Voilà un très bon ouvrage de référence, voire mythique. Une histoire de Tintin dépaysante et qui a l'énorme avantage de nous présenter la rencontre avec le capitaine Haddock. Il n'y a pas forcément de présentation officielle du style "moi, Tintin, toi, capitaine Haddock", mais on se rend compte que c'est dans les épreuves traversées ensemble qu'une solide amitié naît entre ces deux personnages.
Le capitaine concentre sur sa personne un fort pouvoir comique et la contre-attaque éthylique qu'il entreprend seul est un moment exceptionnel. La litanie d'insultes qu'il est capable de proférer à ce moment restera d'ailleurs un de mes meilleurs souvenirs de BD.
Pour le reste, l'enquête sur des trafiquants de drogue plutôt rondement menée, même si encore une fois, c'est par hasard que Tintin s'investit dans cette dernière. Le couple Dupond et Dupont fait mouche et leur naïveté est attendrissante. On suit cette aventure avec plaisir, sans trop se poser de questions, ce qui n'est pas plus mal. Le rythme de l'aventure est aussi assuré par une diversité de lieux (ville, bateau, mer, air, désert, ville), et les dessins pour représenter chacun d'entre eux sont précis.
Cet album reste très bon malgré le poids des années. Certaines idées abordées dans cet album seront reprises par la suite. Je pense plus particulièrement aux scènes de mirages, dont le concept sera réutilisé et développé dans l'"or noir".
Un très bon album dont le succès ne se dément pas.
Pourquoi est-je bien aimer cette bd? Tout simplement parce qu’il y a introduction d'un personnage clé de la série: le capitaine haddock. Et alors qu'on commençait à s'ennuyer à suivre Tintin dans ces aventures, l'apparition de son futur meilleur compagnon tombe à pique. Et rien que pour sa, l'album vaut le détour, car ce qui est bien c'est de suivre les premières péripéties entre un Tintin bien gentil et un Capitaine soul et agressif. De plus ce qui est plaisant dans l'album, c'est que dès cette première aventure, le capitaine Haddock commence à ne plus pouvoir se séparer de son compère (Cf p41 "comment faire pour retrouver Tintin")
Le scénario est intéressant et on suit avec attention l'enquête qui entraîne Tintin du Sahara à la cote marocaine, là ou se trouve la solution de l'énigme ou du trafic de drogue qui s'opérait par des boites de crabes. Et franchement l'action est bien rythmée de la 1er page à la 62ème page. Enfin l'humour est apporté par Dupont et Dupont qui sont très bon dans ce volume. Les dessins sont plutôt simples mais efficaces.
Finalement un bon album dans mes préférés de la série.
Un album particulier que celui-là et à plusieurs points de vue. Le premier, et peut être le plus important, est qu’il n’aurait pu ne jamais exister. Effectivement, après Le sceptre d’Ottokar Hergé avait commencé ce qui allait devenir bien des années plus tard Tintin au pays de l’or noir. De plus, cet album est le premier à être pré-publié dans le journal Le soir (suite à l’occupation de la Belgique par les forces allemandes, le 20ème siècle a disparu). Son histoire est très neutre, en raison de la censure (raison principale qui a fait que Hergé à laissé de côté Tintin au pays de l’or noir), mais surtout, elle introduit un personnage qui deviendra très important : le capitaine Haddock.
L’histoire du crabe aux pinces d’or fait d’ailleurs fortement pensé à celle des Cigares du pharaon, car notre jeune reporter se voit de nouveau opposé à une bande de trafiquants de drogue dont l’un des principaux chefs est … Allan, qui fait là sa première apparition (bien que en 1955, il sera rajouté à la version couleur des Cigares du pharaon, ce qui pourrait expliquer la méfiance du marin à l’égard du jeune reporter). Tintin va d’ailleurs se faire un allié de choix dans cet album en la personne du capitaine Haddock. Mais celui-ci n’est pas encore tel qu’on le connaîtra dans les albums suivants. Certes il hurle déjà ses insultes, mais il apparaît souvent saoul, fait de nombreuses bêtises qui aggravent le sort de nos héros (Tintin fait d’ailleurs preuve d’une grande patience vis à vis de son compagnon), mais surtout rien ne laisse supposer qu’il reviendra.
Les dupond-t sont très bon dans cette histoire (le coup des fausses pièces, ou de la porte qui est trop basse), mais on sent qu’ils vont subir l’arrivée de ce nouveau personnage. Leur rôle va effectivement diminuer par la suite (par exemple ils seront quasiment absent de l’album suivant et ne feront presque plus que des apparitions à partir de L’affaire Tournesol). Milou va aussi changer avec l’arrivée du capitaine Haddock, car avec celui-ci Milou apparaîtra moins souvent saoul.
L’histoire de cet album est assez bonne, et a donc comme grand mérite d’introduire le capitaine Haddock. A noter que cet album est le dernier à paraître en noir et blanc, et que lors de sa refonte en couleur, hergé devra conserver les quatre hors textes en couleur pour obtenir 62 pages.
Ca faisait un bon moment que je ne l'avais pas lu, ce tome.
Et bien, je l'ai parcouru avec délice, grâce à l'action, au rythme qui sont les siens.
C'est de l'Aventure pure et dure, où le jeune détective fonce et subit les événements, et ça coule comme une vieille boisson dont on a soudain envie, au fond de la gorge.
En plus, la rencontre avec le Capitaine Haddock, c'est quand même un moment particulier, que l'on ne peut occulter comme ça, d'un coup.
Bon, dans le désert, dans les caves, certains passages sont un peu simples. Mais j'ai plané avec l'hydravion, me suis cogné avec les Dupondts, j'ai lutté avec Haddock, et j'ai retenu mon souffle avec Tintin.
Et là, Hergé est fort, pour donner de l'émotion, pour faire croire au lecteur qu'il s'intègre au récit, qu'il en est partie prenante. Avec moi, ça fonctionne à fond, et ça me remplit d'aise.
Je dois dire aussi que les grandes images pleine page (page 21, l'hydravion- page 29, le désert- page 40, Tintin courant- page 49, Omar Ben Salaad) apportent une dose de recul, offrant une respiration, un répit.
Et leur insertion est une vraie réussite, et compense avec les couleurs pâles, un peu douteuses, de l'édition première.
Alors, une dose de péripéties ? Ca se refuse ? Que nenni !
Un album de Tintin qui présente plusieurs particularités à retenir.
La principale nouveauté, c'est l'arrivée d'un personnage appelé à devenir un pilier de la série : le capitaine Haddock. Hé oui ! Ce n'est que dans ce neuvième album qu'Hergé crée ce marin alcoolique et bourru, grand proférateur d'insultes qui n'en sont pas toujours, qui a tant marqué le lectorat qu'on a l'impression qu'il a toujours été présent aux côtés du reporter belge. Dans cet album qui le présente, Haddock apparaît comme un type complétement paumé, rongé par son penchant destructeur pour la boisson, qui le pousse plusieurs fois à agresser Tintin ou à le mettre dans une situation dangereuse. Le héros au grand coeur, cependant, est d'une patience et d'une bonté infinies envers le capitaine et ne lui tient jamais rigueur de ses actions qu'on pourrait juger impardonnables.
Autre nouveauté, liée à la nécessité pour Hergé d'atteindre les 60 pages dans cette édition : plusieurs planches sont des dessins en pleine page, ce qui n'était jamais arrivé dans la série. Cela permet d'admirer la qualité de son travail, la ligne claire étant définitivement maîtrisée par l'auteur.
Tintin est de retour en Afrique dans cet album, mais le ton y est différent de "Tintin au Congo". On peut encore deviner un certain racisme ordinaire dans la manière dont Hergé fait parler les Maghrébins, mais c'est nettement moins dérangeant que dans le deuxième tome. L'enquête policière s'organise autour d'un trafic d'opium et se veut plus réaliste et mieux construite que les histoires des tout premiers albums.
Au final, une bonne livraison, et la création d'un personnage qui va devenir indispensable à la série.
Nous sommes en 1940. C'est la guerre... Fini Le Petit Vingtième. Cette nouvelle histoire est prépubliée en Belgique dans le supplément jeunesse du journal Le Soir à partir du 17 Octobre 1940.
Ce sera aussi le dernier album à paraître en noir et blanc.
L'histoire ?... Tout commence par une inscription sur un bout d'étiquette. Se tenant à l'écart de toute considération politique éventuelle, Hergé reprend un sujet déjà abordé dans Les Cigares du Pharaon : le trafic de drogue. Cette fois, l'opium n'est plus dissimulé à l'intérieur de havanes mais dans des boîtes de conserve.
Histoire "habituelle" va penser le lecteur ?... Que nenni ! C'est dans cet opus que le capitaine Haddock, futur inséparable ami de Tintin, fait sa première apparition. Haddock ?... un pitoyable alcoolique qui sera sauvé de son vice par Tintin après sa rencontre avec lui dans les cales du cargo Karaboudjan.
Hergé a rédigé son scénario d'après L'escadron blanc, un roman de 1934 de Joseph Peyré où l'action se situe dans le désert du Maroc français. L'avant-poste du Adghar défendu par le héros du roman devient "Afghar" dans le présent opus.
C'est aussi la guerre... et la pénurie de papier qui s'ensuit. Hergé va devoir adapter son histoire en strips de trois cases. Lorsque le tout sera transformé en album de 64 pages, Hergé va s'apercevoir qu'il manque l'équivalent de dix planches. Pour cette raison, il va notamment ajouter quatre planches hors-texte -pleine page- qui restent, toujours de nos jours, réellement belles.
L'édition originale, en noir et blanc, date de 1941. La version colorisée sortira en 1943.
Rien que pour la couverture, je signe les yeux fermés : ce ciel, ce sable me font voyager plus loin qu'un billet d'Air France ... lol
Et quand on ouvre l'album, ça continue ... les villes, les marchés, les couleurs , etc ...
Bref, vous l'aurez compris, j'adore cet album.
D'autant que l'histoire est haletante. Quant au dessin, c'est du classique mais on ne voudrait pour rien au monde qu'il en soit différemment : c'est ça être un mythe !
Et surtout, c'est l'apparition de mon personnage préféré, le capitaine Haddock (qui n'est pas sous son meilleur jour) : ce sera le début d'une longue série de "Tintin" très drôles ...
Un classique ! Et oui, qui ne connaît pas Tintin ? Celui-là, c'est un de mes albums préférés dans la série. Jusque là, le seul interlocuteur de Tintin, c'était Milou. Mais là, on fait connaissance avec le capitaine Haddock, dont on sait la place qu'il va tenir dans les albums à venir ! J'adore le capitaine, son grand coeur, son penchant pour la boisson, ses insultes à mourir de rire...
Cette rencontre est donc importante, décisive même. C'est le début d'une grande histoire d'amitié ! Et il y a de ce fait un supplément d'intérêt pour cet album.
Sinon, le scénario est comme toujours bien ficelé, l'intrigue est bien amenée.....
Quant au dessin, les traits sont clairs, nets, et précis, bref c'est que du bon !