Toujours aussi peu convaincant, notre agent du fisc (pouah !) est toujours aussi peu locace, aussi peu expressif, aussi peu interessant. A se demander pourquoi je continue à lire cette série. Je crois que la simple envie de savoir comment ça finit, mais sans aucune curiosité maladive, guide ma persévérance. C'est le genre de BD que je lis en cinq ou six fois, tellement ça me passione pas.
Il y a des passages que je relis trois fois avant de n'avoir toujours rien compris. Il n'y a pas de continuité, ça saute d'un personnage à l'autre, c'est finalement huit pages plus loin qu'on comprend ce qui se passe, mais c'est trop tard, on s'en fout, ça ne change en rien l'intrigue. Cette dernière est très mince, en fait. Un type plein de fric rachète un cartel de la drogue, ce qui oblige a descendre tous ceux qui ne sont pas d'accord (c'est curieux, on voit pas bien pourquoi. Le type final qui encaisse change, et puis c'est tout. Pourquoi flinguer les fillières qui jusque là fonctionnaient bien ?). A la fin le gentil était un méchant, et le héros joue carément sa vie à pile ou face. C'est léger.
Je n'aime toujours pas le dessin, trop carré, pas beaucoup les couleurs, trop synthétiques, trop fades, et je n'aime pas bien l'histoire, trop invraissemblable, et je n'aime pas non plus le héros, trop froid, trop agent du fisc (sans parler de sa liaison via téléphone rose. Et au passage, si un agent du fisc était si bien payé, ça se saurait). Bref, j'aime pas. Mais ça se laisse lire quand on a dix minutes à occuper.
Difficile de produire une suite de qualité quand la première partie de diptyque est aussi exécrable que le tome précédent, et pourtant Desberg y parvient plus ou moins.
Déjà, il parvient à résumer le tome précédent en cinq cases, ce qui vous évitera de devoir le (re)lire. Ensuite, il parvient à redorer un peu son intrigue, qui gagne en clarté, mais dont les ficelles restent toujours assez grosses.
Et finalement, si le dessin reste toujours assez raide, le graphisme de ce quatrième tome est par moment à la limite du plaisant, principalement grâce à une colorisation plus efficace et probablement également grâce au déménagement de l’histoire vers un pays dont j’ai toujours eu tendance à apprécier les décors.
Ca démarre fort ! On voyage jusqu'au Mexique, plaque tournante de la drogue et du trafic bancaire que Larry essaie de débrouiller. De nouveaux interlocuteurs entre en jeu. Forcément Larry arrive et agit sur un territoire où il n'a pas autorité, cela complique un peu son affaire et le voilà obligé de respecter les règles qu'on lui impose…
De plus, les intérêts économiques d'un pays entier sont en jeu…Larry arrivera t il malgré tout à trouver une solution ?
On devine qu'il y a des traîtres, mais jusqu'aux dernières pages il est bien difficile de deviner qui est la taupe. En même temps, comme je l'ai écrit précédemment, cette BD est un pur produit de consommation qui ne me pousse pas à la réflexion. Du coup, je déconnecte mon cerveau et me laisse guider agréablement dans cette aventure sans chercher plus à percer les mystères…
En même temps, Desberg n'hésite pas à sacrifier certaines pièces de son jeu. J'aime ce parti pris de ne pas être tout gentil avec les héros qui gagnent. Toujours à la fin sans une blessure, sans une salissure. Ici, il faut des sacrifices et Larry les assume aussi bien qu'un Jedi en mission. Larry a un ordre et sans s'attacher à quoique ce soit, il ira jusqu'au bout.
Les personnages pour le coup ont pas mal de caractère et cela donne à la BD une envergure plutôt sympathique. Pour autant je renouvelle mon jugement, je suis heureux de lire ces histoires distrayantes, mais je n'irai pas pour autant les acheter afin de compléter ma collection.
Ah, petite précision sur le dessin : aucun changement depuis le tome 1. Le trait est précis, la ligne claire mais sans caractère. Les couleurs sont plutôt bonnes, aidant à mettre l'ambiance, mais il n'y a vraiment pas de quoi s'extasier. Bref, tout cela manque toujours cruellement de personnalité.
Cette série est très bonne.
les dessins sont simples mais les cadrages et les jeux d'ombres sont mis en valeur.
Larry le héros n'est pas aussi caricaturé qu'un largo wingh par exemple.
le scénario est bon avec notamment un coup de théatre à la fin.
Bref album très divertissant.
Sur base d'une documentation rigoureuse, c'est le domaine brûlant du trafic de drogue en Amérique latine qui est ici abordé.
Cet opus est le second volet d'un diptyque, mais il n'est pas indispensable d'en avoir lu le précédent pour plonger dans l'action.
Enquêtant sur le rachat, via des sociétés-écrans, d'un puissant cartel mexicain, Lax se retrouve en territoire étranger, obligé de collaborer avec les autorités locales... ce jusqu'au surprenant retournement de situation final.
Captivant de bout en bout, cet album porte bien son titre et dénonce -vigoureusement- un des périls actuels.