Beaucoup d'humour dans cet album. Encore un nouveau rôle donné à Chesterfield et Blutch, Suite aux hécatombes causées par Stark, ils deviennent recruteurs pour l'armée dans un camp d'immigrés.
Petite baisse de régime quand même au niveau du scénario, bien que ça colle bien à la réalité actuelle des immigrés hispanos qui s'engagent dans l'armée américaine en espérant décrocher la nationalité à la sortie.
Quant au dessin rien à dire, Lambil maîtrise parfaitement son sujet.
On notera la 1ere apparition du général ( cheveux et moustache blancs, nez crochu ) qui sera désormais présent sur la plupart des futurs combats contre les sudistes.
Et Chesterfield, dont la morphologie a bien changée depuis les 1ers albums, commence aussi à ressembler à Stark par son amour des champs de bataille. Il m'inquiète ce garçon !
Rien à redire sur cet album, il suit la même lancée que les autres c’est à dire humour, action et mésententes entre nos 2 héros.
Ce tome est donc plutôt bien réalisé. Alors que Stark revient d’une bataille d’où il n’en est sorti qu’avec 4 hommes, le général lui fait comprendre qu’à force de Charger il a fini par épuiser les effectifs de la cavalerie. Blutch et Chesterfield vont donc être envoyé dans un camp ou ils vont devoir instruire 6 cosaques et 1 chinois afin de renforcer l’effectif.
L’histoire est bien ficelée, on suit avec attention l’aventure et les extravagances des cosaques qui vont causer bien du tort à Chesterfield d’autant plus que Blutch n’y est pas pour rien.
Finalement la lecture est agréable, et on comprend pourquoi la série a dépassé les 50 albums.
Voilà le prototype de l’album des Tuniques bleues que je n’aime pas. On attend désespérément qu’il se passe quelques choses dans cette histoire et on est vite déçu. L’originalité devait venir de la présence de Cosaques dans l’armée nordiste, or les auteurs n’arrivent pas dû tout à exploiter la situation de façon convenable.
On a, donc, une impression de gags répétitifs ; Chesterfield servant d’instructeur de cette équipe de Cosaques, Blutch s’amusant de la situation. Cet album est l’archétype du mauvais côté de la série, c’est-à-dire le manque d‘imagination. On sent que les auteurs sont tenus de sortir un album par an et cela se fait, parfois, au détriment de scénarios solides.
Dans cette histoire, les auteurs s’amusent à partir d’une situation inusitée : la présence de Cosaques chez les Tuniques Bleues. Mais, c’est mince pour faire une bonne histoire…