Il est clair que ce manga n'est pas destiné à un public comme moi. C'est un shojo pur et dur dont le sujet est la mode, couture comme mannequinat, avec au passage une histoire d'amour complexe et tourmentée.
Le dessin est dans la pure veine shojo : personnages effilés et efféminés aux membres squelettiques, décors vides ou emplis de fleurs et autres, et, comme dans beaucoup de shojos récents, énormément de déformations des visages destinés à accentuer les expressions (honte, colère, joie, gêne, etc...). Autant de traits typiques du genre qui m'agacent dès la première page. Mais passé cet agacement, on finit quand même par s'attacher à cet esthétisme et à cette représentation des personnages, d'autant plus que techniquement, le dessin est maîtrisé. Bef, ça passe.
L'intrigue de "Paradise Kiss" est basée sur une bande de cinq ami(e)s tous passionnés de mode et de création. Les personnages sont plutôt bons et originaux. Et le véritable point fort, à mes yeux, ce sont leurs personnalités assez fortes et amusantes qui interagissent bien ensemble. Car cette BD ne manque pas d'humour : auto-dérision, sens de l'absurde car les personnages savent parfois qu'ils ne sont que des personnages de manga prépublié dans un magazine de mode Japonais, situations et dialogues cocasses. Ca se lit avec le sourire et quelques rires sincères.
L'ennui, c'est que même si j'aime bien ces personnages (quoique l'héroïne et son Georges m'exaspèrent un peu) et si j'ai lu ce manga avec le sourire, je me suis sérieusement ennuyé également. Le sujet de base m'indiffère totalement, voire même m'agacerait volontiers. Et il n'y a pas de fil directeur dans ce récit capable de captiver un lecteur lambda comme moi. Je me fiche complètement de l'histoire d'amour entre Georges et l'héroïne, je me fous comme de mon premier slip du défilé de robes auquel ils veulent participer, je me moque des soucis personnels et des angoisses existentielles de l'héroïne, elle peut bien se faire rejeter par sa famille et ne pas trouver de boulot après avoir abandonné le lycée ça ne m'intéresse pas du tout. Bref rien ne m'a donné envie de tourner les pages de ce premier tome si ce n'est les dialogues qui sont quand même assez drôles.
Je ne peux qu'être d'accord avec les critiques formulées précédemment.
Ayant adoré "Nana", j'avais lu "Gokinjo, une vie de quartier", et je me suis donc attaquée à "Paradise Kiss". Je crois pouvoir dire maintenant que j'adore le style d'Ai Yazawa, que ce soit pour les dessins ou les histoires !
Les dessins sont vraiment beaux, et que dire des différents vêtements ! On sent que Ai Yazawa se fait plaisir et on en a aussi à regarder ces pages que l'on a sous les yeux.
Comme d'habitude chez Ai Yazawa, rien n'est laissé au hasard. Intrigue mise en place et déjà étoffée, personnages intéressants... Tout ça réussit à faire que l'on accroche et que l'on veut savoir la suite. Chaque personnage a une psychologie fouillée et conserve sa part de mystère, George en tête évidemment. L'héroïne est très attachante parce qu'ordinaire finalement... Ses pensées nous sont rapportées avec toute la justesse et la finesse qui caractérise Ai Yazawa...
En bref, on est sous le charme de cet univers et de ces personnages attachants dès les premières pages...
Pour ceux qui ont eu l'occasion de lire (et d'apprécier) la série "Nana", c'est sans plus tarder qu'ils vous faut vous précipiter chez votre libraire pour découvrir l'univers fascinant de "Paradise Kiss" !
Yazawa nous sert encore une fois une histoire riche en émotions et en caractères. Force est de souligner que chaque personnage a une psychologie qui lui est propre, et ce premier tome va nous permettre de découvrir des jeunes gens catalogués d'excentriques qui ne font que vivre la passion qui les anime ! Que dire dès lors de cette jeune fille arrogante destinée à passer des concours dans les meilleures écoles possibles pour faire le bonheur de sa mère ? En fait son existence jusqu'alors quasi-insipide risque de prendre un virage à 180° avec ces futurs stylistes ! L'auteur pose les bonnes questions, ses personnages ne sont pas seulement agréables à l'oeil, ils réfléchissent, s'interrogent, hésitent et leurs sentiments sont particulièrement palpalbles...
Quant au plaisir des yeux, c'est un régal de détails et de finesse... Le dessin est léger, presque aérien en dépit d'une incroyable précision...
Encore merci à Cloclo et à Cha pour m'avoir informée de leur découverte, nul doute les filles que je soutiens vos notations !
Ah la la ! Yazawa ! J’aime vraiment son style, ses histoires, ses personnages…. Suite de "Gokinjo, une vie de quartier". A la fin de cette série, on voyait la jeune Miwako, sœur de l’héroïne Mikaka. Cette série dérivée reprend donc quelques personnages de Gokinjo, tout en développant dans le même univers, une nouvelle histoire.
Cette fois-ci, l’héroïne, Yukari Hayasaka, alias Caroline ou Carie, va entrer petite à petit dans l’univers de la mode et de l’école de Yaz’art sans en faire vraiment partie.
Donc, au départ, c’est l’histoire d’une jeune fille, comme les autres, pas très brillante au lycée mais assez grande et belle. Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle attend de la vie et essaye de suivre le chemin que lui a tracé sa mère… difficilement. Mais un jour, elle va faire une rencontre qui va changer sa vie.
Le point fort de ce premier tome, c’est l’héroïne à laquelle on peut sans problème s’identifier. Son quotidien, ses pensées, sa façon de vivre et de voir le monde vont complètement changer en rencontrant les membres de Paradise Kiss et plus précisément Georges. Georges est vraiment énigmatique ! Il a un charme fou et comme Caroline, on va tomber sous son charme dès le début !
Le rythme de ce manga est également un point fort ! Tout au long des 174 pages, on est prit dans le tourbillon de cette histoire où tout se déroule à 100 à l’heure. Il y a vraiment beaucoup de contenu. Cette introduction est très complète aussi bien sur les relations entre les personnages que sur l’univers dans lequel l’histoire va se dérouler.
Et puis, une petite mention spéciale à la page de calque au début de l’album. C’est une très belle robe dessinée et cette mise en page est très sympa.
Un bon premier tome d’une série qui a été prépubliée dans un magazine de mode (Zipper) au Japon !