Cette album occupe une place importante dans la série, puisque c'est le premier dont l'histoire n'est pas axée sur la course automobile. Jean Graton prouve ainsi qu'il n'est pas bon qu'a dessiner et raconter des histoires d'autos.
Côté scénar c'est plutôt pas mal, l'intrigue policière est bien ficelée et le suspens reste pratiquement jusqu'a la toute fin de l'histoire. D'ailleurs la poursuite avec la jaguar blanche est une petite merveille. Cette histoire révèle également un personnage qui occupera une grande place tout le long de la série : Yves Douléac.
Le dessin est plutôt bon, les camions sont d'ailleurs aussi bien réalisés que les voitures. Le seul défaut de Jean Graton est les personnages, pas assez dynamisés a mon goût mais ca commence a devenir une habitude.
En bref, un album qui est au final de haut niveau grâce a son originalité.
Pour les fans a posséder absolument et les autres pourquoi pas ?
Un album de la série Michel vaillant où l'on retrouve nos héros au volant d'énormes camions, ce qui les changent de leurs formules 1, qui d'ailleurs n'apparaissent pas dans cet album.
Une histoire de trafic qui utilise les camions en transit pour passer des marchandises en fraude aux différentes frontières traversées. Les camions sont superbement dessinés et l'ambiance de la route qui existait à l'époque est bien décrite. Une belle poursuite a la fin de l'album qui se termine dans une ambiance sereine. Les héros ont triomphés et le jeune Yves Douléac revient dans le droit chemin.
C'est donc une histoire sympathique et le dessin, qui date quand même de 1961, est vraiment superbe avec des couleurs très chaudes et lumineuses qui donnent de la chaleur aux dessins.
Un tome qui délaisse le bitume pour nous entraîner dans le sud de la France, dans une enquête policière ni forcément passionnante ni forcément ratée. Autant Jean Graton est plutôt doué pour retranscrire l’univers de al course automobile, autant il est beaucoup moins à l’aise quand il le délaisse complètement le temps d’un album. La dernière partie de l’album relève cependant les faiblesses de la première partie, notamment en ce qui concerne la gestion des rebondissements. Le seul problème résidant comme toujours chez Jean Graton avec le trop grand manichéisme des personnages.
Le dessin est nettement plus affirmé que dans les précédents opus, même si certaines hésitations se font parfois ressentir au fil de l’album. Jean Graton démontre à ses lecteurs que tout comme les voitures de course, les poids lourds n’ont également que peu de secret pour lui. Le trait est toujours fidèle à cette ligne claire réaliste, un peu figée quand il s’agit de représenter les personnages mais plutôt bien utilisée quand il s’agit de donner du mouvement à des véhicules.
Les amateurs de la série trouveront là un album un peu à part de la série, les autres risquent de ne pas accrocher du tout.