Ah ben tiens, moi qui pensais que "L'Épée de cristal" allait être encensé comme une référence de l'heroic fantasy et qui m'apprétais à modérer l'enthousiasme des foules... pour le coup, après avoir lu les critiques précédentes, je vais plutôt faire partie de ceux qui notent honorablement ce premier album !
Pourtant, le titre de la série revient inévitablement quand on discute avec des bédéphiles amateurs de médiéval fantastique. Mais face à "Légendes des contrées oubliées" ou à "La quête de l'oiseau du temps", il est clair qu'on ne joue pas dans la même catégorie alors que "L'Épée de cristal" est sorti à la même époque. Toutefois, le raz-de-marée héroic fantasy des éditions Soleil n'était pas encore passé par là, et les amateurs du genre n'avaient pas tant de cycles à se mettre sous la dent. C'est sans doute une des raisons qui expliquent la renommée de cette série.
Le trait de Crisse a ses fans et ses détracteurs. N'étant ni dans un camp ni dans un autre, je trouve le dessin plaisant quoique parfois confus, et les postures des personnages, certes spectaculaires, frôlent parfois le ridicule tant elles sont appuyées (l'héroïne semble parfois avoir trop regardé "Karaté Kid"...). Crisse a visiblement vu des films à grand spectacle avec des acteurs qui se la racontent, au moment où il a dessiné l'album ! On préférera la sobriété d'un Ségur ou d'un Loisel dans ce genre d'exercice. L'album reste plutôt chouette graphiquement, en particulier certains paysages.
Le scénario oscille entre les poncifes et l'originalité. Côté poncifes, l'intrigue avec ses cinq masques à récupérer correspondant aux 5 sens, les guerriers sans originalité, les Grinches qui évoquent les Trolls de Tolkien, les petites bêtes à la Loisel, l'épée magique ou le Néant qui ressemble trop à un Nazgul pour être honnête. Pour l'originalité, la cour scandant les péchés capitaux ou le Convoyeur. On aurait aimé faire une liste plus longue mais Goupil a manqué d'inspiration pour rendre son univers plus personnel.
Certains dialogues sont complétement ratés. "Pas touche les mouches" quand on assassine un Grinche, ça ne fait pas sérieux et ça sort le lecteur du récit ! J'ai aussi un peu de mal avec l'éternel sourire de Téome et de Moya.
Il y a donc des choses agaçantes dans ce premier épisode. Mais globalement, l'album est honorable parce qu'il se lit bien et que, sans être vraiment surpris, on se laisse porter par ce récit dont on espère qu'il s'améliorera dans les tomes suivants.
Pour le coup je me range du côté des commentaires négatifs sur cette série.
Rien dans ce premier opus n'a sur éveiller un intérêt réel pour moi. Un scénario pour le moins bordélique, truffé de cliché Héroic-Fantasy à tout va, et qui alterne passages bancals et grosses longueurs. Les personnages ne sont vraiment pas attachant, l'héroine en tête avec sa coupe de cheveux Bonnie Tyler. Très peu de profondeur psychologique, des dialogues qui tombent le plus souvent à plat, et une trame sous forme de quête qui n'arrive pas a éveiller l'attention du lecteur.
Le dessin est typique des productions de Crisse, même si le premier album de cette série marquent encore certaines hésitations au niveau du trait, mais cela irait presque en la faveur du dessinateur tant ses albums ulérieurs n'arrivent pas à accrocher mon regard. Le trait, pour en revenir à lui, est rondouillard avec des lignes un peu trop grasses et marquées.
En bref un album que certains jugent indispensables mais auquel je ne suis pas parvenu à trouver un semblant d'intérêt.
Bon, par où commencer, je suis d’accord avec les commentaires de tout le monde. Comme ça je n’ai plus besoin de tout écrire.
La série culte de 1989 a pris un sérieux coup de vieux. L’histoire alors innovante est aujourd’hui dépassée. J’ai lu tous les tomes parce que je suis comme ça, à toujours me demander si dans les dernières pages du dernier tome il n’y aura pas un truc fantastique, qui me fera dire, « tiens finalement, elle a un truc cette BD » mais non, jusqu’à la fin de la dernière page du dernier tome je me suis dit, « tiens, peut être que dans la dernière vignette de la dernière planche ? » mais toujours pas. Pourtant, c’est la première BD de ce style que j’ai lu (en 1999).
Perso j’adore le style de dessin de Crisse tout en rondeur, c’est peut être là que réside son seul intérêt…
En général je ne prends pas le temps de laisser mon avis, mais là il fallait que je m'y mette...
Confiant dans les commentaires du site et dans les précédents achats que j'avais effectué de la sorte (notamment Zorn et Dirna - énorme !!!), j'ai acheté l'intégrale (faut dire que je l'ai trouvé pas chère...).
Je ne vais pas trop parler du dessin vu que ca dépend trop des goûts de chacun. Pour le coup, je le trouve tout de même un peu trop enfantin et le côté punk de l'héroine ne s'accorde pas forcément avec le côté héroic fantasy...
Non le pire, c'est de loin le scénario !!! Je ne sais pas combien de temps ils ont mis pour nous concocter un truc aussi creux où si ils ont fait appel à une classe de gamins de 8 ans, mais on atteint des sommets de nullité. En résumé ca donnerait : " je dois récupérer un masque" "ou est-il ?" "allons-y !"...
Voilà je vais arréter là au risque de perdre le peu d'objectivité qu'il me reste...
Réellement novateur pour son époque, ce tome m'a réellement plu.
L'histoire a certes du mal à s'installer, mais à la suite de la lecture de cet opus, on désire ardament connaître la suite. Zorya, fille adoptive de l'Aneth garante de la stabilité entre le Bien et le Mal, doit regénérer le pentacle à l'aide des cinq maîtres des sens qu'elle est chargée de retrouver afin d'assurer cette continuité dans l'équilibre.
La suite promet une histoire où se mêlent relations fraternelles et vengeance, entre des univers fantastiques où le jeu puéril que se livre le Mal et le Bien finira, par la suite, par dérouter notre héroïne.
Il est vrai que l’Epée de cristal, sorti en 1989, faisait partie des débuts de l'Heroic Fantasy dans le petit monde de la BD… Alors forcément en sachant ça, on se dit, ok c’est une œuvre importante, ne soyons pas trop critique. C’est le genre d’albums que l’on regrette de ne pas avoir aimé lorsque c’est le cas…
D’un point de vue scénaristique, cet album est plutôt embrouillé. Beaucoup de choses se passent sans que l’on sache vraiment le pourquoi du comment. Alors on se dit, c’est normal, les réponses viendront plus tard… mais elles ne viennent pas… Dans l’ensemble le scénario élaboré par Goupil peut paraître sans grande originalité aujourd’hui, et même si ce n’était pas le cas à sa sortie, il n’en reste pas moins difficile à suivre. De plus l’univers est véritablement très pauvre, ce qui est un point faible pour ce genre de BD…
En ce qui concerne le dessin de Crisse, sans être fan de son trait (surtout pour ses dernières réalisations), je doit dire que pour cette album, il ne me dérange pas trop. Je dirais même que c’est plus joli que certaines de ses productions récentes… Alors bien sûr des personnages un peu trop caricaturés, ne rendent pas toujours l’histoire plausible, et, en ce sens, les illustrations ne sauvent pas le scénario…
C’est donc un album en demi-teinte, mais qui reste marquant pour le neuvième art…
Et voila... rien qu'une confirmation, pour moi : je n'aime pas le style de Crisse, aussi bien au niveau scénaristique (autant Kookaburra est excellent, autant l'ensemble de ses autres réalisations ne valent pas un pet de lapinou, à mon avis), autant au point de vue du dessin, auquel je n'ai de toute façon jamais accroché.
Bon... Voila de l'Heroic Fantasy bien conventionnelle, en sommes. C'était révolutionnaire à l'époque, ça ? Peut être mais une fois lus "Légendes des contrées oubliées", "La quête de l'oiseau du temps"... on se retrouve devant un univers qui est vraiment dépouillé !
On a l'impression que l'auteur lui même ne sait pas trop où il va au fil de la lecture, et nous emmène dans un charabia scénaristique assez mal monté, mais original tout de même (ne soyons pas de mauvaise foi, non plus ).
Un autre truc sur lequel je bloque, franchement : l'heroine, avec son pseudo-style Punk HF, qui la rend plus vulgaire qu'attirante... et c'est le personnage principal de la série... bof bof
Le dessin de Crisse quant à lui est similaire à ces productions actuelles, mais le trait est moins affirmé, et un peu moins rond (à la limite, je le préfère, car il apporte un dynamisme qui n'est plus aussi présent à l'heure actuelle.). Bon, je n'ai jamais été fan de ce style (les bases du style "Soleil", d'ailleurs) beaucoup trop rond et disproportionné à mon gout...
La mise en couleur est un peu terne dans les premiers tomes, mais devient plus contrastée vers la fin de la série. Un peu trop acidulée tout de même à mon gout...