Le décor ayant été planté dans l'album précédent, ce deuxième tome est un peu plus étoffé.
Graphiquement, c'est plutôt séduisant. Il y a toujours des attitudes qu'on peut trouver trop théâtrales, trop appuyées, mais globalement, Crisse maîtrise bien son style et l'album est assez original. Bien sûr, seize ans ont passé depuis sa sortie et le trait de Crisse est moins surprenant ; cependant, en 1990, bien que "Percevan" soit déjà passé par là, l'heroic fantasy en style semi-réaliste n'était pas monnaie courante. Pour exemple, la double planche (pages 23-24) est impressionnante et minutieuse.
Le scénario est sensiblement plus réussi que dans le tome d'ouverture. On a l'impression que Goupil a su mieux exploiter son univers et se montrer plus original. Le Néant prend plus d'importance et sa confrontation avec les personnages est intéressante. On a le sentiment que des jalons sont posés et que l'histoire pourrait prendre de l'ampleur.
Reste à savoir si Goupil confirmera ! En tout cas, ce deuxième tome est une lecture tout à fait agréable.
Après un premier tome moyen, voici que nous reviens cette série avec un second opus…
Le scénario avance plus vite maintenant que l’histoire est lancée. Mais malgré tout l’impression de se faire balader sans savoir pourquoi est toujours présente… Le peu d’humour qu’à insérer Goupil est sympathique, sans être très réussi, mais à au moins le mérite de rendre l’histoire plus agréable à lire…
Les dessins de Crisse sont, dans l’ensemble, de même qualité que l’album précédent. Son style si particulier, peut en repousser certains, mais dans l’ensemble cela reste assez réussit… Les couleurs de Anyk, paraissent parfois ternes, et souvent pas très nuancées, ce qui accentue l’impression de platitude de cet univers…
L’histoire s’accélère, mais on n’accroche toujours pas…