
On remarquera dans cet album la forte amitié de Blutch qui sauve son sergent à 2 reprises.
La fin se termine comme à l'habitude de la série par un gag.
Les dessins sont agréables et pour ma part je n'ai eu aucune surprise en lisant cet album.