Je découvre avec beaucoup de retard cette série et je trouve qu'elle est très marquée années 80. L'esthétique générale, la violence crue. Il y a un côté Mad max sous la neige.
J'aime bien les Bd qui se déroulent dans un cadre enneigé, ça donne de belle images je trouve. J'aime aussi les histoires décrivant des situations de survie comme ici.
J'aime moins quand il y a des personnages type mutants purulents, comme ici. Et j'aime moyennement la colorisation aux tons soit crus soit fades.
Moyennement également le trait de Gine. Il dessine bien en fait mais les traits de ses personnages principaux ne me plaisent pas. Neige enfant n'est pas bien joli, même le chien Trace n'est pas d'une race qui ferait l'unanimité.
Tout ça pour dire que j'ai un sentiment mitigé à la lecture de ce 1er tome. Il est déjà bien daté mais on sent qu'il y a des possibilité d'amélioration du dessin et d'interêt à l'histoire. Il faudrait que je lise encore un tome ou 2 pour vraiment juger.
Neige, le nom d'un enfant (le temps de quelques planches), trouvé à moitié gelé dans les bras de ses parents assassinés par Northman. Devenu adolescent, après quelques années d'entrainement, Neige part à la recherche des assassins de ses parents et à la décourverte de ce monde qu'est l'Europe. Cette Europe est enfermée dans un hivers permanent à cause du dérèglement d'un systeme de contrôle météorologique , isolée du reste du monde et sans autres lois que celles du plus fort.
Un album qui pose là les bases d'une reflexion en fond de la série, sur l'homme et baucoup des cruautés dont il est capable. Début de série interessant.
J’ai quelques mauvaises nouvelles, quelques moyennes nouvelles et quelques bonnes nouvelles. Je commence par lesquelles ?
Allez, je balance tout en vrac…
L’histoire en elle-même n’est pas d’une originalité monstrueuse.
Une énième nouvelle histoire apocalyptique basée sur un dérèglement climatique dû à la bêtise humaine et à la défaillance d’un ordinateur central. Là où ça devient marrant, c’est d’en rajouter une couche avec la création de ce périmètre de sécurité doté de quelques portes connues d’une poignée d’humain. On sent…une porte scénaristique ouverte pour de futures aventures ! Le chaos ambiant, le mystère sur la ville, sur ces habitants ça jette un froid (vous comprendrez en lisant la BD…) L’histoire d’un garçon amnésique à la recherche de ses racines n’est pas non plus d’une folle originalité. Bref, cette BD est un mélange plutôt réussi cependant de tout un tas de chose déjà vu. L’empilement des couches et des idées est pourtant bien réalisé. Je ne sais pas pourquoi ça me fait penser à un jeu que j’ai connu qui s’appelait le ‘badaboum’ des cubes, des boules, des ponts en bois qu’il fallait empiler. Au début ça fait quelque chose de solide mais à force de rajouter des formes qui n’ont rien à voir entre elles, ça ce casse la gueule.
J’espère qu’il n’en sera pas de même pour cette série.
Sinon, j’aime bien la manière dont on rentre dans l’aventure tête la première, sans temps mort, comment un tourbillon de questions nous assaille et nous donne l’envie de finir ce tome sans attendre et au final de lire de suivant. L’auteur de toute évidence sait manier l’intrigue, le suspens et l’action afin de tenir son lectorat par le bout du nez et le forcer à continuer de le suivre.
Coté scénario, ce premier tome ? Linéaire. Sincèrement, aucune surprise. Tout ce qui doit arriver arrive, tout ce que l’on avait pressenti ce réalise. Seul bon point, comme écrit juste au dessus, on arrive à la fin de ce premier tome avec tout un tas de questions pouvant obtenir une réponse intéressante tant le scénario reste ouvert.
Un premier tome vraiment en forme d’introduction à cet univers.
Coté dessin, je mettrais entre 2,5 et 3. Le dessin est simple, comporte quelques disproportions, les couleurs sont fades. Tout juste correct dans mes critères de jugement. Mais les décors, l’ambiance froide sont bien présents et au final je me suis habitué très vite à ce trait très personnel du dessinateur.
L'auteur nous présente son monde post-apocalyptique qui, une fois n'est pas coutume, est complètement dominé par le froid et la neige. Une espèce de "Mad Max au ski" quoi !!!! lol
Bon, l'histoire est accrocheuse : qui sont les assassins des parents de Neige ? quel rôle ont les personnages ? quelles informations cachent-ils ? qu'y a-t-il en dehors de ce monde clos ?
Et le fait est qu'on est piqué par la curiosité et qu'on veut en savoir plus.
Cependant, l'histoire n'est pas exempte de défauts : les événements me semblent un peu trop arriver "comme par hasard" et j'ai déjà l'impression que "comme par hasard", Neige est tombé pile poil sur l'assassin de ses parents à qui il va s'attacher malgré lui. Je peux me tromper mais je le sens venir à 1000 km.
Au delà de ça, je trouve aussi le desin un peu spécial, et j'ai du mal à m'habituer. Les couleurs sont un peu trop vives à mon goût, et les contrastes trop forts.
Pour le moment, je conseille tout de même la lecture de cette série qui, à mon avis, ne va pas plaire à tout le monde.
Premier opus de cette saga incontournable de la bd franco-belge, Neige fait parti des séries qui ont finit par faire de moi un bédéphile accomplit.
Dans ce premier tome Convard met brillamment en scène l’univers post-apocalyptique de la série. L’intrigue prend place dans une Europe enneigée, où la vie est devenue une lutte quotidienne. L’auteur introduit ici quelques un des personnages clé de la série : Northman qui semble en savoir long sur les origines de la catastrophe, Trace le chien protecteur et Neige, gamin blond ayant survécu au meurtre de ses parents, Neige qui décide un jour de quitter Northman pour tenter de comprendre pourquoi. Pourquoi ses parents ont ils été tués, pourquoi il a survécu.
Le dessin n’est certes pas parfait mais le trait fin et précis de Gine sied très bien à l’univers de Neige. Il n’a en effet pas son pareil pour croquer des bâtiments ensevelis sous les neiges. Le trait des personnage est parfois un peu hésitant, mais cela ne nuit en rien à la qualité de cet album qui se dévore d’un bout à l’autre. Les couleurs sont très bien choisies et amplifient le fossé entre la violence dans laquelle se déroulent les relations humaines et la blancheur immaculée des décors.