La fin de l’histoire, ou Shelton, vétéran du Vietnam, va réussir à venger son fils adoptif assassiné lâchement lors de l’épisode précédent.
Un changement de ton, dans cette série, car je trouve que notre héros devient réellement méchant dans cet album.
Jusqu’à présent, il ne faisait de cadeaux à personne lorsque ses intérêts étaient en jeu, et ce baroudeur n’hésitait à affronter ses adversaires avec panache. Mais l’affaire est tout autre, il s’agit de vengeance et Wayne Shelton n’hésitera pas à tuer pour réussir.
J’aime bien cette série dynamique, jeune, colorée et bien dessinée. Et là, les auteurs signent un récit plus proche du thriller que de la simple aventure. C’est remuant et sanglant, et pourtant l’ensemble reste assez paisible à lire. Il manque un petit quelque chose à ce héros pour entrer dans la légende, comme un Largo Winch ou un XIII.
Le dessin est fin et très précis pour les décors, les visages des héros sont très reconnaissables mais ils manquent un peu d’expression et de charisme.
Ceci dit, ce récit est agréable à lire, distrayant, mais peut être un peu trop simple.
A lire pour se détendre sans chercher de message ou de réflexion.
Quel bête titre !... M'enfin, il correspond au contenu.
Wayne retrouve un vieil ami à Djakarta, devenu représentant de la compagnie d'assurances Lloyd's en Indonésie. Le piratage des navires qu'il couvre coûte cher à la compagnie. Or, il s'avère qu'un des plus redoutables truands des mers n'est autre que Hooker, un vétéran de la guerre du Vietnam. Hooker qui, lors du conflit, n'a pas hésité à abattre ses hommes pour s'emparer d'un chargement d'héroïne. Ce jour-là, il n'y eut qu'un seul miraculé du massacre : Shelton ! C'est fou ce qu'il va vouloir se venger, le désir ravivé par une récente tentative d'assassinat commandité par le même criminel...
Un récit qui se déroule en un seul volume (chouette !). Wayne ?... C'est un mélange de Largo Winch et de Bernard Prince. Un baroudeur quinquagénaire dont les nouvelles histoires sont assurées avec brio par Cailleteau au scénario.
Rien à redire au niveau graphique : Denayer apporte le punch et l'efficacité de l'expérience. Un nouvel opus coup de poing, dans la (très) bonne moyenne de cette série imaginée par Van Hamme.