Ah non ! Eva Miranda est une parodie, bien sur, c'est du deuxième degré ... Mais on ne rit quasiment jamais, et puis quel est l'intérêt de parodier un soap ? Quand on a la verve caustique, on s'attaque à plus grand, on ne tire pas sur une ambulance.
J'estime que Giardino s'est complètement fourvoyé en acceptant ce scénario inepte et qu'il devrait consacrer son immense talent à ses propres scénarios : le lecteur impatient attend la fin de Jonas Fink, celle également de Max Fridman en Espagne. On nous avait aussi promis une aventure de Fridman dans Amsterdam sous la botte nazie !
Une BD volontairement kitch, tant d'un point de vue graphique que narratif, avec de fausses publicités déjantées qui parsèment le récit.
L'intrigue se base sur les aléas d'une famille fortunée. Leur fils est malheureusement éperdument amoureux d'une simple pâtissière, une fille dont la mère fut jadis la maîtresse de son père !...
Débarque alors la sulfureuse et troublante Eva Miranda, une manipulatrice hors pair qui, pour séduire le riche héritier, n'hésitera pas à jouer de ses charmes auprès de sa soeur.
Un album qui parodie les soap operas, ces feuilletons à rallonge du style "Les feux de l'amour", "Amour, gloire et beauté", etc... Une très bonne satire.