Cette saga familiale dans le monde de la bière continue de plus belle. Un petit bond de 30 ans par rapport au début du tome précédent nous amène en 1886 et à l’arrivée de la jeune allemande Magrit dans la famille des Steenfort.
Ajoutez à cette entrée remarquée, la montée du socialisme en Belgique et les revendications des ouvriers de la brasserie qui en découlent, ainsi que les nouveaux procédés de fermentations qui vont révolutionner le monde de la bière et vous obtenez un nouveau tome qui va solidement secouer les fondations déjà fragilisées de la famille Steenfort.
Remplacez le pétrole de Dallas par de la bière et plongez le tout dans notre plat pays à l’aube du XXième siècle et vous obtenez "Les maîtres de l'orge", une saga familiale gérée de main de maître par un grand Van Hamme et graphiquement splendide.
On retrouve le personnage principal du premier tome, Charles, avec quelques années de plus et une situation très confortable. C'est devenu un homme absolument excécrable. L'ambition l'a totalement dévoré et on ne reconnait plus du tout le jeune moine naif pour qui on avait pu éprouver quelque sympathie.
Le tome va être rythmé par l'arrivée du personnage de Magrit, une jeune allemande très belle, ambitieuse et macchiavélique.
Les relations humaines sont toujours aussi fortes, et c'est toujours aussi accrocheur.