Je ne suis pas d'accord avec les autres avis sur ce quatrième tome : loin de redynamiser l'intrigue ou d'être le meilleur album, je trouve que "Le cri du grouse" est peut-être même le moins bon.
Tout d'abord, le scénario tient sur un timbre-poste : Zorya redonne son éclat à l'épée de cristal entre deux combats avec le Néant. C'est un peu court pour faire une bande dessinée qui tienne la route.
Ensuite, le deuxième combat de l'album qui est aussi le troisième de la série entre Zorya et le Néant n'est pas du tout convaincant. Les dialogues échangés pendant le combat évoquent les vieux comics des années 1970. Ensuite, quand on lit un phylactère comme ce "Aarf... alors... arf... si ton esprit se... aarrff...se... ... lasse...", on se dit que c'est ridicule et que les râles de l'héroïne, censés montrer son essoufflement, ôtent tout caractère dramatique à la situation. Et puis, l'issue du dernier combat paraît franchement décevante quand on a lu le reste. Quant à comprendre le Néant... il clame en planche 9 "je veux la tuer !" (et le répète deux fois de plus) avant de dire "je ne t'achèverai pas..." quelques pages plus loin. Mouais mouais mouais...
Goupil n'est donc pas en forme. Graphiquement, l'album tient la route et Crisse verse moins dans le théâtral exubérant que dans le premier album. J'aime bien le trait de ce dessinateur, gracieux et en rondeurs. Mais dans l'ensemble, l'album est médiocre et son issue amène le lecteur à se demander ce que pourront bien trouver les auteurs pour remplir un tome de plus.
Quatrième tome, et enfin l’épée de cristal fait son apparition…
L’histoire crée par Goupil est maintenant parfaitement lancée, et le scénario, bien que parfois encore un peu ambigu, est plus facile à suivre que pour les tomes précédents. L’apparition (enfin) de l’épée de cristal participe beaucoup à l’avancement du scénario, qui devient véritablement très intéressant…
Les dessins de Crisse sont dans la lignée des précédents tomes, il faut donc aimer (ou du moins ne pas être repoussé) ses illustrations. Mais la véritable innovation de cet album ce sont les couleurs, Anyk nous offre un travail véritablement plus élaboré, et donne enfin de la profondeur au dessin…