Après une si longue attente, je suis content de retrouver Olivier. L'histoire de ce marais maléfique où les habitants de Reverose se transforment en monstres si ils restent trop longtemps est astucieuse. La relation orageuse entre Olivier et Colombe (devenue moche) est très amusante. Je pense que Dany même sans Gregg est à la hauteur... Longue vie à Olivier Rameau !
Dany, 18 ans après le dernier Olivier Rameau, reprend la main, seul au dessin et au scénario. Il a terminé le synopsis de Greg qui était resté dans des cartons depuis plus de 10 ans.
Il est agréable de retrouver tout le petit monde de Rêverose que ce soit l’épouvantail Pazinbrun, Pertinent, le grand Pas Sage Ebouriffon et les autres. Le scénario est d’honnête facture.
On reprochera une certaine lourdeur sur les dialogues, notamment dans les répliques de Kolossal et de Colombe qui ne m’ont pas vraiment convaincues et frisaient parfois la « vulgarité ». Dany a un peu de mal à retrouver le style verbeux de Greg.
Au dessin, Dany est fidèle à lui-même ; mais je trouve que Colombe est moins jolie qu’avant et ressemble de plus en plus aux filles de ses BD « coquines »…
Olivier Rameau est un garçon attentionné, courageux voire intrépide, qui mène une morne existence de clerc de notaire. Son seul ami est le tatillon mais surprenant M. Pertinent. Un jour, ils prennent un tramway qui les dépose au Pays de Rêverose, une dimension parallèle où les mauvais sentiments sont bannis et interdits. Dans ce pays, tout n’est que poésie, repas champêtres, bonne humeur. Mais un beau jour, Olivier apprend qu’un groupe de personnes, dont M. Pertinent et Colombe, sa fiancée, a disparu au cours d’un pique-nique. N’écoutant que son courage, et flanqué d’un épouvantail et d’une cloche très bavarde, il décide de partir à leur recherche. Ils échoueront au bayou Plalah, peuplé d’étranges créatures...
Les premières histoires d’Olivier Rameau ont été publiées à partir de 1968 dans l’hebdomadaire Tintin. Pendant près de vingt ans, les aventures écologistes et faussement naïves de cet aventurier au grand cœur enchanteront de nombreux lecteurs. Près de dix-sept ans après ses dernières aventures, Dany reprend en main l’ultime scénario de Greg, pour dessiner et publier ce douzième album. Il essaie de retrouver l’esprit des premières années : des histoires empreintes de fantaisie et de poésie, des dialogues pétillants sans être pédants. Olivier Rameau est au carrefour de la fable, de l’humour et de l’esthétique. Mais la fontaine s’est hélas tarie, et Dany n’a pas la verve croustillante de Greg, tandis que son trait, qui s’est orienté entre-temps vers des séries plus "adultes", ne correspond plus tout à fait au canon rondouillard des belles années. Malgré quelques trouvailles langagières, son récit tourne à vide, on se désintéresse hélas vite de l’histoire, et ce n’est pas la mise en couleurs, quelque peu datée, qui réveillera le regard.
Un retour après quasi 20 ans d'absence. Retour attendu par les fans ?... Sûrement.. Mais les autres, les "nouveaux lecteurs", la "nouvelle génération" ?... connaissent-ils au-moins cette série ?...
Greg (Achille Talon) n'avait ébauché que la trame de cet opus. Dany a mis plusieurs années pour reprendre et terminer l'histoire. Celle-ci est-elle encore dans l'air du temps ?...
Le sinistre bayou qui constitue le décor de l'intrigue semble bien éloigné des paysages bucoliques du pays de Rêverose. Quel sombre maléfice a transformé cette région et qui a jeté un sort à ceux qui osent s'y aventurer ?...
Laissez vos soucis au vestiaire, entrez à nouveau dans le monde d'Olivier Rameau et enivrez-vous d'un petit univers que l'on croyait à jamais figé dans nos souvenirs...
Avec cette série, l’inventivité et la verve de Greg s’accompagnent d’onirisme et de poésie propres à Rêverose, ce monde utopique si tarazimboummant. Toutefois, "Olivier Rameau" n’a jamais été une série qui m’a fascinée outre mesure.
Avec "les Disparus du Bayou Plalah", Dany reprend un scénario laissé inachevé par Greg. On peut considérer cet album comme un hommage au scénariste et une belle surprise aux amoureux de Colombe Tiredaile. Mais voilà, la lecture déçoit fortement même si je ne m’attendais pas à un scénario à la hauteur des précédents. Sans réelles saveurs, cet album s’oublie aussitôt refermé. Le dessin de Dany est, quant à lui, toujours aussi bon. Peut-être aurait-il dû se faire assister dans l’écriture du scénario ?