Ce sixième tome d ' "I.R.$." est sans doute pour moi le meilleur de la série jusque-là. Bien que je sois toujours déçu par le coup de crayon, trop carré, par les couleurs, trop froides, et par le scénario, trop léger, je commence à trouver que la série en elle-même gagne des galons et se bonifie. ça donne ne vie de continuer, en tout cas.
Les deux surprises agréables de ce scénario sont la personalité de Silicia, qui exploite la relation entre Gloria et Larry, et la chute finale, qui est bien amenée et bien traitée, même si l'identité du commanditaire était prévisible (malgré la fausse piste du CIA dans Silicia). En fait, on s'attache un peu à Silicia, et à travers elle à Gloria. Cette dernière ne peut pas disparaître aussi vite, mais il nous faudra attendre le prochain épisode pour en être sûr. Mais c'est dire si ce personnage d'hotesse hot line est devenu attanchant, comme si elle cachait un secret.
Malheuresement, le scénario est quand même très light à mon goût, on pourrait très bien raconter cette histoire en un seul volume, à mon avis, en supprimant les longueurs et les détails inutiles. Mais c'est un avis personnel. Nul doute néanmoins que cette série va encore progresser, et nous le saurons dans le prochain épisode.
Suite et fin de l’enquête de Larry B Max concernant cette mystérieuse entreprise "Silicia Inc.", utilisée afin d'exécuter des contrats d’envergure (chantage, exécution, …).
Une enquête qui continue de nous en apprendre plus sur la mystérieuse Gloria Paradise et qui poursuit son intrusion dans l’histoire personnelle de Larry B Max, le rendant ainsi plus vulnérable.
Par contre, l’histoire principale opposant Silicia et un Larry qui décide de poursuivre ses investigations envers et contre tous (retombant ainsi quelque peu dans ses travers), va donner lieu à certaines situations à la crédibilité réduite.
Néanmoins, ce diptyque est le plus réussi jusqu’à présent et laisse encore suffisamment de marge au développement de la nature exacte des relations qu’entretient Larry avec Gloria Paradise.
Un très bon dénouement à ce diptyque définitivement plus intéressant que les autres. Le scénario est complexe et même si l'on se doute des liens qui existent entre tous les protagonistes qui se suivent en parallèle des pages.
Pour autant, comme lorsque je lis ce genre de BD je ne cherche pas vraiment à anticiper, mais plus à me libérer l'esprit des contraintes quotidiennes du travail, arrivé au bout, même si cela m'a semblé logique, j'ai été surpris par le dénouement et le visage du commanditaire.
La tueuse Silicia est décidément pleine de charmes et bien agréable à l'œil.
Le dessin toujours trop impersonnel, est cependant agréable et le trait froid et précis de l'auteur correspond bien à l'état d'esprit froid et méticuleux du héro. Les cadrages, les encrages sont bons, la mise en page classique mettent en avant les couleurs et les ambiances très bien rendues. Du bon travail, presque trop propre.
Ce diptyque, par la découverte des faiblesses du héro, par la rentrée dans son intimité par le coté obscure des protagonistes est une bonne surprise.
Sans vraiment jamais douter sur les capacités du héro à se remettre en 1 heure d'une blessure par couteau mortelle au foi, Larry est pourtant bien chahuté et poussé dans des retranchements plus poussés que dans ces précédentes aventures.
Du coup, le coté froid et le manque de profondeur psychologique que l'on pouvait critiquer jusqu'à présent s'efface dans cet album.
La série du coup prend un bon coup d'accélérateur. A lire pour les passionnés du genre.
Je trouve les commentaires à propos de cette série assez injuste.
Pour moi le héros a autant de charisme qu'un Largo Winch. Les scénarios sont originaux. Les dessins ne sont pas déplaisants : les ombres et les découpages sont trés travaillés.
On saisit progressivement le caractère complexe de Larry qui se révèle être loin de toute carricature. Cet album est très bon, pourquoi noter cette série aussi séchement ??
Après avoir enquêté sur le détournement de fonds juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale, puis sur le rachat d'un cartel de la drogue, l'agent spécial des hautes sphères financières est, cette fois, confronté à une corruptrice professionnelle, qui est aussi une tueuse impitoyable : Sicilia.
Qui est le commanditaire de ses contrats ? En tentant de le découvrir, Larry va lui-même devenir une cible de la prédatrice, dont la méthode consiste à fouiller le passé de ses victimes afin d'y découvrir leur point faible, la faille qui lui permettra d'exercer son emprise.
Quelle est celle de notre incorruptible inspecteur des impôts ? Gloria, une call-girl spécialisée dans le téléphone rose, qu'il n'a jamais vue, mais avec qui il a tissé une relation très particulière.
L'heure d'un premier rendez-vous est enfin venue. C'est l'occasion rêvée pour Sicilia. En prenant la place de l'inconnue, elle tend un piège qu'elle croit imparable...
Encore un bon opus de Larry B. Max, le "Largo Winch" du fisc américain. Vous avez un peu trop d'argent douteux à blanchir ?... Achetez cet album !...