Cet album de Tintin est sûrement l'un de ceux qui m'ont le plus marqué. Il y a une ambiance genre Mille et Nuit qui m'a semble-t-il convaincu lorsque j'étais gamin et que je découvrais la Bande Dessinée.
On attaque fort, d'ailleurs, avec l'évocation de la croisière prévue qui nous emmène dans bon nombre de ville dont le seul nom fait rêver.
Puis, sans attendre l'action se met en place avec l'apparition d'un savant fou, qui ressemblerait bien à un prototype du futur professeur Tournesol, avec son talent indéniable, son esprit vagabond et sa répartie à coté de la plaque.
Nous traverserons ensuite les déserts dangereux avec les oasis et les mirages, nous nous perdrons dans les montagnes où se cachent des cités aux minarets dignes des mille et une nuits, avant de partir au fin fond de la Jungle à la rencontre de Fakirs au pouvoir envoûtant…
Mystère, aventure, magie, course poursuite sont au rendez vous de cet album incontournable !
Nous y découvrons aussi pour la première fois les fidèles Dupont et Dupond. Gaffeurs mais finalement accrocheurs et efficaces. Dans cet album, ils sont finalement moins bêtes que dans ceux qui suivront !
Cet album met en place de nombreux principes qu'Hergé utilisera par la suite. Nous y découvrons les prototypes de nombreux personnages, dont le senior Oliviera De figueira, qui reviendra dans Au pays de l'or noir, Coke en stock et Les Bijoux de la Castafiore.
Mais, mais, mais…Cet album est encore jeune, avec encore une fois des approximations ou se qui passerait pour des erreurs.
Ainsi, Tintin réussit à s'enfuir en Avion et passe de l'Arabie à l'Inde ce qui fait une distance incroyable pour ce petit coucou.
De même, le Scheik montre à Tintin l'album "Objectif Lune" alors que celui-ci n'est pas encore censé s'être déroulé !
Ceci s'explique simplement par le fait que l'album a été entièrement repris en 1955 et même plus tard. Des scènes entières ont été remaniées.
Dans les versions plus anciennes, le Scheik montrait "Tintin en Amérique" et encore plus ancien, "Tintin au Congo".
Pour le reste, n'oublions pas qu'il s'agit d'un album détente et que l'humour, le décalage (Tintin qui parle l'éléphant !!!) font partis du mythe du petit reporter.
Un album léger, divertissant et très agréable. A prendre avec un degré d'humour supérieur ! Wikipedia
La première version des Cigares du pharaon fut publiée en 1934. La mise en couleurs se fit quant à elle en 1955 seulement, soit neuf ans après celle du Lotus bleu. L'album a été complètement redessiné et certaines scènes supprimées.
On peut noter que cet album paraît seulement douze ans après la découverte de la tombe royale du pharaon Toutankhamon, et la scène de disparition des égyptologues se rendant à la tombe de Kih-Oskh fait référence à la prétendue "malédiction du pharaon".
Quatrième aventure de tintin, et à mes yeux la première à avoir enfin un vrai scénario (et oui, je m’oppose à ceux qui font commencer la période d’or de Tintin avec l’album suivant : Le Lotus Bleu). En plus de l’aventure, typique des trois aventures précédentes, Hergé ajoute cette fois des éléments de mystère dans son récit. L’album est aussi à lire pour les premières apparitions des Dupont-Dupond, de Rastapopoulos, d’Olivera da Figuera, et d’Allan (bien que dans la version de 1932 il n’existe pas, et qu’il apparaît vraiment pour la première fois en 1941 dans le Crabe aux pinces d’or). Il est d’ailleurs très intéressant de comparer les deux versions de cette aventure (noir et blanc, couleur), car on peut y voir dans la plus ancienne des scènes supprimées (comme celle des serpents)
Tintin poursuit sa montée en puissance avec ces Cigares du Pharaon. Hergé y est meilleur que dans les trois tomes précédents et pose une intrigue plus soignée qui deviendra vite une des marques de fabrique de la série.
Plusieurs nouveautés à relever dans cet album. La principale est l'apparition des Dupont-Dupond, déjà différenciables par leur moustache. Graphiquement, les personnages n'ont pas évolué : on est toujours dans un de ces albums redessinés par Hergé dans le souci d'harmoniser la série et de faire oublier les planches hasardeuses des débuts. C'est ce qui explique qu'en page 15, le sheik puisse fièrement dire à Tintin qu'il suit ses aventure en arborant l'album "Objectif Lune", c'est-à-dire le seizième ! Etrange mise en perspective où les personnages semblent prendre conscience qu'ils ne sont que d'encre et de papier.
A noter aussi, le clin d'oeil qui donne pour nom à l'un des égyptologues momifiés celui d'E. P. Jacobini, et la première apparition du milliardaire Rastapopoulos, second rôle au nom devenu célèbre même hors du milieu bédéphile (forcément, avec Tintin, on touche au très grand public). En page 9, la scène du rêve annonce toutes celles qu'Hergé a placées dans les albums suivants at qui sont caractéristiques de son style.
Le scénario mêle aventure et enquête policière, péripéties et coups du hasard. On a là, au final, un des innombrables albums-phares de la série, fort joliment prolongé par "Le lotus bleu" qui poursuit les pérégrinations asiatiques du plus célèbre reporter de la BD.
Nous sommes le 08 Décembre 1932. Le journal Le Petit Vingtième, où paraissent les aventures de Tintin, titre : "Il est parti ! Suivez à partir de cette semaine les aventures de Tintin en Orient".
Et à cette date, Tintin et Milou voguent vers la Chine. Tout commence sur le paquebot par l'arrivée inopinée d'un parchemin volant poursuivi par un égyptologue : Philémon Siclone. Ce document indique l'emplacement du tombeau du pharaon Kih-Oskh. Comme les découvreurs de la tombe de Toutankhamon dix ans plus tôt, Tintin entrera également dans un tombeau. C'est aussi la première rencontre avec Rastatopoulos, les Dupondt (qui, dans l'édition originale parue en 1934, s'appellent X33 et X33 bis !), Allan -l'éternel homme de main-, le cheik Patrash Pasha.
Savez-vous que ?...
- Le signe du pharaon Kih-Oskh, ce cercle traversé par une ligne serpentine et doublement ponctué, est inspiré d'un bas relief conservé au Louvre représentant la déesse Hathor ?
- Dans les versions récentes de cet album, le cheik Patrash Pasha -qui apprécie les aventures de Tintin- lui exhibe dans une case tantôt Tintin au Congo, tantôt Objectif Lune (qui sera réalisé en 1953... soit plus de 20 ans plus tard ?!...)
C'est ici que débutent véritablement les aventures de Tintin ...
Le scénario se développe un peu par rapport aux précédents opus et l'humour fait mouche en ce qui me concerne.
Les personnages sont assez énervants (Philémon Cyclone en premier lieu, mais il est amusant en même temps ... et les Dupont/d qui ne dévoilent pas leur potentiel comique et qui se contentent juste de vouloir coffrer Tintin).
J'adore le personnage du fakir (Les Yeux), les cagoules violettes et Rastapopulos qui n'est pas encore le méchant / drôle que l'on connait ...
Le dessin est clair, simple et efficace ...
A posséder, bien entendu !