Il faut bien avouer que ce tome est de bien meilleure qualité que d'habitude, mais bon, ça reste quand même au dessous de la moyenne en ce qui me concerne. Tout d'abord, on en apprend un peu plus sur la liaison entre Max et Gloria. Notre héros n'est donc pas un pervers sexuel, tout compte fait. Mais, bon, dans ce cas, il est sans doute en service commandé, et cherche à la coincer sur sa déclaration d'impôts, elle ou son mac, d'ailleurs. C'est pathétique.
L'intro est toujours aussi confuse, on passe d'une scène à l'autre sans prévenir, c'est confus, brouillon, sans imagination. J'ai déjà lu des histoires qui commençaient aussi en racontant quatre histoires à la fois, ou la même histoire vue de quatre angles differents, et le talent du scénariste et du dessinateur faisaient passer tout ça très bien. Mais là, j'ai trop de mal, ça me gave. J'ai pas envie de réfléchir, de me tordre le cerveau pour ça.
Le dessin et les couleurs ne m'emballent pas non plus, bien que je juge la qualité supérieure aux tomes précédents. Et finalement, le scénario me semble plus fouillé que d'habitude, c'est pour ça que je mets une meilleure note. Mais j'espère pour les auteurs que ce n'est pas le meilleur tome de la série, parce que y'a du boulot ....
Après la qualité lamentable du diptyque précédent, cette série semble redorer son blason grâce à un début de troisième diptyque très prometteur.
Stephen Desberg va tout d’abord réussir à rapprocher son héros du lecteur en fouillant un peu plus subtilement dans son passé. Grâce à cette femme qui orne la couverture en compagnie de Larry B Max, l’auteur prolifique va enfin rendre son personnage plus humain, en faisant participer Gloria Paradise à l’histoire et approfondissant les relations avec son père, Robert Max. On est donc bien loin des tentatives maladroites (la rencontre avec sa sœur) des tomes précédents.
Basé sur une intrigue toujours assez classique, reposant sur des sociétés écrans, Desberg va tout de même réussir à livrer un récit riche en rebondissements, tout en fouillant dans l’histoire personnelle de Larry B Max. Même au niveau du graphisme, le dessin paraît en nette amélioration par rapport au style statique et froid des tomes précédents.
Pour avoir déjà lu le tome 6, et ainsi connaître la globalité de ce nouveau diptyque, je peux vous assurer que voici mes épisodes préférés jusqu'à présent de la série.
Jouant toujours avoir les mêmes cordes à son arc, et cela est parfaitement normal, on reste dans la ligne de conduite de la série, nous découvrons ici de nouvelles facettes de notre héro, avec de nombreuses faiblesses.
Enfin, tout ceci n'est que la continuité logique des précédents épisodes. Desberg fait preuve d'une belle constance, d'un joli suivi et d'une belle homogénéité dans son scénario et dans la trame globale d'I.R.$.
Certes, ce n'est pas vraiment l'action qui fait la force de la série. Le rythme qui ressort est plutôt lent. Tout est dans la gestion des informations et le suspens instauré. Ca se veut un thriller économique dynamique, pas le contraire.
Même si je trouve la série dans son ensemble toujours trop classique, elle sait faire preuve de nombreuses qualités, avec notamment des scénarios toujours en deux tomes, dont le premier nous noie sous un flot d'informations sans que l'on puisse percer le mystère. Dans ce troisième diptyque, cela est encore plus vrai.
On sent Larry dépassé par les évènements, bousculé, remis en question. On sent un Larry accrocheur pris dans une tempête qui le dépasse. Les évènements s'enchaînent pour notre grand plaisir, toujours avec ce charme froid du parfait flic de l'IRS incorruptible, sorte de nouveau preux chevalier, de paladin des temps moderne.
Mais le héro sera blessé. Réussira t il à se sortir de cette vraiment mauvaise passe ? Sûrement le scénario le plus prenant des trois premiers diptyques.
Le dessin pour sa part accompagne bien le scénario. Un style froid et impersonnel comme le caractère du héro, mais pour autant précis racé et sachant où il va.
Une BD bien homogène donc et bien agréable.